mercredi 21 octobre 2015

« Gorgones 2015 », la grand-messe des forces spéciales

Un Caracal du Pyrénées devant un Tigre de 4e RHFS

Du 29 septembre au 16 octobre 2015, sur la base aérienne 126 de Solenzara en Corse, les forces spéciales Terre participaient au grand exercice «Gorgones». Et cela avec l'appui de pas moins de 12 chasseurs et un hélicoptère de l'Armée de l'air. Au total, ce sont pas moins de 5 régiments aquitains qui étaient impliqués !

1er RPIMA (Bayonne), 4e RHFS (Pau), 13e RDP (Martignas), Escadron de chasse Normandie Niemen (Mont-de-Marsan) et l'Escadron d'Helicoptères 1/67 "Pyrénées" (Cazaux). Voici le joli panel - régional - qui participait, aux cotés d'autres unités, à  «Gorgones» 2015.

L’exercice «Gorgones» est l’entraînement annuel majeur des unités de la brigade des forces spéciales Terre (BFST). Centré sur le contre-terrorisme et la libération d’otages, il vise à entraîner techniquement et tactiquement dans des conditions les plus réalistes possibles les forces spéciales Terre comme le 1er RPIMA et le 13ème Dragon.

Un Rafale du Normandie Niemen devant un caracal du "Pyrénées" 

Seulement aujourd'hui, toute action terrestre ne se fait pas sans la troisième dimension, à savoir le ciel ! Et cette édition 2015 a vu une forte participation des unités de l’armée de l’air, avec pas moins de 12 chasseurs et avions de transports, 1 hélicoptère Caracal, 120 personnels de l'Armée de l'air dont des commandos du CPA10 (Orléans).

Intégrés aux côtés des Tigre du 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales, le Caracal de l'Armée de l'air et son équipage étaient présents pour qualifier l'EH 1/67 «Pyrénées» aux métiers des forces spéciales. Il s'agit selon le langage otanien d'un Force Integration Training (FIT) et d'un Field Tactical Exercise (FTX). En effet, l'escadron d'hélicoptères 1/67, avec ses Caracal, est avant tout spécialisé dans la recherche et le sauvetage des pilotes de chasse tombés en territoire ennemi, mais il avait déjà un rôle ambigu chez les FS. Il fait désormais partie intégrante du COS. 

Afin d’appuyer les hommes au sol et les hélicoptères, une couverture aérienne était fournie par des Mirages 2000 des bases de Nancy et Orange, mais également deux Rafale du régiment de chasse 2/30 «Normandie-Niemen». Ceux-ci ont effectué des missions de Close Air Support (CAS – appui aérien rapproché) et d'interdiction de l'espace aérien.
Il faut savoir que le Normandie Niemen est le premier partenaire du COS en mission. C'est ce régiment de chasse qui est destiné à appuyer les commandos au sol en cas de besoin. J'avais d'ailleurs évoqué les entraînements à la frappe ciblée entre le CPA10 et les Rafale à Mont-de-Marsan.



On le constate donc très bien ici, lorsqu'elles ne sont pas retenues par la mission Sentinelle (des membres des forces spéciales ont en effet été utilisés pour patrouiller sur le territoire national, des parachutistes du 1er RPIMA notamment. Le CPA30 (Bordeaux) est même intervenu cet été du côté de l'Etat Major des armées à Paris !), les forces spéciales françaises recherchent désormais à évoluer en synergie parfaite, et ce en interarmées.
Dans cette optique, les implantations en zone sud-ouest et principalement en Aquitaine sont facilitatrices. Ainsi, hommes, avions de chasse, et surtout hélicoptères bénéficient d'une quasi-colocalisation bienvenue.

A l'heure où les forces spéciales deviennent une des pierres angulaires de notre stratégie et montent en puissance, de tels exercices de grande ampleur prennent tout leur sens.


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