lundi 17 décembre 2018

Succès des essais en vol pour l'antenne active Antares-LP de Thales



Le groupe Thales annonce ce lundi le succès des essais en vol du prototype d'antenne active de communication par satellite 'Antares-LP', commandé par la Direction générale de l'armement.

Source: Thales Group


Réalisés à Cazaux sur un avion banc d'essai de la Direction générale de l'armement, les essais en vol du premier prototype d'Antares-LP concrétisent le développement par Thales d'une technologie innovante : l'antenne active optimise la compacité facilitant de fait l'intégration sur l'aéronef tout en améliorant la résilience du produit, et apporte de meilleures performances pour la connectivité en vol.

De plus, Antares-LP apporte aux clients une couverture globale et réduit les coûts opérationnels des forces armées', explique Thales.


Fiche technique :
    ANTARES-LP  - Thalesgroup
  • Cible les gros avions de mission
  • Débits jusqu’à 20 Mbits/s
  • Bande de fréquences Ka
  • Antenne active Low Profile
  • Compatible ARINC 791
  • Technique unique d’atténuation de l’angle d’inclinaison (Skew Angle Mitigation) garantissant un haut débit partout dans le monde
  • Positionnement sur 3 axes combinant positionnement mécanique et déviation de faisceau
  • Poids : < 45 kg pour l’unité externe (ODU)

vendredi 14 décembre 2018

Premier contrat en 2019 pour le drone européen


Dassault Aviation et Airbus ont annoncé ce 13 décembre que le système européen de drone de moyenne altitude et longue endurance "MALE RPAS"  avait franchi une nouvelle étape importante avec la réalisation de la revue de conception préliminaire, le 22 novembre. Toujours prévu pour 2025, le programme "Eurodrone" devrait connaître la signature de son premier grand contrat en 2019.

Ci-dessus: le design quasi-définitif du drone MALE européen, prévu pour entrer en service à partir de 2025


Après le programme SCAF (système de combat aérien futur, avec en première ligne le "chasseur de nouvelle génération"), c'est donc le MALE RPAS (Medium Altitude Long Endurance Remotely Piloted Aerial System) qui va connaitre une avancée significative en 2019.

La revue de conception préliminaire du système s’achève après le lancement de l’appel d’offres portant sur le développement, la production et la phase initiale de maintien en condition opérationnelle. Airbus Defence and Space GmbH coordonnera la réponse industrielle à l’appel d’offres. 
La signature du contrat est attendue courant 2019, nous apprend le communiqué officiel des deux avionneurs Airbus et Dassault.

Ce succès majeur intervient après le lancement par l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement (OCCAR) le 31 octobre d’un appel d’offres portant sur le développement, la production et la phase initiale de maintien en condition opérationnelle du programme. Cette nouvelle étape permettra aux nations et aux industriels partenaires de commencer le développement du système avec des spécifications harmonisées et une vision claire de sa conception globale.

Désigné comme futur maître d’œuvre, Airbus Defence and Space coordonnera la réponse industrielle à l’appel d’offres avec les principaux sous-traitants : Airbus Defence and Space, Dassault Aviation SA et Leonardo.

Quatre pays sont associés sur ce projet, qui pourra bénéficier de fonds européens: la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. D'autres, comme la République Tchèque ou la Belgique, ont exprimé leur intérêt récemment. 

La maquette du MALE européen avait été dévoilée au printemps dernier lors du salon ILA de Berlin. L'Allemagne, qui a su imposer le choix d'un drone biturbopropulseur, a le lead sur ce programme annoncé comme ITAR Free (sans composant américain, donc "euro-souverain").


Euro-MALE est-il adapté aux besoins français ?

Le choix d'un appareil bimoteur a pu mettre l'accent sur toutes les difficultés que représente un programme européen en termes de définition des capacités. L'Allemagne voulait un bimoteur pour des raison simples de sécurité: l'appareil volera en Europe dans un espace aérien "non-ségrégué". 

Résultat: un beau bébé de 16 m de long pour 26 m d’envergure. Son endurance, son rayon d'action, ainsi que sa capacité d'emport en charge utile (y compris en armements, une volonté franco-italienne) devraient ainsi être conséquentes... ce qui a ses atouts, et ses inconvénients.

Car en effet, s'il répond aux exigences allemandes sur le théâtre centre-Europe, l'eurodrone conviendra t-il à la logique française plus expéditionnaire ? Aujourd'hui, les Reaper de l'Armée de l'air basés au Niger ont une empreinte logistique déjà non négligeable, mais autrement plus légère...

Le même problème se pose avec les Patroller qui arrivent dès l'année prochaine dans l'Armée de terre. Des drones avec des capacités remarquables en mission, mais qui demandent une fois au sol des infrastructures assez lourdes, autrement dit une base aérienne en bonne et due forme, dans un environnement non-contesté.

Dans un premier temps, les 4 systèmes Reaper français de l'Armée de l'air, bientôt 12 drones (1 a néanmoins été perdu), vont cohabiter avec le premier système européen attendu avant 2030 (on devrait avoisiner les 4 systèmes également). Le second remplacera t-il le premier après 2030 ? Difficile à dire.

Contrairement au Reaper, le MALE RPAS sera lui en revanche conçu par Airbus pour intégrer pleinement le Système de combat aérien futur (SCAF).
Sur ce blog, c'est dans un autre programme que l'on imagine ce drone briller: "MAWS" (Maritime Airborne Warfare System), le programme européen de patrouille maritime qui devrait se construire autour d'une plateforme A320néo


mercredi 12 décembre 2018

SOFINS, séminaire de l'innovation pour les forces spéciales, revient en 2019


En Nouvelle-Aquitaine, le premier grand rendez-vous de l'année 2019 (car le printemps est chargé !) sera d'envergure stratégique, et nationale. C'est en effet le salon SOFINS qui revient sur le camp de Souge à Martignas-sur-Jalle près de Bordeaux, pour sa 4ème édition. Ce séminaire initié par l'idée de mettre en relations les innovateurs avec les opérationnels est devenu un rendez incontournable dans ce milieu d'élite.


La 4ème édition du salon SOFINS se tiendra du 2 au 4 avril 2019 sur le camp de Souge (33) en Gironde.

Unique en Europe, ce séminaire est le rendez-vous de l’industrie et des Forces Spéciales. La mission du Cercle de l’Arbalète est de promouvoir le rayonnement des Opérations Spéciales grâce à l’esprit d’innovation des TPE, PME et grands groupes industriels. Ce séminaire est l’aboutissement des travaux entrepris tout au long de l’année par les membres du Cercle au travers de rencontres et d’ateliers thématiques R&D.

Sur le camp de Souge, rencontres, ateliers R&D, tests dynamiques de matériels d’équipements en conditions réelles et proches des conditions d’opérations permettent aux Forces Spéciales de tester de nouvelles technologies proposées par le monde de l’industrie afin de répondre aux besoins des Opérations Spéciales.

Le Sofins est le lieu de réflexion sur les défis techniques de demain. L’Arbalete Lab est un espace réservé aux Starts-ups sélectionnés par le Cercle de l’Arbalète, pour présenter leurs innovations aux Forces Spéciales.

« Le succès des 3 dernières éditions du SOFINS montre à quel point l’évolution des menaces nécessite la recherche de nouvelles solutions technologiques pour répondre aux problématiques que rencontrent les forces spéciales sur le terrain. Nous comptons sur vous et sur votre présence pour démontrer à la communauté internationale des forces spéciales la pertinence des solutions de l’industrie française. Soyons à la hauteur de l’audace des forces spéciales !» 
Benoit de Saint Sernin, Président du Cercle de l’Arbalète 
«Il est intéressant de constater que le partenariat civil militaire permet d’atteindre un même objectif : être fort et remporter la victoire militaire. Ce partenariat est important car face à nous il y a un ennemi qui sait s’adapter. Il existe beaucoup de technologies duales qui peuvent se trouver sur le marché public et dont il faut se préserver. Je suis content que le Cercle de l’Arbalète joue le rôle d’éclaireur : aller nous rechercher et nous trouver la bonne réponse à nos besoins ». 
Amiral Laurent Isnard, Commandant du COS 



BONUS: des images du 1er RPIMa en tenues NRBC

vendredi 7 décembre 2018

Les belles perspectives de Couach


Le chantier naval girondin Couach, basé à Gujan Mestras, surfe sur ses récents succès à l'export pour développer son catalogue. Avec une solution originale de patrouilleur anti-sous-marins.

Ci-dessus: concept ASW 28000 - Couach


Si le maritime n'est pas le fort de ce blog, tentons tout de même de rattraper le retard de l'automne en évoquant les belles perspectives du chantier naval Couach, spécialiste des yachts dans le civil, et des patrouilleurs dans le militaire.

L'industriel girondin, a bouclé cet été avec succès la livraison des 79 intercepteurs du type 1650 FIC (Fast Interceptor Craft) destinés aux garde-côtes saoudiens. Le contrat avait été remporté en 2015 (en sous-traitance d'un marché allemand plus vaste de 1,4 milliard d'euros). Il s'agira désormais d'en assurer la maintenance.

Surfant sur ce véritable succès historique, Couach se présentait donc au salon Euronaval fin octobre à Paris avec dans son catalogue toute une gamme de navires rapides allant de 11 à 17 mètres, avec des capacités d'interception importantes, et même de combat (du 12.7 mm au canon jusqu'à 30mm ).


Un patrouilleur pour la lutte anti-sous-marine côtière 

Mais la nouveauté la plus remarquable vient du domaine de la lutte anti-sous-marine en zone côtière. En effet, Couach annonce développer avec un client (non divulgué) l’ASW 28000, un patrouilleur léger doté de moyens de lutte anti-sous-marine.

Encore au stade de concept, l'ASW 28000 est un navire en composite de 28 mètres de long disposant de deux tubes pour des torpilles légères aux standards OTAN, mais aussi un sonar de coque, ainsi qu'une antenne "trempée".

Ce patrouilleur ASM, rapide, est annoncé comme une solution unique sur le marché, capable d'effectuer le travail d'une corvette bien plus lourde et onéreuse, ou d'un hélicoptère. Et s'il est d'abord destiné à la protection d'installations côtières, son autonomie supérieure à cinq jours est remarquable.  

Son équipage de 12 marins et ses moyens traditionnels de patrouille, qui comprennent senseurs aériens et  canon télé-opéré de 30mm, feront de lui un outil particulièrement polyvalent.