lundi 18 avril 2016

Le prix du contrat Rafale en Inde serait enfin fixé, à 7,8 milliards d'euros


Il semblerait qu'on y arrive enfin, à la conclusion entre la France et l'Inde du contrat d'acquisition de 36 chasseurs Rafale de Dassault Aviation. Le prix final de la transaction, longuement (euphémisme) négocié, devrait être de 7,8 milliards d'euros.

Correction: 8,8 Mds de dollars, soit 7,8 Mds € (article mis à jour).

La lumière au bout du tunnel ! Après quatre ans de négociations exclusives, il semblerait bien que cette fois, ce soit la bonne. Selon les médias indiens, qui se sont mis en émoi ce vendredi 15 avril, il se pourrait en effet que d'ici trois semaines, le contrat Rafale avec l'Inde soit signé: 36 chasseurs pour un montant de 7,8 milliards d'euros.
L'Inde obtiendrait pour ce contrat 3 milliards d'euros d'offsets (investissements sur place). Aucun commentaire côté français, où ne se risque plus trop à s'avancer.

Si depuis l'annonce il y a tout juste un an de la décision indienne d'acheter 36 Rafale "made in France" - et non assemblés en Inde comme prévu - les négociations ont traîné, c'est principalement sur la question du prix. La France a d'abord insisté sur le montant de 10,6 milliards d'euros (package complet, armements compris), somme qui a directement rebuté la partie indienne. Ce qui a d'ailleurs eu pour effet immédiat de relancer les avances de la concurrence, tour à tour les russes, les européens du consortium Eurofighter, et même la semaine dernière les américains qui sont venus proposer des F-16 et des F-18 assemblables en Inde...

La signature d'un mémorandum entre les deux pays fin janvier à l'occasion de la visite de François Hollande à New Delhi tendait tout de même à rassurer. Et si la France semble avoir "bradé" son Rafale (-25% tout de même !), il faut voir les choses à long terme, ce premier contrat en appelant naturellement d'autres. On a déjà évoqué ici la possibilité que l'Inde puisse en acquérir 90 de plus afin de combler les besoins pressants de son Armée de l'air dans une région du monde en proie aux tensions provoquées par le grand réveil chinois.


Sur le blog: Dassault espère plusieurs contrats Rafale en Inde. Espoirs ajournés aux EAU ?


Le maritime en est un très bon exemple et chinois comme indiens comptent se doter d'une aéronavale moderne. La France a là aussi une carte à jouer avec le Rafale dans sa version Marine.

[MAJ au 20 avril 2016: le parti au pouvoir confirme l'accord.]



Des Rafale supplémentaires et des Falcon 7X pour l'Egypte ?

L'Egypte, vous le savez, est déjà cliente de Dassault Aviation depuis février 2015. Elle fut à ce titre la première acheteuse étrangère du Rafale (24 appareils), et en possède à ce jour six.


Le président de la République François Hollande, arrivé au Caire ce dimanche, est en Egypte pour notamment signer la vente pour un montant d' environ 600 millions d'euros d'un satellite militaire fabriqué par Airbus Space Systems et Thales Alenia Space. Mais il y a plus. 

Pas d'autres signatures en matière d'armement ce lundi, mais plusieurs négociations avancées:

  • Le maritime d'abord, l'Egypte se constituant une marine assez conséquente: deux nouvelles corvettes Gowind (l'Egypte en a déjà commandé quatre à DCNS), un patrouilleur hauturier Adroit (DCNS) et un patrouilleur de 54 mètres de type P400 (Piriou). Est évoqué également l’achat de deux nouveaux BPC de type Mistral et d'une nouvelle FREMM.
  • Les espoirs sont grands aussi dans le domaine aéronautique où Dassault négocierait pour quatre Falcon 7X qui viendraient renouveller la flotte locale d'avions gouvernementaux. Le montant de ce contrat pourrait atteindre 300 millions d'euro. Aussi et surtout, le contrat Rafale égyptien contient une option de douze Rafale supplémentaires, option qui a de fortes chances d'être levée à court ou moyen terme.
  • Enfin, en vrac, la France aimerait vendre à son nouveau partenaire stratégique privilégié des drones Patroller (Safran) dont la filière vient d'être lancée par le contrat pour l'Armée de Terre. On parle aussi d'hélicoptères NH-90 (Airbus Helicopters) et éventuellement d'une douzaine d'Airbus A400M.


Et en bonus (en anglais):



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