jeudi 19 mars 2015

La Malaisie est prête à s'équiper de Rafale, mais manque de liquidités...

Un Rafale au salon de LIMA 2015 - Photo Thales Press

Selon le média malais Bernama, la Malaisie est prête à commander des Rafale, en échange d'un montage financier comparable à celui de l'Egypte...

Alors que se déroule le salon de Lima en Malaisien, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a admis que les contacts avec la Malaisie en vue de l'achat de 16 avions de combats Rafale étaient arrivés à un stade "avancé".

Cependant, en grande partie à cause de la chute des cours du pétrole, la Malaise manque de liquidités. L'idée est donc de monter un financement "à l'égyptienne", à savoir un prêt sur 10 ans de la part d'une banque de commerce française, accompagnée d'une garantie de l'Etat français. 

Pour rappel, l'Egypte a le mois dernier permis à Dassault Aviation de réaliser la première vente à l'export du Rafale, avec 24 chasseurs, ainsi qu'une frégate FREMM de DCNS, le tout pour 5,3 milliards d'euros, en partie financé et garanti côté français donc.
Cette façon de faire peut étonner, et a fait s'élever certaines voix argumentant que celui qui risque de trinquer, c'est le contribuable. Il ne faudrait toutefois pas oublier qu'en procédant ainsi, ces pays qui peinent budgétairement (aujourd'hui, mais demain ?) prennent eux un risque bien plus important, diplomatiquement parlant.

Eric Trappier sur le stand Dassault à Lima. © G Belan
Eric Trappier a rappelé le caractère multi-rôles du Rafale et exprimé sa confiance dans l'aboutissement du contrat, appelant à des partenariats d'avenir entre Dassault et l'industrie aérospatiale malaisienne, notamment Zetro Aerospace, CTRM et Airod.

Et même si le Rafale fait semble-t-il figure de favori, ses concurrents occidentaux habituels sont présents au salon de Lima et proposent parfois une offre originale, comme en témoigne le suédois SAAB qui présente son Gripen sous forme de leasing. Preuve que tout est bon pour vendre dans un marché en mutation...

Dans les autres dossiers, alors que la décision indienne est toujours attendue et que les discussions avec le Qatar pour 36 Rafale en sont au "stade final", on apprend que les Emirats Arabes Unis ont bien relancé un dossier qui pourrait impliquer 60 appareils. Enfin, Indonésie et Koweït se sont également montrés intéressés.


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