lundi 20 avril 2015

Snecma ouvre des bureaux à Bordeaux pour soutenir le MCO

Pierre Fabre de Safran et le Maire de Bordeaux Alain Juppé (Crédits : DR)
Après une semaine centrée sur les forces spéciales en raison du SOFINS, retour à l'actualité "traditionnelle". Snecma, entreprise du groupe Safran bien connue dans la région, a inauguré en présence d'Alain Juppé et Alain Rousset de nouveaux bureaux à Bordeaux. La raison est à chercher du côté de l'export du Rafale, mais surtout de la maintenance.

En effet, si Snecma est surtout connue à Bordeaux pour la propulsion solide des lanceurs spatiaux (devenue récemment Herakles), c'est aussi un grand motoriste civil comme militaire. J'ai d'ailleurs récemment posté sur le blog une vidéo résumant l'activité militaire du groupe. Le TP400 de l'A400M Atlas, ou le M88 du Rafale de Dassault sont des productions Snecma.
Et l'ouverture de ce bureau de 400m² à Bordeaux,sur la rive droite, répond avant tout à un besoin de se rapprocher des clients.

En premier lieu le Rafale, dont la cadence de production va devoir sensiblement augmenter, surtout si d'autre clients viennent s'ajouter à l'Egypte et à l'Inde. Si cette "avalanche" de contrats devait se confirmer, il ne fait pas de doute que le motoriste n'aurait aucun mal à produire le M88 au bon rythme. Mais c'est sans compter sur le vieillissement de la flotte !
En réalité en effet, il est surtout question de MCO: maintien en condition opérationnelle, comme le déclare Pierre Angles, qui dirigera le bureau à Bordeaux: « Nous travaillions principalement avec la Simmad qui s'est installée sur l'agglomération et l'AIA de Bordeaux Floirac est notre principal partenaire industriel »

En effet, la quarantaine d'employés de ce bureau, dont une quinzaine d'ingénieurs, aura pour mission le soutien de ces deux entités. La Simmad (Structure Intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense) tout d'abord, qui est basée sur la BA106 de Bordeaux/Mérignac et dont la mission est d'assurer la meilleure disponibilité des aéronefs du ministère de la défense tout en maîtrisant les coûts.
Et l'AIA (atelier industriel de l'aéronautique) de Floirac, qui s'est notamment vu confier le MCO des moteurs de l'A400M, avec la mise en place d'un impressionnant banc d'essai pour TP400.

La région bordelaise est d'autant plus en pointe en matière de MCO aéronautique qu'elle dispose, toujours sur la rive droite, d'Aerocampus Aquitaine. Alain Rousset, président du Conseil Régional, n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler cette stratégie régionale...
Et d'appeler à ce que la future coentreprise Safran/Airbus D&S spécialisée dans les lanceurs spatiaux et notamment le programme Ariane 6, installe elle aussi son siège dans la métropole bordelaise.


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