lundi 23 novembre 2015

SAR - Des pilotes s'entraînaient à la survie dans les Landes en octobre

Un Puma de l'EC 1/67 Pyrénées sur une Frégate de la Marine Nationale
Alors que la France intensifie ses frappes aériennes contre Daesh, la pire crainte d'un pilote de chasse est de se retrouver, après éjection, isolé derrière les lignes ennemies. C'est pourquoi tous les ans, les pilotes français s'entraînent à la survie en territoire hostile.

Cette situation rappelle malheureusement le sort de ce pilote jordanien capturé par le groupe Etat islamique (EI) en Syrie en février 2015, qui avait fini brûlé vif dans une cage devant les caméras... 
C'est pourquoi des équipages d'hélicoptères se tiennent prêts à intervenir à tout moment. Il est n'est d'ailleurs pas impossible qu'un plot SAR (S.A.R. pour "Search and Rescue" ou en français rechercher et secourir) soit actuellement basé près de la zone d'action irako/syrienne. Officiellement toutefois, la RESCO dans le nord l'Irak est assurée par les américains.

Il était déjà prévu avant les attaques du 13 novembre de parler sur le blog de cet exercice qui s'est tout récemment déroulé à Captieux dans les Landes. Sur le "champ de tir de Captieux", un terrain militaire grand comme Paris situé au cœur des Landes, 15 pilotes de chasse réalisaient en effet un stage survie derrière les lignes ennemies.

L'exercice simulait à chaque fois pendant 36H la traque de 2 pilotes, tombés au sol après un crash fictif. Des équipages avec pour seul équipement, comme dans les conditions réelles, une balise radio/GPS, des fumigènes, un pistolet (à quand des pistolets mitrailleurs type MP-7 ?), de l'eau, des barres vitaminées, un morceau de toile de parachute et une trousse de soin.

Des militaires de la base de Cazaux jouent alors les traqueurs avec l'aide de chiens, puis deviennent même geôliers lorsqu'ils finissent par attraper nos 2 pilotes. La capture fait partie intégrante de ce scénario qui s'inspire de la situation actuelle au Moyen-Orient. 

Finalement, une évasion est organisée, et c'est grâce à un Caracal du Pyrénées que nos pilotes parviennent à s'extraire. 

CARACAL

Plus moderne que le PUMA, plus puissant, plus lourdement armé, et avec un meilleur rayon d'action, l' EC-725 Caracal est particulièrement adapté aux opérations spéciales. C'est d'ailleurs pourquoi l'escadron d'hélicoptères 1/67, en ce qui concerne ses Caracal, fait désormais partie intégrante du COS. Il est actuellement énormément sollicité dans la BSS.

Pour plus d'infos sur l' EC 1/67 « Pyrénées », cliquez le libellé CAZAUX du blog.


Le SAR de l'armée de l'air embarqué sur le Charles de Gaulle contre Daesh

Un Puma (ou plutôt Super Puma) SAR est présent sur le Charles de Gaulle alors que celui ci rejoint justement aujourd'hui sa zone d'opérations en méditerranée orientale.
Je parle pour l'instant au conditionnel s'agissant de l'appareil, mais s'il s'agit bien d'un SUPER PUMA, celui ci viendrait de l'escadron d'hélicoptères 01.044 « Solenzara », spécialisé dans le sauvetage en mer.

SUPER PUMA

Certaines sources plutôt bien informée parlent de deux hélicoptères cependant :

Etant donné la configuration exceptionnelle, maximale même du porte-avions, un second hélicoptère de type PUMA SAR ne serait en effet pas de trop.

PUMA SAR

SI l'on en croît donc le dossier de presse de la mission "Arromanche 2", le Super Puma rejoint sur le PA une impressionnante flotte d'aéronefs puisque sont ainsi embarqués 18 Rafale Marine et 6 Super Etendard (leur probable dernière mission !), 2 avions de surveillance Hawkeye, 2 hélicoptères Dauphin et une Alouette III. Sans parler des hélicoptères du groupe aéronaval et des alliés.



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