jeudi 28 novembre 2013

La Défense cible la Gironde - Sud Ouest

[Sud Ouest publiait lundi 25 novembre, dans la foulée du colloque sur la défense s'étant déroulé 3 jours plus tôt à Mérignac,  un article résumant assez bien les dernières évolutions concernant les industries (PME comprises) de la défense en Gironde, mais aussi les attentes. Curieusement, cet article est introuvable sur internet, c'est pourquoi je vous en fais la retranscription.
Cet article reprend nombres d'informations dont vous avez eu connaissance si vous suivez régulièrement ce blog.]


Les programmes de développement du ministère veulent d'avantage associer les petites et moyennes entreprises.
Jean Bernard Gilles
jb.gilles@sudouest.fr 
C'est à un colloque de belle facture que l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) a convié tous les acteurs de l'industrie de la défense du département, vendredi dernier [22/11/2013], à Mérignac. "Il s'agissait pour nous de montrer comment, sur un territoire, les synergies entre la défense et les entreprises pouvaient operer", explique Jean Pierre Maulmy, le directeur adjoint de l'Iris. Et ce n'est pas un hasard si cette prestigieuse association, aiguillonnée par la députée Marie Recalde, membre de la commission de la Défense [à l'Assemblée Nationale], a fait le choix de Mérignac (70 000 habitants), "la capitale régionale de l'aéronautique", comme l'a présentée Michel Sainte-Marie, son premier magistrat. 
Investissement de Thales 
Avec ses 8000 emplois dans le secteur aéronautique et spatial, ses formations supérieures, un aéroport toujours en développement, Mérignac est surtout l'exemple d'un écosystème fertile pour le développement des entreprises aéronautiques. C'est ici, au coeur d'un Aéroparc en plein boom, que Thales a d'ailleurs choisi de regrouper ses unités girondines pour construire une nouvelle usine, non loin de celle de son actionnaire référence, Dassault. 
Mais c'est aussi ici qu'un nombre croissant d'innovations et de PME se développent, au sein de la pépinière et du centre d'affaires. Ainsi, la société R&Drones y met au point, avec le soutien du pôle de compétitivité Aerospace Valley, des drones à usage civil. Créée par Marco Calcamuggi, elle va produire des outils utiles à l'agriculture dans sa gestion des eaux col-linaires. "C'est un atout fort de pouvoir ici s'appuyer sur les savoir-faire de nos industries de défense", admet François Baffou, le patron de Bordeaux Technowest, la cheville ouvrière de l’éclosion de ces start-up. 
Les drones seront d'ailleurs un des sujets du prochain, Conseil européen de la Défense. Il y sera question du développement d'une filière européenne d'EADS, de Dassault et de l'italien Finmeccanica.
Philippe Bon, directeur adjoint de la SIMMAD, chargée, depuis Mérignac désormais, du soutien aux aéronefs de l'armée française, est venu dire l’intérêt qu'il y avait à travailler au plus près des industriels majeurs, qui sont ses principaux contractants. "Mais nous souhaitons nous ouvrir d'avantage aux PME", a-t-il assuré. 
Le pacte PME-Défense est bien la nouvelle orientation, comme l'a rappelé Gwendal Rouillard, député du Morbihan. Un nombre croissant des crédits publics devra leur être consacré. Les majors (Thales, Dassault, Safran...) sont aussi invités à les engager dans leurs conquêtes de marchés à l'export. "Pour chasser en meute", disent les allemands.


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