jeudi 22 janvier 2015

Arianespace prête à lancer les 700 satellites qui connecteront le monde

Greg Willer, Geneviève Fioraso, Richard Bronson et Stéphane Israël 
© DR

Le milliardaire britannique Richard Branson, grand patron de Virgin, était à Paris ce mardi 21 janvier afin de rencontrer la Secrétaire d'Etat à la Recherche, Geneviève Fioraso, et le PDG d'Arianespace, Stephane Israël, afin de discuter du très ambitieux projet de lancement massif de satellites (700 !!!) censés fournir un accès internet à toute la planète. 

A la manière d'Elon Musk, Richard Branson est l'un des ces milliardaires pionniers engagés dans des projets révolutionnaires à l'échelle planétaire. Ces 680 satellites exactement, enverraient leurs données vers des bornes relais au sol, offrant à 3 milliards de démunis le "graal internet". 3 milliards, comme "Other 3 billion" ou O3b, la société fondée par Greg Wyler (également présent à Paris), et financée par Branson. 

Greg Wyler et sa société O3b sont les seuls à posséder une licence s'agissant des fréquences permettant d'exploiter ce type de satellites, et ce jusqu'à 2020. Il faut donc que le projet avance, et vite.


L'excellence d'Arianespace

Or, si les deux hommes consultaient le petit monde du secteur spatial français (et européen), c'est parce que Arianespace apparaît comme un partenaire idéal !
La gamme actuelle de lanceurs proposé par le groupe, à savoir, Véga, Soyouz et Ariane 5, offre la flexibilité recherchée. L'objet du marché serait de placer sur une orbite à 1200 km les 680 satellites, qui avoisinent une centaine de kilos chacun, autant dire des poids plume ! Les 3 lanceurs pourraient effectuer cette tâche dans des délais records, étant donné la fiabilité et la flexibilité assurée par Arianespace.
Thales Alenia Space et Airbus Group étaient également représentés lors de ces rencontres. On évoque notamment la propulsion électrique des satellites, solution logique pour des engins de si faible masse.

De plus,  outre le volet commercial et industriel, Richard Branson cherchait derrière la Secrétaire d'Etat à la Recherche l'assurance que la France apporte son soutien au projet. Une garantie que Geneviève Fioraso a  semble-t-il apporté, cette dernière affirmant que le milliardaire était reparti "convaincu", et rappelant que le CNES est la deuxième agence spatiale derrière la NASA.

Même si aujourd'hui, nous n'en sommes qu'au stade de projet, un tel contrat serait non seulement lucratif, mais apporterait aussi à Arianespace et à la France une aura médiatique pour le moins spectaculaire.

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