lundi 21 mars 2016

Le Dassault Super Étendard fait ses adieux au porte-avions Charles de Gaulle

Le dernier SEM à quitter le PACDG le 16 mars 2016 - © Marine Nationale
Instants d'émotion ce 16 mars sur le pont du porte-avions Charles de Gaulle. Alors que le navire amiral de la flotte française approche de son port d'attache de Toulon, c'est l’heure pour les chasseurs de l'aéronavale de rentrer à Landivisiau. Et pour les sept Super Etendard Modernisés de la flottille 17F alors présents sur le pont, c'est un adieu.

Nous en parlions sur le blog au mois de novembre, lorsque le porte-avions de la Marine Nationale appareillait direction le golfe persique, pour sa mission "Arromanche 2" (partie navale de Chammal) de lutte contre le groupe Etat Islamique. La dernière mission du Super Etendard donc, qui sera officiellement retiré du service en juillet prochain. C'était alors l'occasion de rappeler la carrière plutôt active de cet aéronef, pur produit Dassault Aviation, s'il y avait besoin de le préciser.

Lire aussi sur le blog: La dernière mission du Super Etendard


C'est donc après 40 ans dans l'aéronavale que les SEM terminent ce dernier engagement opérationnel en Irak et en Syrie. Surtout en Irak d'ailleurs... les objectifs syriens, plus risqués, ayant tendance à être laissés aux très modernes Rafale Marine.

Et le pont du porte-avions français était bien garni pour ce moment historique, toujours un crève-cœur pour les amoureux de l'aéronautique. L'avion avait par exemple incarné la riposte française auprès de l'allié américain à la suite des attentats du 11 septembre 2001. C'était alors le première "guerre" du porte-avions Charles de Gaulle.

Rafale et SEM quittent le PACDG aux abords de Toulon - © Marine Nationale

Toutefois, le SEM, aussi mythique soit-il, n'est pas un programme exempt de tout reproche... il aura coûté cher, pour un succès commercial quasi inexistant hors de l'hexagone. On retiendra seulement son aventure argentine, toujours en cours.
De plus, son âge avancé commençait à se faire sentir, comme en témoigne un atterrissage d'urgence sur une base britannique à Chypre alors que le PACDG croisait en Méditerranée orientale, au début de ce dernier engagement.

Les SEM de la Marine ont certes fini leur mission mais ils voleront encore jusqu'à cet été, depuis la terre ferme cependant. Un petit privilège pour de jeunes pilotes en phase de qualifications.

Mais le 13 juillet 2016 enfin, soit deux ans après le retrait d'un autre appareil bien français (de l'Armée de l'air cette fois), le très racé Mirage F1, la Flotille 17F passera sur Rafale M. Le Rafale qui sera donc dès lors le roi incontesté de l'aéronavale française. Mais nous en reparlerons.

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