mercredi 4 mai 2016

L'usine du futur de Turbomeca à Tarnos pour l'été 2018


Turbomeca (Safran Group) lançait le mois d'avril dernier son projet « Cap 2020 ». Un plan qui consiste en la modernisation de son site de Tarnos, dans les Landes. Une nouvelle usine du futur donc, qui sera livrée en 2018.

Illustrations: différentes vues d'artistes du futur site Turbomeca de Tarnos © Eiffage Construction.  

Par manque de temps, je n'avais pas pu en parler sur le blog à la mi-avril, mais Turbomeca - enfin appelez là maintenant Safran Helicopoters Engines - a présenté le mois dernier lors d'une réunion publique son projet de nouvelle usine sur le site de Tarnos, près de Bayonne.

Fondée en 1965 sur les bases des anciennes Forges de l’Adour, son activité porte principalement sur les activités de support pour les moteurs en service. 40 à 45 % de l'activité support mondiale selon la direction.
On retiendra cependant que c'est de Tarnos que sont sortis les moteurs "Adour", qui équipèrent le chasseur franco-britannique Jaguar.


Aujourd'hui, Tarnos est deuxième plus grand site de Turbomeca, après celui de Bordes (64, banlieue de Pau).  1 550 salariés y travaillent, 2000 si l'on compte les sous-traitants !

Et après avoir inauguré sa superbe usine mère de Bordes en 2010, Turbomeca se lance maintenant dans la rénovation de la seconde avec le plan « Cap 2020 ». Deux ans de travaux et 60 millions d'euros d'investissements seront nécessaires pour bâtir cette nouvelle usine "du futur", un concept cher à la Région.
Et selon Alain Peltier, Directeur de l’Etablissement de Tarnos, « Cap 2020 est un investissement majeur pour Turbomeca. Le site de Tarnos sera porté aux plus hauts standards de modernité et deviendra une formidable vitrine pour nos activités de supports et services, témoignage de notre engagement envers la satisfaction client. Cette « usine du futur » intégrera des moyens industriels de dernière génération permettant aux clients de bénéficier de services de rang mondial ».


Ces travaux verront sortir de terre quatre bâtiments sur une emprise de 33 000 m². Deux principaux à vocation industrielle (15 000 et 8 000 m2), et deux autres pour l'administration de l'entreprise... ainsi que la R&D avec notamment une place croissante promise à l'impression 3D.

Alors si vous êtes un peu connaisseur, les visuels illustrant ce billet doivent sembler familiers. En effet, on retrouve les mêmes idées directrices que pour le nouveau campus de Thales en construction à Mérignac (33), celui d'Airbus à Toulouse, ou même bien sûr l'usine Turbomeca de Bordes....
Des lignes épurées, de la lumière et de l'espace, des cadres proches des ouvriers. C'est là tout le concept de cette fameuse "usine du futur". Ces projets (on dit maintenant "industrie du futur) sont très chers aux dirigeants d'entreprises ou politiques. Ce sont de véritables vitrines pour la France d'une part, mais ils permettront aussi un meilleur accompagnement des sous-traitants - principalement des ETI ou PME - ou le renforcement de la recherche et de la formation.



En revanche, la nouvelle installation ne générera pas d'emplois supplémentaires chez Turbomeca. Avec un marché des hélicoptères en baisse de 25%, l'heure est à la pérennisation.

C'est le groupe Eiffage, et ses diverses filiales, qui se chargeront de donner naissance à cette usine.

Les travaux débuteront cet été, en juillet pour une durée de 24 mois en principe. La livraison est prévue en juillet 2018. A partir de là, les anciens locaux seront progressivement démantelés.

L'actuelle usine Turbomeca de Tarnos.

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