mercredi 13 janvier 2016

L'observatoire de Bordeaux bientôt recyclé en "Space Data Center" ?

L'observatoire de Bordeaux, sur la commune de Floirac

Le journal La Tribune recevait jeudi 7 janvier pour un petit déjeuner Jerôme Verschave, le Directeur Général d'Aerocampus. Entre projets pour la formation et ambitions politiques, on y apprenait notamment qu'Aerocampus Aquitaine aimerait faire de l'Observatoire de Bordeaux un campus de l'espace.

Quelle réussite ! Non content de pérenniser son activité, Aérocampus s'internationalise toujours plus (Inde, Suisse, Turquie dernièrement) et profite également de la bonne forme de l'aéronautique française à l'export avec en particulier la formation de 100 mécaniciens qataris dans le cadre du contrat Rafale de Dassault (24 appareils).

Et si pour Jérôme Verschave, 2016 doit être l'année de la stabilisation de l'équilibre, il y a toujours de la suite dans les idées ! C'est ainsi que l'équipe d'Aérocampus aimerait reprendre le site de l'Observatoire de Floirac afin d'en faire cette fois un campus cette fois dédié à l'espace.
« Nous ambitionnons d'en faire un "data space campus". Une grande école d'ingénieur informatique veut s'y installer, ainsi qu'un data center. C'est un projet mêlant public et privé, comme c'est le cas à Latresne, que nous voulons développer. Nous espérons reprendre le site en septembre prochain » a détaillé Jérôme Verschave. Dans l'idéal, les premiers élèves de ce nouveau campus pourraient faire leur rentrée sur ce site en 2017.

Reste à trouver 25 millions d'euros pour financer ce projet ambitieux, qui devrait être plus ouvert au public... Fatalement, il y a plus matière à proposer des événements autour de l'espace que de la maintenant aéronautique !

Un projet à la fois prudent, à taille humaine... mais aussi plutôt ambitieux et pas si surprenant. En effet, le secteur spatial est déjà très bien ancrée à Bordeaux (lire les derniers articles dans la rubrique "espace" de ce blog vous le confirmera).
De plus on parle ici de spatial... et de numérique. Un autre secteur où Bordeaux est actuellement en pointe avec ses start-ups ! Combiner les deux pourrait impliquer des retombées dans des domaines aussi variés que l'urbanisme, l'agriculture, l'énergie, l'environnement, les transports, les loisirs... ou bien sûr la sécurité.


Lancement d'une labellisation pour les start-ups du secteur spatial 

Et justement, il est bon de noter que Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense, Emmanuel MACRON, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et Thierry MANDON, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont annoncé la labellisation de quatre Boosters dans le cadre de l’initiative lancée par le COSPACE (comité de concertation entre l’Etat et l’industrie dans le domaine spatial).

Cette labellisation «Booster» est donc destinée à mettre en place des accélérateurs de projets regroupant des acteurs du spatial, du numérique et des domaines applicatifs. Selon le communiqué interministériel, "ces structures, portées par des Pôles de compétitivité, ont pour missions de créer un environnement favorable au décloisonnement des filières et aux rencontres multi-secteurs, de faire émerger des projets innovants valorisant les données spatiales seules ou combinées à d’autres moyens et d’accompagner les entreprises qui développent et commercialisent ces nouveaux services".

Comme je l'avançais en première partie d'article, l'idée sous-jacente est bien entendu d'associer ces deux points fort de l'innovation française, que sont le spatial (la France est n°2 mondiale dans les infrastructures spatiales) et le numérique (2ème délégation la plus importante du salon CES 2016 de Las Vegas) pour développer une filière très rentable.
Les gros industriels du secteurs comme Safran, Thales, ou Airbus surveillent évidemment ces développements.

Ces "Boosters" sont au nombre de 4:
  • Le Booster Morespace en Bretagne, s’appuie sur un vaste réseau d’acteurs sensibilisés à l'innovation et à l'entreprenariat pour accélérer l'utilisation des données et techniques satellitaires dans le secteur maritime.
  • Le Booster Nova, localisé autour des 3 métropoles Toulouse, Bordeaux et Montpellier, a pour vocation l’émergence de services et de start-ups dans six domaines : la croissance bleue, l’énergie, les Smart City, l’agriculture, la maîtrise de l’espace et du cadre de vie et les économies du Sud.
  • Le Booster PACA, dans la Région du même nom, pour la création d’applications sur les thèmes sécurité (villes, côtes, mers), écotechnologies, services mobiles liés à la géolocalisation et les smart cities (transport intelligents, énergie, villes durables …)
  • Le Booster Seine Espace enfin, localisé sur l’axe Seine Paris – Normandie, vise à développer de nouveaux services dans les secteurs applicatifs ville et mobilité, logistique, gestion intelligente de l’énergie, climatologie, environnement, loisirs, éducation, etc...

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