vendredi 12 septembre 2014

Des chiffres à l'export très satisfaisants pour les armements français en 2013

L'UED 2014 fut pour le ministre de la défense l'occasion de présenter une étude sur les exportations d'armement de la France en 2013 réalisée par le ministère de la défense et le Cidef (conseil des industries de défense françaises), avec le support de McKinsey.



Avec 6,9 milliards d'euros en 2013, la France se maintient au quatrième rang mondial des exportateurs d'armes, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie. Israël et l'Allemagne (qui se distingue dernièrement par le blocage d'un contrat de missiles pour MBDA...) suivent derrière.

La région du Golfe arabo-persique capte 40% des marchés, le reste étant réparti entre l'Asie du Sud-Est (16 %), l'Afrique du Nord (11 %) et l'Amérique du Sud (9 %).
La France compte surfer sur ses succès opérationnels, au Mali notamment, pour souligner la qualité de ses équipements et tenir la dragée haute à ses concurrents.

Ce rapport montre surtout que les exportations françaises d'armement soutiennent 40 000 emplois (27 500 directs et 12 500 pour les sous traitants). Sept régions, retenues par l'Etat pour être les poumons industriels de la défense tirent leur épingle du jeu : l'Ile-de-France, PACA, Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Centre et Rhône Alpes.
Autre enseignement de cette étude : le déficit commercial de la France a été réduit de l'ordre de 5 % à 8 % sur la période 2008-2013 grâce au complexe militaro-industriel. Un signe fort envoyé aux partisans des baisses de budget dans la défense !

Pour 2014, on est pour l'instant à la moitié des résultats de l'année précédente, mais il y a de quoi être optimiste. Le contrat franco-saoudien de livraison d'armes au Liban d'un montant de trois milliards de dollars (2,8 milliards d'euros), est en voix de finalisation. Sans parler de l'achat de 126 Rafale par l'Inde pour 12 milliards de dollars (8,6 milliards d'euros) et des retombées colossales en terme de suivi. Mais chuuut, supersition oblige, on ne communique plus que très peu sur le sujet. Les échecs du passé et annonces trop enjouées sous l'ère Sarkozy ont laissé des cicatrices...

La Pologne focalise dernièrement les espoirs des industrielles, elle qui recherche hélicoptères, missiles et sous-marins. Dans ce dossier, une autre grosse vente française pourrait faire tâche, celle des BPC Mistral à la Russie, actuellement suspendue en raison de la crise ukrainienne.




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