mercredi 18 juin 2014

Airbus et Safran veulent réduire le coût des lancements d'Ariane




Révolution de l'industrie spatiale, suite ! (Je vous encourage à cliquer sur le libellé "Espace" de ce blog pour suivre la petite histoire de ce bouleversement qui commence avec l’avènement du lanceur privé américain SpaceX) 
Français et Allemands ont décidé de réagir en simplifiant la chaîne industrielle des lanceurs pour réduire les coûts d'Ariane. Signe de l'importance de cette réorganisation, Marwan Lahoud, directeur général délégué à la stratégie et à l'international d'Airbus Group et Jean-Paul Herteman, PDG de Safran ont présenté à François Hollande cette réorganisation lundi 16 juin, lors d'une réunion à l'Elysée.

La conséquence est la création d'une société commune détenue à parts égales par les deux groupes, regroupant les systèmes de lanceurs d'Airbus , et la propulsion de Safran, activités situées en France et en Allemagne.

« C'est une réponse de l'Europe à Space X », explique la ministre de la recherche Geneviève Fioraso. Elle y voit aussi une «optimisation de l'organisation» et une clarification des responsabilités entre les différents acteurs de la filière : l'Agence spatiale européenne, le Cnes et les industriels. L'ESA est chargée de coordonner les projets spatiaux, le CNES assure l'expertise scientifique et technique et « la prise de risque industrielle incombera désormais aux entreprises » selon Mme Fioraso.

L'objectif est triple : avoir un coût de développement minimal, une durée de développement contenue et un coût d'exploitation restreint. En attendant cette nouvelle génération de fusée, Ariane 5 sera modernisé, sachant que 600 à 800 millions d'euros d'investissements nécessaires à cette évolution seront utilisés aussi sur Ariane 6.

L'arrivée du "low cost" dans le milieu est réellement en train d'obliger les grands groupes à revoir toute leur stratégie, sous peine d'une redistribution des cartes.

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