jeudi 18 septembre 2014

Ariane 6 sur le pas de tir en 2020


L’Agence spatiale européenne, le Cnes, le DLR (agence spatiale allemande), Airbus et Safran ont  enfin déterminé une configuration unique pour Ariane 6, en espérant un premier tir en 2020

Pendant que la concurrence, incarnée par SpaceX, se "goinfre" des contrats de la NASA, il devient urgent pour les décideurs européens de déterminer l'avenir du lanceur Ariane. Après plusieurs oppositions sur le design et surtout le modèle de propulsion, Airbus et Safran viennent de proposer un modèle qui semble faire l'unanimité.

On parle d'une version lourde d’Ariane 6, disposant de 4 propulseurs de 120 tonnes et pouvant emporter jusqu’à 11 tonnes en orbite géostationnaire, soit un gros satellite "commercial" ou deux moyens, et d'une version légère, avec deux propulseurs pour les lancements de satellites dits "institutionnels". 

Le développement du lanceur Ariane 6 est évalué à 4 milliards d'euros. Les prix des lancements se situerait à 85 millions d’euros pour la version lourde, et 65 millions pour la version légère. On est encore au dessus de ce que réclame la clientèle.

Quid d'Ariane 5ME ?

La donne a changé, les satellites évoluent, sont plus légers, et la concurrence est là. Ariane 6 doit pouvoir être opérationnel au plus tôt (2019/2020) pour répondre à ces marchés. Or, compte tenu des contraintes budgétaires, cela signifierait l'abandon du projet Ariane 5ME (pour Middle Evolution), lancé à Naples en 2012 et censé améliorer la capacité d'emport du lanceur actuel. 
Mais l'Allemagne tient à Ariane 5ME pour des raisons industrielles, même si cela contredit les désirs des clients.... Il ne reste qu'à espérer que le traditionnel pragmatisme germanique finira pour reprendre le dessus !

Les Etats concernés se réuniront le 23 septembre afin d'indiquer la marche à suivre, mais c’est le 2 décembre, date de la prochaine conférence ministérielle de l’ESA, que le destin d'Ariane 6 et Ariane 5 ME sera scellé. 

Airbus Defence & Space veut se consacrer à son coeur d'activité

De son coté, Airbus DS compte désormais se focaliser sur Ariane et les satellites pour le spatial, les avions militaires et missiles pour la défense. Pour le reste (radio sécurisée, électronique, radar ou encore sécurité des frontières), la vente ou le partenariat sont envisagés. Ce sont deux 2 milliards d'euros d’activités que le groupe juge en dehors de ses priorités.

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