lundi 16 janvier 2017

Une délégation indienne à Mérignac pour évoquer le Rafale


La presse indienne nous apprend qu'une délégation de haut niveau viendra dans les jours qui viennent inspecter les usines d'assemblage de Dassault Aviation à Mérignac. L'Inde a officiellement signé pour l'acquisition de 36 Rafale en septembre 2016, et pourrait selon les rumeurs en commander d'autres.

La presse locale cite des sources au ministère indien de la défense: dans le but de travailler sur les modalités d'une possible nouvelle commande, une délégation de haut-niveau va se rendre en région bordelaise où elle visitera la chaîne d'assemblage du chasseur français.
Cette nouvelle commande, si elle voyait le jour, viendrait compléter la première, dont les livraisons vont s'étaler de 2019 à 2022. Le premier Rafale de la seconde tranche arriverait donc à partir de cette année là.

S'agissant des 36 Rafale commandés le 23 septembre dernier, les médias indiens évoquent d'ailleurs un prix unitaire de 91 millions d'euros pour un monoplace, et 94 pour un biplace.

On sait maintenant que ces appareils seront basés au nord du pays (effet dissuasif ?) sur les sites de Sarsawa dans la région de Uttar Pradesh, et de Hasimara dans le West Bengal.


Un marché de 200 à 250 Rafale ?

© JL Brunet / Armée de l'Air - Trois Rafale de l'EC 3/30 «Lorraine» lors de l'exercice franco-indien Garuda V, en Inde.

Avec 36 + 36 Rafale, l'IAF (Indian Air Force) pourrait armer jusqu'à 5 escadrons. Mais selon le CEMAA sortant, Arup Raha, l'Inde a besoin de 200 à 250 Rafale ! 
Ainsi déclarait-il récemment: « Il [le Rafale] est extrêmement capable, c'est un avion multi-rôle et qui peut être utilisé très efficacement. Il peut prouver sa valeur dans n'importe quelle situation (...) Nous venons de commander 36 avions  et nous avons besoin de plus d'avions dans cette catégorie de poids moyen ».
Et donc de réclamer plus d'appareils: «Au cours des 10 prochaines années, nous devrons avoir entre 200 et 250 avions ».

De tels propos doivent - notamment dans le cas indien - être pris avec des pincettes, surtout venant d'un officier à la retraite depuis le 31 décembre. Ils reflètent cependant une tendance dans l'IAF, qui depuis longtemps ne cache pas son coup de cœur pour l'avion français.

L'IAF compte actuellement 33 escadrons de chasse, contre les 42 prévus, et se cherche également un monomoteur (en plus du Tejas), qui pourrait être le F-16 américain.




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