vendredi 28 novembre 2014

La Belgique se voit proposer le rôle de partenaire dans le programme Rafale


Le Rafale (photo de gauche) succédera t-il un jour aux F-16 (à droite) de l'armée belge ?

La bataille commence pour la succession des F-16 belges ! J'ai précédemment exprimé mon pessimisme sur cette question en affirmant que le lobbying en faveur du F-35, que le voisin batave a choisi, serait écrasant... mais au vu de la proposition française, il semble que les jeux soient ouverts.

Mardi 25 novembre, le Groupement d'intérêt économique (GIE ou "Team Rafale" incluant Dassault, Safran et Thales) pour le Rafale, inaugurait sa représentation officielle à Bruxelles, signifiant son entrée en lice dans le futur appel d'offres qui verra être choisi le successeur des F-16 de l'Armée de l'air belge à partir de 2023.

Yves Robins, vice-président principal de Dassault Aviation et donc nouveau directeur du bureau bruxellois du GIE Rafale s'est engagé lors de son discours à fournir d'importantes retombées industrielles à la Belgique et une coopération durable. L'Etat français met d'ailleurs les petits plats dans les grands puisque cette réception avait lieu dans la résidence de l'ambassadeur de France.

Selon la RTBF, "un transfert de technologie à 100%", sans aucune restriction est assuré si la Belgique fait le choix du chasseur français.

Si l'on résume les déclarations rapportées par l'agence de presse belge:  
  • "Un programme de coopération industrielle qui assure à la Belgique un retour économique au moins équivalent à l'investissement qu'elle fera dans le remplacement des F-16",
  • Les industriels belges "pleinement associés au support de la flotte",
  • Une similitude "totale" entre les Rafale belges et français, 
  • Les coûts d'achat et d'utilisation du Rafale sur la durée de vie de l'appareil sont "connus, modérés, prouvés, garantis et sans dérive",
  • "Une intégration complète de la Belgique comme partenaire dans le programme Rafale pour la définition des futurs standards de l'avion dans les 40 prochaines années".

La Team Rafale semble prête à toutes les concessions, pour ce contrat qui devrait impliquer l'achat de 40 appareils. Pourquoi tant d'assurances et de transferts de technologies ? 
D'une part, la Belgique est un pays européen ET frontalier, ce qui serait un signe fort. D'autre part, et surtout, le renouvellement ne sera pas acté par le parlement belge avant 2018, et mis en oeuvre qu'entre 2023 et 2028... il n'est sans nul doute légitime de penser qu'au cours de la décennie 2020, les industriels français seront à l'oeuvre sur le successeur du Rafale. De tels transferts ne seraient alors plus si "handicapants". Sans compter qu'associer la Belgique sur le long terme en ferait un client potentiellement fidèle...

Rappel: les F-16 belges sont actuellement engagés dans la coalition contre l'EEI. Ils sont basés en Jordanie où les rejoignent actuellement 6 Mirage français.


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