mercredi 25 mai 2016

La France n'a plus d'hélicoptères de combat en Centrafrique


Une preuve supplémentaire que l'on s'approche de la fin de l'opération française Sangaris en RCA. L'Armée de terre a rapatrié ses quatre derniers hélicoptères Tigre et Puma la semaine dernière. Il ne reste désormais que 20% des moyens aériens initiaux. 

Après les blindés VBCI, au tour maintenant des hélicoptères de l'ALAT de rentrer au pays. Depuis que le Ministre de la Défense a annoncé au mois de mars dernier la fin de l'opération Sangaris en République Centrafricaine, le contingent français sur place fond à grande vitesse et les moyens lourds empruntent les uns après les autres le chemin du retour.

Le 15 mai, ce sont deux Tigre et deux Puma du 1er et du 5ème RHC de l'ALAT (respectivement basés à Phalsbourg et Pau) qui ont été rapatriés avec l'aide d'un Antonov An-124 de la société russe Volga Dnepr... et pas en A400M cette fois !


Si l'Armée de terre n'a donc plus de moyens aériens sur place (il reste encore 650 hommes), un Fennec de l'Armée de l'air demeure stationné à Bangui. Et c'est normalement l'ONU qui assurera désormais le transport ou l'appui feu grâce à deux Mi-35, six Mi-17 et trois Mi-8. 
Les français laisseront également à terme du personnel pour assister la mission onusienne MINUSCA dans ses opérations utilisant les drones tactiques SDTI.

Quant à savoir si cet allègement drastique des moyens aériens en RCA aura des répercutions bénéfiques plus au nord, dans la bande sahélo-saharienne, pour l'opération Barkhane, très demandeuse et surtout consommatrice d'hélicoptères... il s'agirait de ne pas trop s'emporter. 
Cela a pour le moment au moins le mérite de reposer les machines, dont le turn over en opérations a été intensif ces trois dernières années. 


Photos Armée de Terre.


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