mercredi 20 mai 2015

A400M: l’électronique du moteur TP400 en question


Après le terrible crash de Séville il y a une dizaine jour, qui a couté la vie à 4 pilotes et ingénieurs d'essai, Airbus DS pourrait avoir identifié un défaut majeur sur les moteurs de l'A400M.

Airbus Defence & Space a diffusé ce matin une alerte technique s'agissant des "ECU" (Engine Control Unit) intégrés aux moteurs TP400D6 de son gros porteur militaire, l'A400M. C'est un problème de dysfonctionnement en cas de soumission aux fortes chaleurs qui est évoqué.
Cependant, aucune information dans le communiqué du constructeur ne permet de conclure que ces ECU sont à l'origine directe du crash de Séville. 

Suite à cette alerte, les 6 A400M "Atlas" déjà en service dans l'Armée de l'air française vont donc être inspectés. Les Atlas sont des quadrimoteurs.

Le TP400-D6 est un turbopropulseur développé par le consortium européen Europrop International, regroupant les motoristes MTU Aero Engines, Snecma, Rolls-Royce et Industria de Turbo Propulsores (ITP). Il équipe exclusivement l'Airbus A400M.

Un banc d'essai pour moteur TP400 à l'AIA de Bordeaux
Un outil qui rencontre décidément bien des péripéties. En effet, le TP400, dont un banc d'essai existe à l'AIA de Bordeaux (plus précisément Floirac) a déjà été critiqué ces derniers mois pour les turbulences qu'il provoque. Ses hélices "contracycliques" rendent le ravitaillement en vol des hélicoptères ou le largage de troupe par les portes latérales trop dangereux, obligeant les forces aériennes à renoncer à ces procédés pour le moment...


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