mardi 7 mars 2017

Etudes annuelles de l'INSEE sur l'aéronautique dans le Grand Sud Ouest


L'INSEE Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, en collaboration avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley, ont publié fin février leur enquête auprès des établissements de la filière aéronautique et spatial implantés dans le Grand Sud-Ouest pour l'année 2016. Constat: le monde industriel de l'aéro et du spatial se porte bien, même si ce rythme constitue un défie important pour la supply chain.

Le "Grand Sud-Ouest", ensemble géographique et économique rassemblant les régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie, avec leur capitale Bordeaux et Toulouse, rassemble près de 130 000 emplois dans le secteur de l'aéronautique et de l'espace. Défense compris. 
130 000, c'est 10% de l'emploi dans ces régions, et 30% de leur activité industrielle selon l'INSEE ! 
Conception, fabrication (51 000 salariés dans la construction aéronautique et spatiale), commercialisation, certification, MCO... les domaines sont extrêmement variés.

L'enquête sur la filière aéronautique et spatiale dans le Grand Sud-Ouest, est réalisée annuellement par l'Insee, en partenariat avec Aerospace Valley et  a pour objectif de "délimiter précisément le périmètre de la filière dans les anciennes régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, d'en mesurer le poids économique et d'en décrire le fonctionnement".


L'enquête se divise en 3 études toutes consultables via les liens ci-dessous:
Si l'on connait la bonne forme du secteur grâce aux résultats de grands groupes donneurs d'ordre, c'est la supply chain qui a toute l'attention de l'enquête. Car les entreprises sous-traitantes ou partenaires sont les forces vives de la filière avec 1064 représentantes sur...1079 entreprises.
Elles ont connu sur 2015 une augmentation de 8,3% de leur chiffre d'affaires et une croissance de l'emploi de 3,6%,  soit 3 000 emplois supplémentaires. Aussi, un autre signal encourageant concerne l'innovation puisque 40% des entreprises de la supply chain ont investi dans la recherche et développement (R&D).

Problème: l'accroissement de l’activité ne permet pas à ces petites structures de se diversifier, d'aller chercher les marchés là ou ils se trouvent, c'est à dire à l'international. Pire, la situation les rend plus que jamais dépendantes des grands groupes qui trustent en moyenne quasiment la moitié de leur carnet de commandes.

Cet écosystème est donc scruté à la loupe aujourd'hui tant par les autorités et industriels français que par la concurrence étrangère. C'est pourquoi il fait notamment l'objet de politiques d'aides comme c'est le cas par exemple s'agissant de la montée en cadence de la production du Rafale chez Dassault Aviation.


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