mercredi 30 septembre 2015

Un missile balistique M-51 tiré depuis le centre d'essais des Landes

le M51 © LUCILE BARROS

Les initiés l'attendaient depuis hier, c'est ce mercredi 30 septembre 2015, à 10h28 très précisément, qu'a été effectué un nouveau test du missile balistique stratégique M-51. Le test a été réalisé depuis le centre DGA Essais de missiles de Biscarrosse (Landes), sans charge nucléaire bien sûr.

Ce tir entre dans le cadre du développement de la nouvelle version du missile M-51, le fer de lance de la dissuasion nucléaire française. Un beau bébé de 12m et 50 tonnes dont le programme fut lancé en 1992, et qui équipera à terme toute la flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Deux sur quatre en sont déjà dotés.

Selon le communiqué du Ministère de la Défense, l'essai s’est déroulé comme prévu et le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol par les moyens du centre d’essais de la DGA dont le Bâtiment d’Essais et de Mesures (BEM) Monge, qui croisait dans l'Atlantique.
La zone de retombées se situe en Atlantique Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte.



Malgré l'impressionnant dispositif de sécurité*, de nombreux passionnés (patients) ont pu immortaliser ce moment rare sur les plages landaises.

C'est le 7ème tir d'essai du M-51 depuis novembre 2006, le quatrième à partir du centre d'essais des Landes.
Pour rappel, le dernier essai avait échoué au large de la Bretagne en mai 2013. Les missile s'était auto-détruit en vol, pour des raisons inconnues car classées secret défense. Une lourde pression s'était exercée sur l'industriel Herakles, bien connu des girondins, dans les semaines suivantes...

Si les missiles balistiques vous intéressent, je rappelle qu'une conférence sur le sujet sera très prochainement organisée à Bordeaux par l'AQUI-IHEDN. 

BONUS ! La vidéo.



* Durant la période de essais, les forces armées assurent un contrôle très strict de la zone. Trois bâtiments militaires croisent également au large, et gendarmerie et commandos de marine sont sur le qui-vive.
L'accès à la plage est d'ailleurs fermé jusqu'au 10 octobre à Mimizan. 


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