mercredi 12 juin 2013

Tous les Caracal du COS à Cazaux - Blog Le Mamouth

Caracal de l'EH 1/67 Pyrénées déposant un GRS du CPA30. (Photo Jean-Marc Tanguy)




On raconte que c'est au niveau ministériel que la décision aurait été prise. Deux Caracal Air avaient quitté Cazaux pour Pau en 2011 et 2012, à la demande du CEMA : ils vont faire prochainement le chemin inverse, accompagnés des huit autres appareils du même type, détenus par le 4e RHFS et hébergés en Béarn. Ce dernier pourra concentrer son peloton de maintenance sur moins d'appareils -l'ALAT ne voulait pas affecter plus de personnels à son régiment spécial- et être plus efficace.

C'est qu'en fait, le bénéfice des mesures escomptées en 2010, quand l'EMA prend sa décision de détacher l'escadrille spéciale d'hélicoptères (ESH) de sa base de Cazaux, et de la faire disparaitre, n'est finalement pas apparu comme prévu.
Certes, désormais des équipages panachés volent ensemble au 4e RHFS -une grande victoire- sans la moindre difficulté. Mais le 4e RHFS ne cache pas ses difficultés à gérer la mécanique quand il est déployé, ce qui s'est clairement posé au Mali. Alors que l'EH 1/67 Pyrénées, lui, dispose d'équipes dédiées plus importantes, et d'une ressource en pilotes qui est aussi plus volumineuse.

Cazaux dispose aussi de tout l'espace pour accueillir ces engins : les locaux inaugurés à la fin de la décennie précédente étaient taillés pour 14 HM, il n'y en a actuellement que neuf dans les murs.

Autre avantage, le 13e RDP, à Souge (à 60 km de là), pourra bénéficier de plus d'appareils pour ses entraînements. Car ne nous y trompons pas : le transfert des Caracal à Cazaux n'est que le premier étage d'une fusée qui doit aussi amener l'armée de l'air à renforcer sa contribution au COS (actuellement 400 personnels) avec plus d'hélicoptères (le COS le souhaite, il faut trouver le moyen aussi d'honorer la mission resco), d'avions et de commandos.
Pour les deux dernières assets, concentrer les forces dans le sud-ouest aurait du sens, pour créer une vraie brigade des forces spéciales air (avec un périmètre élargi et des effectifs doublés) : la base de Mérignac semble, d'ores et déjà, détenir de solides atouts pour y arriver.

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