mercredi 18 février 2015

La cadence de production du Rafale pourrait doubler, puis tripler (MAJ)


L'achat par l'Egypte de 24 avions Rafale, s'il comporte une indéniable symbolique, n'est qu'une première étape dans la pérennisation de la chaîne d'assemblage de Dassault à Mérignac. Sans parler de toutes les entreprises et localités concernées en Aquitaine et dans tout le pays. 
Ce contrat devrait néanmoins permettre de passer à un niveau de production tout autre, et de véritablement lancer la machine. 

A mi chemin entre le "french bashing" (non le Rafale ce n'est pas 27 ans d'échecs à l'export) et le sensationnalisme, plusieurs sons de cloches résonnent sur le véritable impact de ce contrat.

Petit rappel: la France a commandé 180 Rafale, en a reçu 137, et devrait après 2020 porter sa demande à 225, afin de remplacer les Mirage, et rester dans l'objectif d'une chasse de 225 appareils.
Dans les conditions pré-export, la LPM garantissait la livraison de 11 avions par an, soit le minimum de la capacité de production de Dassault.

Les Rafale égyptiens seront des avions "de série". 16 biplaces et 8 monoplaces, qu'il suffira de ne pas équiper des systèmes otaniens ou relatifs à notre dissuasion nucléaire. 3 sont d'ores et déjà réservés pour le mois d'août, tout comme la FREMM, où ils participeront à la parade qui inaugurera les travaux d'élargissement du canal de Suez.

Ceci dit, la production mensuelle va doubler*, pour atteindre une cadence quoiqu'il en soit planifiée. En effet une signature à l'export était pressentie par le groupe et donc préparée. L'occasion d'envisager la création d'emplois pour Dassault qui en a globalement perdu depuis l'an 2000.

*MAJ: Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a contredit hier cette information qui était avancée dans plusieurs médias spécialisés. A suivre... 

Pour les 1300 employés à l'assemblage (et tous les autres), ceux là même que les caméras attendaient au portail de l'usine vendredi dernier, le lendemain de l'annonce, c'est évidemment une très bonne nouvelle. Une nouvelle qui sécurise leur emploi, mais surtout qui ouvre sur un avenir qui pourrait être radieux.


Qatar, Inde, EAU et Malaisie négocient

Et pourquoi pas tripler la cadence ? Les experts économiques sont formels, le Rafale est désormais "export proven" et bien que cela puisse paraître surprenant, c'est un signe envoyé aux potentiels acheteurs.

Ceux-ci pourraient être :

  • Le Qatar avec 24+12 Rafale. Ce contrat serait le plus proche d'être conclu.
  • L'Inde bien sûr avec 126 appareils. 18 assemblés en France seulement, mais une supply chain qui bénéficierait grandement de ce méga contrat.
  • Les EAU veulent 60 appareils pour remplacer leurs Mirage
  • Enfin la Malaisie discuterait pour 16 Rafale.

Avec un tel scénario, il deviendrait primordial de produire à plein régime (la problématique est la même pour DCNS avec ses frégates FREMM).
Pour conclure, la formation dans la région devrait également y gagner des marchés puisqu'Aerocampus Aquitaine est en pôle pour former les pilotes étrangers.

Effervescence au programme pour la fourmilière Rafale en 2015 donc !


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