lundi 3 février 2014

Le projet de drone franco-britannique avance



François Hollande participe à son premier sommet Franco-britannique © Maxppp

Une nouvelle étape importante a été franchie ce vendredi 31 janvier lors du sommet franco-britannique de Brize Borton, en vue du lancement possible d'un drone de combat commun.  Ce FCAS ( pour Future Air Combat System) pourrait voir le jour à l'horizon 2030.

Une lettre d'intention a été signée par Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique pour le lancement d'une nouvelle phase de ce projet. "La France et le Royaume-Uni s'engagent conjointement à hauteur de 145M€ sur ce programme qui durera 2 ans. Ils confirment ainsi la phase préparatoire décidée en juillet 2012 et qui a impliqué Dassault-Aviation et BAE Systems comme chefs de file du projet, Thales et Selex ES pour l'électronique embarquée et les senseurs, ainsi que Safran et Rolls-Royce pour la propulsion" indique le communiqué du ministère de la Défense. Les travaux porteront sur les architectures des systèmes, sur certaines technologies-clés et sur la définition des moyens de simulation.


"Une avancée majeure en matière de coopération aéronautique militaire franco-britannique" selon Dassault

S'appuyant sur l'expérience de son démonstrateur Neuron, l'avionneur français assure que "ces travaux contribueront à maintenir au meilleur niveau mondial les compétences technologiques en matière d’aéronautique de défense. Ils bénéficieront in fine à l’ensemble du tissu industriel, y compris les PME"




On parle bien ici d'un drone de combat furtif, dont on imagine qu'il pourra intégrer les flottes d'avions de chasse du futur. Avions de chasse de prochaine génération, qui pourraient également être le fruit d'une coopération entre Dassault et BAE, succédant à la fois au Rafale et à l'Eurofigter.
Rendez-vous est donc donné dans deux ans.


Un drone mais pas seulement..

Outre le projet de drone de combat, les deux parties ont également signé un arrangement cadre pour le lancement de la phase de développement et de production du missile antinavire léger (ANL pour hélicoptères par MBDA) et un autre pour le développement d'un prototype de drones de surface et sous-marins destinés à détecter et neutraliser les mines navales sur les fonds marins (projet de coopération Maritime Mine Counter Measures, MMCM).
On évoque également un intérêt britannique pour le blindé VBCI de Nexter, dont la France pourrait prêter quelques exemplaires. En "échange", l'armée française lorgnerait sur le drone tactique Watchkeeper...

Ce sommet franco-britannique du 31 janvier, sur la base de la Royal Air Force de Brize-Norton près d'Oxford, a également permis de prolonger les accords de Lancaster House, signés en 2010. Cette "entente cordiale" se manifeste certes par des accords industriels mais aussi par la multiplication des coopérations interarmées. Le nombre d'exercices communs s'est vu spectaculairement multiplié depuis 3 ans entre les armées britanniques et françaises. Le but est la mise en place pour 2016 d'un corps expéditionnaire de 10 000 hommes, qui pourrait être employé de façon bilatérale, ou dans les cadres de l'ONU, l'OTAN, ou encore l'Union Européenne.


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