jeudi 24 septembre 2015

L'augmentation de la production (x3) du Rafale va générer de l'emploi

Le Rafale dans "son" usine de Mérignac - Photo Radio France

Comme les lecteurs de ce blog le savent depuis quelques mois, il est désormais officiel que la cadence de production du Rafale va tripler d'ici à 2018, et ce en raison des récents succès commerciaux à l'étranger. La très bonne nouvelle, c'est que ces contrats vont générer des centaines, voire des milliers d'emplois !

Dans une interview publiée par le journal Sud Ouest cette semaine, Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, confirme bien les plans du groupe quant à la montée en cadence de la production de son chasseur, le Rafale. D'un avion produit par mois, on passera au triple en 2018.
Les contrats qataris et égyptiens en poche, il s'agit en effet de satisfaire la clientèle, et surtout mettre en confiance les autres clients potentiels.

La direction fait donc le pari que cette exceptionnelle réussite n'est qu'un début: « J'ai décidé, en anticipation des contrats à venir, qui remplacent en la reportant la fabrication pour l'armée française, de nous préparer à la cadence 3 de la fabrication du Rafale d'ici à 2018. Nous réviserons notre objectif si le troisième contrat ne venait pas. Mais nous nous lançons. »

Et le Rafale n'est pas le seul à bénéficier d'une montée en puissance, puisque ce sera également le cas de la gamme d'avions d'affaires Falcon: « Nous allons renforcer notre outil de production pour ces deux activités. Cela concernera directement la région Aquitaine. Nous renforçons Dassault Aviation et toute la chaîne de sous-traitants dans la région. Donc le niveau de nos effectifs. 
(...) Nous avons identifié les besoins de compléments d'outillage. Nous avons identifié la montée en puissance de nos moyens humains. »


La "grande" Aquitaine gagnante en terme d'emploi

Dassault Aviation va donc recruter: « Nous devons intégrer la période de formation de ces nouveaux salariés. Nous nous rapprochons des écoles d'apprentis de la région comme à Aerocampus, à Latresne. Nos sous-traitants vont aussi embaucher. Il y aura quelques centaines de recrutements dans les mois qui viennent chez Dassault et ses sous-traitants sur toute la chaîne Rafale, et plusieurs milliers d'ici à 2018 pour soutenir la cadence 3 sur l'ensemble du territoire français. »
Et pas seulement Dassault comme vous l'avez compris, car l’écosystème Rafale, c'est aussi Thales pour l'avionique, Safran pour la motorisation, et toute une myriade de plus de 500 sous-traitants. On s'affaire déjà depuis quelques mois pour que tout le monde soit prêt à passer la vitesse supérieure.

Si toute la France, du nord au sud, profitera de cette manne, l'Aquitaine - nouvelle version - risque d'en sortir grande gagnante comme l'indique Eric Trappier: « Mais l'Aquitaine, voire la grande région, avec Martignas, Biarritz, Mérignac et Poitiers, en prendront une grosse part. Nous renforcerons aussi nos bureaux d'études de Mérignac dans le domaine du soutien et de la définition. Ils emploient déjà plusieurs centaines d'ingénieurs. »

Il faudra cependant attendre un peu avant que cela soit visible, les recrutements devraient doucement commencer en début d'année prochaine.

Le contrat indien pour 36 appareils devrait si tout va bien être signé rapidement, et les EAU pourraient incarner ce 4ème client attendu en 2015. 
Aux dernières nouvelles, le Rafale intéresse en plus de l'Inde et des Emirats, la Malaisie, la Suisse ou encore la Finlande, Il est également en concurrence (ballottage défavorable mais l'espoir est permis) avec le fameux F-35 de Lockheed Martin en Belgique et au Canada, où ça va d'ailleurs de plus en plus mal pour le "Joint Strike Fighter" américain.


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