jeudi 5 juin 2014

Le Rafale en lice en Belgique

Un F16 de l'Armée de l'Air belge

Décidément ! Le ministère de la défense belge vient d'adresser à cinq agences étatiques, deux américaines et trois européennes, une demande d'informations concernant cinq avions de combat susceptibles de succéder aux F-16 vieillisants, a-t-on appris ce mercredi 4 juin.

Certes cela n'engage à rien l'Etat belge, cette publication  visant "à rassembler des informations". Elle n'en représente pas moins la première étape d'un processus qui devrait déboucher sur l'acquisition d'un nouveau chasseur avant la fin de vie prévue des F-16 à partir de 2023.

Les cinq agences étatiques auxquelles cette demande d'informations a été adressée sont le Joint Program Office (JPO) américain, responsable du programme de chasseur F-35 Lightning II construit par le groupe Lockheed Martin, le Navy Integrated Program Office (Nipo) pour le F/A-18F Super Hornet de Boeing (USA toujours), la Direction générale de l'Armement (DGA) du ministère français de la Défense pour le Rafale de Dassault, la Swedish Defence and Security Export Agency (FXM) pour le JAS-39 de Saab et le ministère britannique de la Défense pour l'Eurofighter du consortium éponyme.

Le Rafale se retrouverait donc en lice contre ses concurrents habituels. Sans faire dans le chauvinisme, et si l'on écoute les dires des députés belges depuis des mois, cela devrait se jouer entre le Rafale, et le F35. Pourquoi ? Pour des raisons pratiques essentiellement. Des avions performants, mais surtout en dotation chez les deux principaux collaborateurs militaires de la Belgique, la France et les Pays-Bas. 

Les Pays Bas seront dotés du F35 américain à partir de 2019, en remplacement de F16 comme la Belgique. Ces deux armées de l'air sont d'ailleurs très proches, et collaborent énormément. Le choix du même avion serait assurément facilitateur. Seul handicap,  les surcoûts financiers et les problèmes techniques du F-35, qui ont eu raison des prévisions initiales de l'armée de l'air néerlandaise (une commande de 37 contre 85 initialement).

Le Rafale lui, en plus d'être le fer de lance de la chasse française, aurait l'avantage de pouvoir associer les industriels belges à cette hypothétique future chaîne de montage.

Quoiqu'il en soit, le Rafale attire ces derniers temps l'intérêt étranger (Qatar, Inde, Canada, Belgique... sans compter la Suisse qui vient de revenir sur son choix du Grippen). En ce qui concerne la Belgique, il pourrait s'agir d'une quarantaine d'appareils.

Les jeux sont ouverts...


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