mardi 13 décembre 2016

La France modernise son système de veille spatiale


La défense française garde le rythme en matière de spatial. La direction générale de l'armement a notifié le contrat de modernisation du système de surveillance de l'espace "Graves" à l'ONERA et à la PME Degreane Horizon.

"Graves", pour faire simple, c'est le système de veille spatiale de la France.  Mis en service depuis 2005 pour le compte de l'Armée de l'air, le système Graves (pour Grand Réseau Adapté à VEille Spatiale) est un programme de surveillance des satellites espions, mais pas seulement puisqu'il permet de protéger nos propres satellites d'importance stratégique d'intrusions donc, mais aussi de débris spatiaux. On peut enfin ajouter à ces missions la détection d'objets diverses (météorites, satellites, débris...) qui feraient leur entrée dans l'atmosphère et pourrait représenter un danger potentiel pour la population.

Graves est un dispositif d'exception. Officiellement, seuls les USA et la Russie possèdent un programme équivalent... même s'il est probable que d'autres nations comme la Chine ou Israël puissent en être dotées, ou soient sur cette voie.

Il est constitué d'installations sur trois sites: à Dijon pour le site d'émission et sess grande antennes, sur le plateau d'Albion pour le site de réception et, à Lyon Mont-Verdun, où le centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux (COSMOS), traite les données du système.

Ce n'est plus un secret, les orbites terrestres sont devenus de véritables autoroutes, et pouvoir en quelques sorte "cartographier" le trafic, y compris le trafic inhabituel ou suspect, est un formidable enjeu de puissance. 
Traces peut en effet repérer jusqu'aux micro-satellites qui seraient trop curieux s'agissant des sites stratégiques français, ou même de ses satellites militaires comme ce fut le cas plusieurs fois déjà dans les années récentes.

C'est pourquoi la DGA investit jusqu'à 40 millions d'euros dans la modernisation de ce système qui, s'il n'est pas si vieux, doit tout de même courir après les innovations. 
Ce sont l'ONERA, le centre français de la recherche aéronautique spatiale et de défense, et la PME électronique filiale de Vinci Degreane Horizon, qui seront chargés de cette modernisation.

Graves pourra être ainsi opérationnel jusqu'en 2030.


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