jeudi 1 décembre 2016

Airbus Safran Launchers possède désormais les trois-quarts d'Arianespace


La joint-venture Airbus Safran Launchers (ASL) a procédé au rachat des parts d'Arianespace détenues par le CNES, soit environ 35%. Cette évolution de l’actionnariat d’Arianespace est une étape essentielle permettant de finaliser la réorganisation de la filière spatiale européenne pour la rendre plus compétitive en vue de l'exploitation du futur lanceur Ariane 6.



Le CNES, Centre National des Etudes Spatiales (l'agence spatiale française), donne donc à ASL les rennes de son lanceur mythique. Maître d’œuvre industriel d’Ariane 5 et de la future Ariane 6, Airbus Safran Launchers était déjà le premier actionnaire d’Arianespace avec une participation d’environ 39%.

L’opération, qui sera effective au 31 décembre 2016, est estimée à 150 millions d'euros. Seulement.

Le communiqué nous précise qu'en tant que filiale d’Airbus Safran Launchers, Arianespace restera une entreprise à part entière, avec son siège social à Evry, un établissement situé en Guyane et des bureaux à Washington, Tokyo et Singapour.

Alain Charmeau, Président Exécutif d’ASL s'est félicité de la nouvelle: « Alors que les Etats membres de l’Agence spatiale européenne viennent de confirmer définitivement le développement d’Ariane 6, cette évolution de l’actionnariat d’Arianespace finalise la mise en place d’une nouvelle gouvernance des lanceurs en Europe. Ensemble, nous serons plus efficaces pour apporter des solutions performantes à nos clients et pour développer de nouvelles synergies opérationnelles tant pour Ariane 5 que pour la future Ariane 6 (...) Je tiens également à rendre hommage au CNES, acteur essentiel français et européen en matière d’accès autonome à l’espace, dont le soutien et l'engagement ont permis cette évolution majeure de la gouvernance des lanceurs spatiaux en Europe».

Le Président du CNES, a lui déclaré : « Cette opération de vente des parts du CNES dans le capital d’Arianespace est une étape supplémentaire dans la restructuration du secteur européen des lanceurs, décidée par les Etats membres de l’Agence spatiale européenne, à l’initiative de la France, sur proposition du CNES. Cette restructuration comprend trois volets : le développement du nouveau lanceur Ariane 6 et de Vega-C afin de diviser par deux le coût au kilo des lancements par rapport à Ariane 5, le soutien à l’exploitation d’Ariane 5 en attendant l’arrivée d’Ariane 6 et la simplification de l’organisation du secteur européen des lanceurs autour de trois acteurs clés, l’ESA, le CNES et Airbus Safran Launchers. L’ensemble devrait permettre à l’Europe de conserver sa place de Numéro 1 mondial des services de lancement, conquise de haute lutte au cours des 35 dernières années. »

L’évolution de l’actionnariat d’Arianespace était une demande des Etats Membres de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) pour la mise en place de la nouvelle gouvernance des lanceurs européens suite aux décisions prises lors de la Conférence Ministérielle de l’ESA fin 2014.


ASL, fruit de la fusion des activités lanceurs d'Airbus Defence & Space et Safran (Herakles), est aujourd'hui avec ses 3400 emplois en région bordelaise (sur environ 8400 personnels au total) un des acteurs majeurs de l'industrie aérospatiale en Aquitaine.


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