vendredi 25 novembre 2016

Les aigles de Mont-de-Marsan


L'Armée de l'air française a fait l'acquisition d'aigles royaux capables de capturer des drones en plein vol. Une solution aussi naturelle qu'innovante face à une menace asymétrique qui prend une ampleur gravissime depuis que ces petits drones civils sont par exemple utilisés comme armes explosives par des groupes terroristes.

Non il ne s'agit pas du surnom d'un nouvel escadron de Rafale, nous parlons bel et bien du rapace le plus emblématique au monde. L'Armée de l'air a présenté en grandes pompes sa nouvelle arme - écologique - contre les petits drones civils indésirés: quatre aigles royaux !

Ces oiseaux sont élevés (quatre œufs venant d'Autriche ont été acquis en mars 2016) et dressés sur la BA 118 de Mont-de-Marsan, et ce de façon très simple: on les habitue à trouver leur nourriture sur des drones. Les animaux acquièrent ainsi le réflexe de voir les petites machines volantes comme des proies à chasser.

Leur usage semble particulièrement adapté en milieu urbain où il faut "maîtriser la retombée du drone indésirable" et où le recours à des fusils est plus délicat, a fait remarquer le général Zimmermann, qui assurait la présentation.

Attention toutefois, il reste un problème à régler, les animaux risquant en effet à chaque opération de se faire blesser par les hélices de ces drones (en général des quadrirotors).

Simple psychose ou vraie problématique sécuritaire, l'emploi des drones est pris en compte de manière très sérieuse par les armées et les forces de police. On se souviendra bien sûr de l'inquiétude engendrée par les survols de centrales nucléaires ou de l'Elysée en France, mais surtout des drones porteurs de grenades que le groupe terroriste Daesh tente d'envoyer contre les forces de la coalition. Deux peshmergas kurdes ont été tués dernièrement de cette façon, et deux soldats français du CPA10 grièvement blessés.


Décidément, nous aurons donc toujours recours à la nature et sa perfection, d'autant plus que comme je le disais plus haut, la solution est ici parfaitement écologique.
Et si je cite la "perfection" de la nature, ce n'est pas innocent, de nombreuses études de recherche & développement se penchant aujourd'hui - de nouveau - sur les miracles de l'évolution pour tenter de les "mimer" grâce à des technologies modernes.

Et si jamais cela ne suffisait pas, rassurez vous, des entreprises travaillent en France sur d'autres solutions anti-drones, un peu plus futuristes celles-là...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire