lundi 10 août 2015

Inde - Le MMRCA est mort (officiellement). Vive le MMRCA ?

Affiche promotionnel du "Make in India"

Mois d'août oblige, une actualité défense bien calme règne. Toutefois, nous retiendrons quelques événements marquants, tels que le règlement de l'épineuse question franco/russe des Mistral, l'emploi des chars Leclerc émiratis au Yémen, ou cette annulation officielle par l'Inde du contrat MMRCA. Rafale oblige, c'est bien évidemment cette dernière information qui va nous intéresser. 

Une information qui n'est pas nouvelle, mais on commence à avoir l'habitude avec l'Inde, les choses prennent du temps à être officialisées ! D'ailleurs, le contrat Rafale annoncé en avril n'est pas encore signé.

Le 30 juillet donc, le Medium Multi-Role Combat Aircraft, ou MMRCA, célèbre appel d'offre pour 126 avions, que le français Dassault Aviation avait remporté en 2012, est officiellement annulé. Dès le printemps de cette année, lasse de ces négociation exclusives interminables et devant une urgence opérationnelle croissante, l'Inde a pris à contre pieds sa propre politique en achetant sur étagère 36 Rafale, made in France. En effet, c'est un véritable désaveu public du programme "Make In India", visant à développer l'industrie locale. A ce stade, aucun Rafale ne sera donc assemblé en Inde.

Problème: 36 avions, c'est bien loin d'être suffisant, d'autant plus que l'IAF réclame maintenant des Rafale en nombre. Et peut être un jour la Marine indienne...

Le 4 août donc, un nouveau MMRCA est lancé, pour 90 avions. Logique me direz vous, ajoutés aux 36 Rafale commandés, c'est le retour à une cible de 126 appareils. L'urgence a donc obligé en avril les indiens à sauter l'étape des négociations sur les transferts de technologie et les responsabilités, et l'on repart maintenant au point de départ, et en théorie avec la concurrence, russe surtout.

Mais soyons optimistes pour une fois, le Rafale part largement favori maintenant qu'il a un pied/une aile dans les forces locales, et ce nouvel MMRCA ressemble plus à une dernière tentative de sauver un "Make in India" auquel plus grand monde ne croît, même sur place.

Et cette fois, le dénouement sera rapide, promis ..!


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