jeudi 21 novembre 2013

Les ambitions de Thales sur les drones - FOB

le SpyCopter rentre en service dans les unités du génie sous le nom de Drogen (crédits:Thales)
le SpyCopter rentre en service dans les unités du génie sous le nom de Drogen (crédits:Thales)

Drone tactique

Le groupe français Thales a pris le virage des drones depuis déjà un certain temps, l’industriel équipe déjà l’armée britannique avec un drone tactique, le Watchkeeper (lire ici), qui doit entrer en service opérationnel en février 2014. Ce drone tactique de Thales basé sur une plateforme israélienne (Hermes 450) fait l’objet d’une coopération franco-britannique favorisée par les deux chefs d’état-major des armées de terre. Il y a seulement quelques jours, quelques artilleurs français du 61ème régiment d’artillerie ont intégré la 3ème batterie du 47ème Regiment Royal Artillery
 à Larkhill (Salisbury, Grande- Bretagne), la première unité britannique dotée du Watchkeeper, afin de partager savoirs faires et concepts d’emplois. Dès l’année prochaine, les exercices communs entre les unités d’artillerie française et britannique s’intensifieront. La France doit trouver un successeur au Sperwer (SDTI) de Sagem, qui avance lui son Patroller (lire ici).

Drone à voilure tournante

Notifié avec la société Infotron dʼun « crash programme » (urgence opérationelle) il y a quelques années suite aux retours sur expériences du théâtre Afghan, Thales est en train de livrer aux unités du génie français quatre drones à voilure tournante Drogen, dont elle fournit les senseurs embarqués et la station sol SpyʼC. Conçu pour être facilement utilisable, le SpyʼC automatise au maximum l’utilisation du drone dʼInfotron : décollage et atterrissage automatique, de simples gestes sur lʼécran font réagir le pilote automatique, qui rallie le drone au point désigné. Muni de senseurs jour/nuit, le Drogen est destiné à la détection de bombes artisanales. D’une autonomie comprise entre 30 minutes et 2 heures, le drone peut atteindre une vitesse de 90 km/h et pèse 19 kg (dont 3kg de charge utile). Thales et Infotron seraient en discussions avec plusieurs pays intéressés pour ce système baptisé SpyCopter par les industriels.

Le SpyArrow de Thales est fait d’une texture en mousse très légère (crédits:Thales)
Le SpyArrow de Thales est fait d’une texture en mousse très légère (crédits:Thales)

Microdrone

A Milipol, Thales présentait également un micro-drone, le Spy Arrow. Avec une autonomie de 30 minutes et une portée de 3 km, ce micro-drone de 670 mm sur 525 mm ne pèse que 600 grammes. Drone de contact consommable, pour “voir derrière la colline”, il a été prêté à la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre), qui lʼa testé. Suite aux enseignements de ces tests menés par l’armée de terre, Thales présente son drone muni au choix d’une vision TV jour ou infrarouge.

Mini-drone

Mais la société française ne sʼarrête pas là. Thales a d’ors et déjà lancé des études pour une solution de mini-drone à voilure fixe. Lʼobjectif est de se positionner pour le successeur du DRAC (drone de reconnaissance au contact) d’EADS en service dans l’armée de terre (3,4 mètre sur 1,4 mètres, poids de 8 kg). Un appel d’offres pourrait être lancé dès 2015.


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