lundi 1 juillet 2013

Renseignement: Les oreilles de la France se trouvent en Dordogne !

En marge du scandale révélant l'espionnage massif de l'Union Européenne et en particulier de la France par l'agence de renseignement américaine NSA (National Security Agency), le journal Sud Ouest signifiait aujourd’hui dans un encadré que les "oreilles" françaises, sous entendu le système d'espionnage électronique français, se situait pour partie dans le Périgord...


La "mystérieuse" base de Domme


GRANDES OREILLES EN PERIGORD
Les grandes oreilles de la France sont en Dordogne. Treize immenses paraboles posées sur un champ, dans un coin discret du Périgord noir, près de Domme, entourées de quelques bâtiments et d'une solide clôture électrifiée, agrémentées de quelques miradors.
Dans la région, les habitants l'appellent parfois "le radar". Il s'agirait du plus important centre d'écoute français, avec ceux de Mayotte et de la Guyane, auxquels il faut ajouter des postes installés dans certains pays d'Afrique noire. Il est comparable, bien que beaucoup plus modeste, au système d'interception des communications adopté par les Etats Unis, le Canada et le Royaume Uni, baptisé Echelon. D’où le nom franglais donné à ce programme: Frenchechelon.
Il est susceptible de passer au tamis l'essentiel de nos conversations téléphoniques, fax, textos et mails. Notamment grâce à ce centre du Périgord. 
L'existence d'un tel lieu qui serait géré à la fois par la Direction Générale des Services Extérieurs (DGSE) et par la Direction du Renseignement Militaire (DRM) n'a jamais été reconnue par l'Etat. Officiellement, donc, ces paraboles ne servent à rien et personne ne les dirige vraiment. Le centre emploierait pourtant une centaine de salariés. 
L'été dernier, un pilote de montgolfière qui s'est posé par erreur tout près de ces antennes a eu quelques ennuis avec les gendarmes. A l'aérodrome de Sarlat, les aviateurs du dimanche savent parfaitement qu'il ne faut pas survoler cette zone ultrasensible. 
En théorie, ce centre permet d'intercepter l'essentiel des communications qui passent par notre territoire, tout au moins celles qui utilisent les satellites surveillés par les grandes oreilles de Domme. Reste à savoir si, face à la multiplication des satellites de communication depuis une quinzaine d'années, la base de Domme suffit aujourd'hui pour espionner toutes ces conversations qui transitent dans l'espace.
Le savoir faire français en la matière n'est plus à démontrer. Une société du groupe Bull avait par exemple fourni à Kadhafi un système élaboré de surveillance électronique. 
Même avec des moyens plus modestes, la France sait aussi se montrer à l'écoute.

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