lundi 27 octobre 2014

De l'impact de la défense sur l'économie du Sud Ouest


Vendredi dernier, Libération et l'AFP publiaient un article intitulé, «La manne militaire, providence et dépendance pour les économies du sud ouest» (cliquez sur le titre pour découvrir l'article en question). Article riche d'enseignements et de confirmations.

Si certaines régions peuvent se plaindre et s'avouer "sinistrées" (notamment à l'est) par le restructurations dans la Défense nationale annoncées depuis 2008, pour les régions du grand sud ouest, la situation est autrement différente. Elus, militaires et acteurs économiques le soulignent.

Pour rappel, la Zone de défense et de sécurité sud-ouest (ZDS-SO) couvre les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Limousin. L'article nous apprend cependant que l'industrie de défense s'est détournée de Toulouse, pour privilégier Bordeaux. Une information qu'on pourrait imager à travers deux exemples: la chaîne d'assemblage du Rafale de Dassault à Mérignac, et l'hyperprésence d'Airbus du côté de la ville rose....

Des chiffres ensuite. La zone sud ouest, c'est 43.000 personnels militaires et civils, dans 18 régiments, 3 camps, 6 bases aériennes, 10 bases de Défense, 6 états-majors, 6 écoles, 1 détachement Marine, 6 sémaphores, des établissements de la Direction générale de l’armement (DGA), du Service de santé des armées (SSA) et du Service des essences des armées (SEA), affirme au journal le Général Serge Soulet, nouveau commandant de la Zone de Défense et récemment interviewé sur Pax Aquitania (Entretien ici !).
Selon ses dires, on estime à une vingtaine de millions d’euros,par an, le poids économique d’un régiment sur la vie locale.

La seconde partie de l'article se concentre sur l'«euphorie» qui touche l'aéronautique militaire en Aquitaine. On peut y lire, entre autre, que 11% de l’effectif industriel total de la région, soit 16.000 salariés, est issu de la Défense, et que le secteur estimé entre deux et trois milliards d’euros en France, génère à l’échelle aquitaine entre 300 et 450 millions d’euros.
Le général Soulet, également chef du Commandement des Forces Aériennes tout juste installé sur la BA 106 de Bordeaux/Mérignac, se félicite d'ailleurs de cette «vraie dynamique régionale» en matière industrielle. 


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