vendredi 3 mars 2017

Le H160 d'Airbus sera le futur hélicoptère interarmées léger


Surprise aujourd'hui avec la révélation par le ministre de la défense lui-même, Jean-Yves Le Drian, du choix du H160, dernier né de la gamme Airbus Helicopters, comme base pour le programme du futur Helicoptère Interarmées Léger (HIL). Il s'agit d'un programme clé pour les trois armées françaises.



On ne s'y attendait pas vraiment, mais vous le découvrez à la lecture du tweet officiel ci-dessus: Jean Yves le Drian, ministre de la défense a annoncé à l'occasion d'une visite du site Airbus Helicopters à Marignane ce 3 mars 2017 que le H160 d'Airbus serait l'heureux élu du programme HIL.

Le HIL (nous en avons déjà parlé ici) doit être la prochaine machine qui viendra remplacer au sein de l'Armée de terre, de la Marine, et de l'Armée de l'air, un nombre très varié d'hélicoptères légers: exit les vénérables Gazelle, Fennec, Panther ou Alouette... 
Le besoin total avoisine les 160 à 190 appareils selon les mots du ministre, pour des livraisons à partir de 2024.

Le but principal: en finir avec les micro flottes de vieux appareils qui coûtent aujourd'hui très cher en frais de maintenance. Une mutualisation en quelque sorte, et ce malgré les besoins très différents des armées. Un exemple: dans la Marine Nationale, on veut un hélicoptère avec train d’atterrissage et non des patins.

Jusque là, on évoquait un hélicoptère léger de 4 tonnes, et les regards se sont longtemps tournés vers le H145M dont se sont notamment dotées les forces spéciales allemandes.
Mais depuis la révélation du H160 dans sa version civile, nombreuses sont les voix qui ont poussé pour le choix de cet appareil, ultra moderne, mais dont Airbus n'a pas encore présenté de version militaire.



Notre HIL de 4 tonnes... en fera donc 6 puisque c'est le poids annoncé du H160. Faut-il y voir une nouvelle norme de légèreté (l'hélicoptère lourd chez nous n'est pas tout à fait le même que chez nos alliés...) ?

Deux questions se posent maintenant: premièrement, ce choix peut-il contenter tout le monde, en raison comme je le disais de la grande diversité de missions des armées ? C'est peu probable, même si Airbus peut désormais réaliser un joli coup grâce à son programme d'armements modulaires "H Force". En tout cas, la décision politique elle, est prise. Aux industriels et militaires de travailler de concert.

Deuxièmement, quel budget pour quelle commande ? A ce stade c'est le grand flou pour un programme que les plus optimistes n'attendaient pas avant la prochaine loi de programmation militaire en 2020. Cependant le contexte étant mouvant, certains (le CEMA en personne) appellent maintenant à la préparation d'une nouvelle LPM dès 2017 (l'actuelle se termine en 2019), en résonance avec l'élection d'un nouveau Président de la République. Une nouvelle LPM donc, mais pas de Livre Blanc. C'est qu'il n'y a plus de temps à perdre.


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