mercredi 2 avril 2025

SOFINS 2025 - Le NH90 Standard 2 "FS" en star du salon

Airbus Helicopters exposait pour cette 7ème édition du salon des forces spéciales SOFINS le prototype du futur hélicoptère de manœuvre des forces spéciales françaises, le NH90 Standard 2. Ce modèle, ici en livrée noire, augure d'un appareil suréquipé qui arrivera au sein du COS dans un peu plus d'un an, venant remplacer Cougar et Caracal.  

Images: Pax Aquitania.


Parlons peu mais parlons bien, avec l'exclusivité du salon SOFINS 2025, à savoir le prototype de l'Airbus NH90 Standard 2 (ou autrement appelé standard FS). Malheureusement en statique, bien que l'appareil ait passé une bonne partie de l'année 2024 à Pau, au sein du Régiment (4ème RHFS) qui accueillera la flotte de 18 appareils à partir de l'été 2026 (un an de retard sur le dernier calendrier connu, si mes comptes sont bons). 
Son arrivée permettra, non pas de retirer, mais bien de transférer les anciens appareils vers d'autres régiments. C'est ainsi que -vieux dossier- les H225M Caracal des forces spéciales Terre, basés à Pau, rejoindront leurs semblables à Cazaux, dans l'armée de l'Air.  


Le NH90 FS, 10,5 tonnes maximum au décollage, présente des modifications structurelles de la cellule évidentes (son nez !), qui lui permettent d'emporter un nombre impressionnant de capteurs (en premier lieu la boule optronique Euroflir 410 de Safran), ainsi que du carburant supplémentaire, améliorant ses capacité d'élongation. 
Il sera doté d'une liaison satellite, et son équipage pourra opérer des drones déportés. 

Côté armement, on devrait se limiter pour le moment à deux mitrailleuses de sabord MAG 58 (pas de M134 ?) aux fenêtres arrières (qui sont là encore une nouveauté), et un potentiel plus gros calibre en position centrale (mais toujours de sabord), tel le canon SH 20.

Notez à sa droite, la maquette initiale du standard 2, "Cléo", qui conserve sa perche de ravitaillement, alors que l'on voit que le modèle final pour la France sera lui équipé de bidons, ce qui semble davantage coller avec l'esprit "nomade" des forces spéciales Terre.  










Bonus : le nouveau véhicule ravitailleur d'hélicoptères du 4ème RHFS, par Scania.


9 commentaires:

  1. Ce NH90 ,fut il standard 2, n’arrive t’il pas à contre courant alors que la guerre en Ukraine a montré l’extrême vulnérabilité des hélicoptères ?

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    1. l'Ukraine montre qu'il s'avère difficile de voler près de la ligne de front en effet, et de faire du combat. Mais pour la logistique, le commandement, et dans notre cas les forces spéciales (entrainées à voler bas, et surtout la nuit), cela reste pertinent, je pense. Et il n'y pas que l'Ukraine comme modèle de conflit.

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  2. OPEX 360 l' a surnommé "le Cyrano" !

    Cela lui a-t-il été soufflé ? ;-)

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    1. oui je pense ! https://x.com/top_force/status/1906970410006024364

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    2. Merci d'avoir répondu !

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  3. Si son nez eut été plus court, la face du monde en aurait été changée... ;-)
    https://www.forcesoperations.com/le-nh90-fs-a-un-peu-plus-dun-an-dun-atterrissage-au-4e-rhfs/

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  4. Le Cyrano (surnom donné au NH-90 des forces spéciales) donne de ses nouvelles au mois de mars 2026 :
    https://www.opex360.com/2026/03/03/lhelicoptere-nh90-forces-speciales-a-effectue-sa-premiere-campagne-devaluation-operationnelle-avec-succes/

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  5. Les pilotes de ce NH-90 FS auront aussi droit à leur casque Top Owl:
    https://www.forcesoperations.com/de-nouveaux-horizons-dans-le-viseur-du-casque-topowl-dd-de-thales/

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  6. "Les unités aériennes de la Nouvelle-Aquitaine vont aussi renforcer leurs moyens capacitaires dans les dix ans, et cela commence dès maintenant. Côté armée de Terre, le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau va recevoir ses 18 hélicoptères NHFS d'ici deux à trois ans, ce qui lui permet de transférer les Cougar rénovés de sa 1ère escadrille (1ère EOS) au 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) voisin, et les Caracal de sa 3e escadrille (3e EOS) à l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE). Un projet tranché il y a près de 20 ans par le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées…

    L'AAE crée donc à Cazaux, dès cet été, l'embryon de son deuxième escadron de Caracal, le 2/67, mais dont le nom de tradition n'est pas encore (officiellement) connu - peut-être Solenzara.

    Cette création découle du plan directeur des hélicoptères, décrété par le général Tardif il y a déjà plusieurs mois. Il maintient de l'EH 1/67 Pyrénées comme unité de pointe dédiée au sauvetage de combat et aux opérations spéciales, et un escadron plus généraliste, le 2/67. Initialement, il était prévu de le missionner uniquement sur le sauvetage, à terre (Sater) et en mer (Samar), mais au vu de l'évolution de l'environnement international, cette spécificité n'est sans doute pas tenable très longtemps. Et il faudra sans doute tenir une posture plus guerrière, tout en tenant la capacité de service public.

    Ce missionnement apparemment civil du 2/67 est d'autant plus artificiel que les Caracal issu du 4e RHFS qui l'équiperont à partir de cette année disposent de tous les équipements bons de guerre (blindages, lots d'autoprotection, patines de canons SH20). Cela contraste avec les Caracal OLA, livrés ces derniers mois en outremer, qui alignent une avionique dernier cri et une optronique plus moderne, mais pas de perche de ravitaillement ou de boîtiers d'autoprotection. Une reventilation des appareils et des missions n'est donc pas à exclure.

    Cazaux confirme aussi sa vocation de pôle national d'hélicoptères dans l'AAE, avec presque tous les Caracal de première génération (17 sur 19) et donc probablement la moitié des 40 futurs Guépard. 

    Il est vrai que les environs offrent des zones d'entraînement avec des dunes (donc du sable), la montagne. Un lieu d'entraînement parfait donc pour former les jeunes pilotes, mais aussi assurer des préparations opérationnelles (la base aérienne 126 de Solenzara, en Corse, présente des atouts similaires). Cazaux a aussi un important dépôt de munitions, un atout pour mener des opérations depuis une future base mère de chasse, ou y débuter des raids avec des chasseurs importés.

    Mais la région offre aussi des champs de tir, à Cazaux même et à Captieux. De quoi générer des zones d'accueil pour des exercices complexes, et des mises en conditions avant projection, mais aussi pour des essais particuliers. Captieux avait accueilli par exemple, en juillet 2025, les essais technico-opérationnels du système de leurrage GPS antidrones Skyjacker de Safran, menés conjointement par l'AAE et l'armée de Terre. Des essais de drones et de munitions téléopérées y ont aussi été réalisés."

    Source:
    https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/88736490483463/le-sud-ouest-au-coeur-de-l-innovation

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