mercredi 22 juillet 2015

Le futur porte-avions indien pourrait utiliser un système CATOBAR. Cela tombe bien, le Rafale aussi !

vue d'artiste de l'INS Vikrant et de son pont d'envol incliné

La marine indienne a officiellement demandé à 4 grands industriels, 3 occidentaux et 1 russe, de lui faire des propositions concernant la conception de son futur porte-avions. Grosse nouveauté, celui-ci serait équipé si l'on en croît les spécifications fournies par l'Inde, d'une catapulte CATOBAR. Cela tombe bien, le Rafale M est conçu pour !

Comme déjà évoqué sur le blog, la marine indienne entend largement se renforcer d'ici à 2030, à tel point qu'elle s'est récemment intéressée à notre Rafale M pour "Marine" qui équipe depuis 2002 l'aéronavale française: tout est dans cet article du 16 mars dernier.

On apprend maintenant que l'Inde s'est adressée aux industriels de l'armement DCNS (France), BAE System (GB), Lockheed Martin (USA) et Rosobonexport (Russie) afin que ceux-ci l'aident à concevoir un porte-avions moderne, et selon des spécifications précises: 65.000 tonnes, 300m de long, une vitesse maximale de plus de 30 nœuds et une capacité d'emport de 30 à 35 avions et 20 hélicoptères. Rien en ce qui concerne la propulsion cependant.

Mais là où ce bâtiment amiral se démarque de ses prédécesseurs indiens, c'est qu'il est en effet prévu de l'équiper d'un système CATOBAR (Catapult Assisted Take Off But Arrested Recovery), c'est à dire d'une catapulte et de brins d’arrêt. Derrière cet acronyme un peu barbare, il s'agit d'un système en réalité familier pour le commun des mortels puisqu'il équipe les porte-avions américains et français. Vous l'avez donc sûrement déjà vu en action dans des documentaires ou surtout grâce à Hollywood !
Actuellement, les portes avions indiens en activité sont soit conçus pour des appareils a décollage vertical, soit pour des avions utilisant un pont d'envol incliné, comme celui de l'INS Vikrant qui illustre cet article. Ce sont des procédés que l'on retrouve par exemple dans les marines britannique* ou russe.

Et comme je le disais au mois de mars, en matière d'aéronavale, le choix est mince ! Hormis le F/A-18 américain et le Rafale M de Dassault, il n'y a pas de concurrence. Ou pas "combat proven" en tout cas...
Alors le camp français, constitué de l'Etat et de la "Team Rafale" (Dassault/Thales/Safran), va-t-il pouvoir capitaliser sur ses bonnes relations commerciales et militaires avec l'Inde pour imposer un jour le Rafale dans la marine locale ? Il est encore bien trop tôt pour le dire.

En ce qui concerne le porte-avions lui-même, la réponse des industriels est attendue ce 22 juillet, aujourd'hui donc, une semaine seulement après la demande. Autant dire mission impossible ! 


Pour rappel, l'Inde s'est déjà engagée à signer un contrat pour 36 Rafale, pour son armée de l'air cette fois. Cette signature devrait d'ailleurs intervenir dans peu de temps si l'on en croit les dernières déclarations du ministre indien de la défense. Les 36 chasseurs français et leurs armes devaient être fournis dans la même configuration que celle ayant été testée et approuvée par l'Indian Air Force, à la différence, non négligeable, que la partie française assurera un suivi bien plus important qu'initialement prévu.

*Pas de CATOBAR sur les 2 porte-avions que le Grande Bretagne lancera d'ici 2020, adieu donc l’interopérabilité avec les Rafale du Charles de Gaulle...


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