vendredi 28 février 2014

Airbus: Tom Enders optimiste concernant la branche Defence & Space



Un pôle défense en difficulté...

On sait les crédits alloués à la défense en berne en Europe, surtout depuis la crise de la dette et la mise en place de politiques d'austérité. Ainsi l'Allemagne s'apprête à annuler sa commande pour une tranche de 37 avions de chasse Eurofighter Typhoon.

Mais ces derniers jours sont marqués du coté d'Airbus Group par une affaire pour le moins inhabituelle. En effet, la Turquie refuse de réceptionner son premier exemplaire d'avion de transport militaire A400M. Elle jugerait ce modèle inférieur aux deux premières versions sorties d'usine et réceptionnées par la France. Une situation ironique quand on pense aux retards du programme...
Tom Enders, PDG du groupe, s'est exprimé sur le sujet et a jugé "inacceptable" le marchandage de la Turquie concernant cet exemplaire de l’A400M, programme international qui monte actuellement en cadence. 
L'appareil attend donc son heure...

...mais un pôle Espace rentable

Malgré ces déboires coté défense, Tom Enders s’est pourtant montré optimiste pour la nouvelle entité Airbus Defence & Space."Les premiers résultats des initiatives de transformation lancées au sein des anciennes divisions Cassidian et Astrium sont désormais perceptibles", indique d'ailleurs Harald Wilhelm, directeur financier. 

Astrium a enregistré un niveau de commandes record en 2013 à 6,2 milliards d’euros contre 3,8 milliards l’année précédente, notamment grâce au contrat avec Arianespace sur 18 lanceurs Ariane 5. 
Les prises de commandes de Cassidian sont par contre restées stables (5 milliards d’euros), et le carnet de commandes diminue à 14,3 milliards contre 15,6 milliards l’année précédente.

La division espace a atteint un niveau de rentabilité jamais atteint : 6 % du chiffre d’affaires, avec 347 millions d’euros. Une amélioration qui correspond à un effet volumes produits mais aussi à une meilleure productivité sur les lanceurs ainsi qu’au plan de transformation baptisé "Agile".
 "Nous observons une évolution positive de la rentabilité et nous sommes confiants dans la possibilité d’atteindre 8 % de marge opérationnelle dans cette activité en 2015 et 10 % au-delà", a expliqué Tom Enders.


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