mardi 21 avril 2015

Après l'échec de 2011, le Rafale de nouveau en lice en Suisse

Des F5 « Tiger II » de la patrouille suisse
La chasse helvète va mal. Et selon son Ministre de la Défense Ueli Maurer, elle devra réévaluer ses besoins dès 2017. Un an plus tôt que prévu donc. Les habituels concurrents, Rafale y compris, entrent donc de nouveau en course.

Rappelez vous de ce temps où Rafale rimait avec fiasco... Maroc, Brésil, Suisse... Fin 2011, alors que du côté français, on était très optimistes sur les chances de vendre entre 12 et 22 Rafale à la Suisse, les militaires de la Confédération jugeant par exemple qu'il était le meilleur parmi ses concurrents, le contrat est finalement refusé pour des raisons politiques (tensions sur la question des paradis fiscaux), et le Gripen suédois l'emporte, dans un climat d'incrédulité... les rumeurs allant bon train. 

Coup de tonnerre le 18 mai 2014 ! La question étant soumise à référendum (je vous épargne le cours de droit constitutionnel comparé), l’achat du nouvel avion de combat est purement et simplement refusé par le peuple à 53,4%. Une situation inédite, et figée depuis.

Seulement, la flotte suisse, qui se compose de vieux Northrop F-5E/F «Tiger II» dont 26 exemplaires seraient encore en état de voler... et de 32 F-18 «Hornet » qui devront aussi être remplacés à terme, a grandement besoin d'être renouvelée.
Le ministre de la Défense a d'ailleurs confirmé que l’achat se ferait en deux tranches. Remplacement des F-5E/F, puis dans un second temps des F-18.

Comme à l'habitude, l'appel d'offres devrait voir s'affronter les chasseurs de 4ème et 5ème générations: le Gripen de Saab, le Dassault Rafale, l'Eurofighter T3A/B «Typhoon II» de BAE/Airbus et enfin donc, l'américain Lockheed-Martin et son F-35A «Lightning II».

Une belle opportunité (revanche ?) à saisir pour Dassault, maintenant que le Rafale est pour ainsi dire "exportable". Nous nous trouvons un peu dans le même cas que le futur appel d'offres de la Belgique, avec la possibilité de placer le Rafale directement aux frontières françaises.

A suivre...


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