vendredi 18 juillet 2014

Paris et Londres avancent encore sur l'avion de combat du futur

Les ministres de la Défense français et anglais, Jean-Yves Le Drian et Philip Hammond ont signé cette semaine, au salon aéronautique de Farnborough, des accords déterminants pour l'avenir de programmes de défense conjoints. Il ne s'agit ni plus ni moins que les suites des annonces faites en janvier dernier lors du sommet de Brize-Norton.

Jean-Yves le Drian et son homologue britannique entouré de l'équipe industrielle du SCAF
 © Cyrille Cosmao

Concrètement, il s'agit d'une étude de faisabilité visant à préparer le lancement d'un programme de démonstrateur technologique de Système de combat aérien du futur (FCAS) qui serait réalisé jusqu'en 2016, avec un budget de 150 millions d'euros. 
L'étude sera confiée aux deux industriels compétents de chaque pays: le français Dassault Aviation et le britannique BAE Systems ainsi que leurs partenaires respectifs Thales et Snecma côté français; Selex et Rolls-Royce, côté britannique. 

Le calendrier prévoit ensuite, en cas de résultats encourageants, le lancement d'un projet de drone de combat sur les modèles du NEURON (Dassault) et du TARANIS (BAE). Cette phase durerait jusqu'à 2020.  
A cette date, une décision sera prise pour un grand programme opérationnel qui verrait succéder à l'horizon 2030 aux Rafale et Eurofighter, approchant de leur fin de vie, une flotte comportant avions de combat ET drones de combats agissant en synérgie. Le concept d'aviation de combat du futur en somme.

Cet accord «constitue une opportunité historique pour la France et le Royaume-Uni de construire une industrie de défense souveraine sur le long terme», a estimé Jean-Yves Le Drian. Paris et Londres veulent partager l'effort financier et mettre en commun les compétences pour rester aux avant-postes, à une époque où les budgets en Europe ne permettront bientôt plus (à ce rythme) de rester concurrentiels et surtout souverains en matière d'armement.
Pour Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, «Nous avons besoin de cet engagement politique de long terme, car, au-delà de notre situation de rivalité actuelle, nous avons la volonté, avec BAE Systems, de préparer les technologies qui seront utiles pour répondre aux besoins de l'aviation de combat du futur».

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