vendredi 19 juin 2026

Le Dassault Falcon 10X a volé !

 

Cinq ans après sa présentation et quelques semaines après sa première sortie sur piste, le dernier né de la famille Falcon, le "10X" a effectué son premier vol ce 19 juin. Ce grand business jet qui défie toutes les statistiques sur son segment de marché représente un bond en avant pour Dassault Aviation. Son vol a duré près de 2h30 au dessus de la métropole bordelaise. 

Images : Dassault Aviation.


Les spotteurs ainsi que les applications de suivi du trafic aérien avait rapidement vendu la mèche ce vendredi matin, mais c'est bien dans un communiqué officiel que Dassault Aviation a annoncé ce 29 juin que son tout nouveau Falcon 10X avait effectué avec succès son premier vol, démontrant la maturité du programme et marquant le lancement de la campagne d'essais en vol.

Le groupe précise que c'est le pilote d'essai Sébastien Dupont de Dinechin et son copilote Fabrice Dougnac qui ont décollé de la piste 23 de Bordeaux-Mérignac à 11 h 10 pour un vol de deux heures et demie. "À 15 000 pieds, ils ont évalué les qualités de vol et les systèmes de l'appareil, puis ont rentré le train d'atterrissage et toutes les surfaces mobiles avant de monter à 40 000 pieds, où ils ont accéléré jusqu'à Mach 0,82. Ils sont revenus à Bordeaux-Mérignac et ont atterri en douceur à 13 h 40."

Motorisé par Rolls Royce, ce Falcon est de loin le plus impressionnant de sa famille (33,4 mètres de long, 33,6 mètres d'envergure), et même de sa gamme d'appareils dans le monde. Avec 2,03 mètres de hauteur pour 2,77 de largeur, il dispose aussi de la cabine la plus spacieuse du marché (et la plus lumineuse grâce à 38 hublots), capable d'inclure si besoin une salle de conférence. Il est le plus endurant enfin, puisque pouvant de franchir quasiment 14 000 kilomètres sans escale. Sa vitesse maximale est de Mach 0,925.

Sa voilure est entièrement constituée de composites (fibres de carbone), permettant une solidité maximale, un poids réduit et une traînée minimale. Des enseignements tirés de l'expérience engrangée sur… le programme Rafale.
Ce qui se ressent jusqu'au cockpit et ses commandes de dernières générations issues des technologies militaires. Ultra-spacieux, ce cockpit dispose d'écrans tactiles, et offre pour la première fois sur un business jet un « recovery mode » (rattrapage automatique d’urgence). La puissance est optimisée selon les besoins et conditions de vol grâce à un système numérique de gestion. Les manettes des gaz sont elles remplacées par une commande intelligente unique. Les pilotes bénéficieront d'affichages tête haute, grâce d'une part au système FalconEye de Dassault, et d'autre part aux deux visualisations tête haute pouvant servir d’écrans principaux de vol.

Dassault annonce que ce premier appareil sera bientôt suivi dans les airs par un deuxième avion d'essai en voie d'achèvement, puis par un troisième, en cours d'aménagement intérieur complet, qui sera lui principalement utilisé pour les tests fonctionnels et de fiabilité des systèmes et de la cabine.

La carrière du Falcon 10X s'annonce pour le moment exclusivement civile. 





3 commentaires:

  1. Vivement que les Archanges arrivent...
    https://www.opex360.com/2026/02/23/le-troisieme-avion-leger-de-surveillance-et-de-renseignement-sera-deploye-en-permanence-a-djibouti/

    En attendant, on spécule sur les raisons du retard.
    https://www.opex360.com/2026/06/02/un-premier-avion-de-guerre-electronique-archange-aux-couleurs-de-lescadron-5-64-dunkerque-a-ete-repere-a-merignac/

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  2. Le renseignement spatial aussi sera important :
    https://www.opex360.com/2026/05/30/renseignement-spatial-le-retard-pris-par-les-programmes-iris-et-celeste-preoccupe-le-general-mandon/

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  3. En 2024, pour la PATMAR, Boeing étaitaussi en embuscade derrière AIRBUS...
    https://www.opex360.com/2024/12/13/le-p-8a-poseidon-de-boeing-serait-le-deuxieme-choix-de-la-marine-nationale-pour-remplacer-latlantique-2/

    L’abandon allemand du programme commun d’avion de patrouille maritime (MAWS) au profit des P-8 américains, décidé « sans concertation préalable », n’a pas fait l’objet d’un long développement. Mais le peu qu’il en a dit suffisait. La Marine avait construit avec Berlin un projet abouti, aligné sur le design, les coûts et le calendrier. Le retrait unilatéral de l’Allemagne n’a pas changé le besoin : l’avion de patrouille maritime reste « un capteur et un effecteur absolument essentiel pour la maîtrise de notre dissuasion et de notre liberté d’action », mais il en a alourdi la charge. Et contraint la France à trancher seule une question qu’elle espérait régler à deux.

    Fin 2024, la compétition s’est conclue par un choix que peu avaient anticipé : l’A321XLR d’Airbus Defence & Space face au Falcon 10X de Dassault Aviation. Une première historique : jamais Airbus n’avait battu le constructeur du Rafale sur un programme national de cette envergure.

    Ce qui a emporté la décision, c’est la capacité d’emport : en ouvrant le ventre de l’appareil, on peut embarquer suffisamment d’équipements et de munitions pour couvrir l’ensemble du spectre des missions de patrouille maritime. Le Falcon était plus agile, plus rapide. L’A321XLR emporte plus. Le ministère a choisi de coller aux missions. Un lancement en réalisation est envisagé à la fin de cette année. L’amiral a laissé la porte ouverte à d’éventuels partenaires européens. Ceux qui ont choisi le P-8 aujourd’hui auront besoin d’autre chose demain.

    Source:
    https://opexnews.fr/audition-nicolas-vaujour-marine-nationale-400-ans-lpm/https://opexnews.fr/audition-nicolas-vaujour-marine-nationale-400-ans-lpm/

    Alors le coût de l’A 321 PATMAR fait reporter son lancement au-delà de 2026 :
    https://www.opex360.com/2026/09/24/marine-nationale-trop-couteux-le-projet-davion-de-patrouille-maritime-a321-patmar-ne-sera-pas-lance-en-2026/

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