mardi 26 septembre 2017

L'écosystème du Rafale s'engage pour le « Make in India »


La « Rafale Team », ou plus officiellement le GIE Rafale International a fait savoir ce 21 septembre qu'elle s'engageait, en partenariat avec le GIFAS et le Conseil régional de la région Nouvelle Aquitaine, avec plus de 100 PME françaises pour le « Make in India ».

Illustrations: logo du « Make in India », et campagnes récentes de Rafale International en Inde.


On l'apprend via un communiqué de presse des industriels concernés, le Groupement économique industriel Rafale International composé de Dassault Aviation, Safran et Thales, a rencontré plus de 100 PME françaises en présence de représentants de l’Ambassade d’Inde en France, au cours de deux séminaires de travail qui se sont tenus le 19 septembre à Paris en partenariat avec le GIFAS et le 21 septembre à Bordeaux sous le patronage du Conseil régional de la Nouvelle Aquitaine (les plus fidèles lecteurs de ce blog noteront que la Région, bien consciente des enjeux pour son tissu économique, est très portée vers l'international).

BPI France et la Direction Générale de l’Armement ont également participé à ces deux événements.

Le communiqué nous indique qu'à l’occasion de ces rencontres, Rafale International et ses partenaires ont exposé leur engagement dans la politique du « Make in India » et présenté les opportunités qui s’offraient aux PME françaises pour investir et installer des activités de production en Inde à leurs côtés dans le cadre du programme de compensations Rafale pour l’Inde.

Les représentants de l’Ambassade d’Inde ont souligné l’importance fondamentale des politiques « Make in India » et « Foreign Investment » (Investissement Étrangers) pour les secteurs de l’aéronautique et de la défense indiens et ont participé aux déjeuners de travail qui ont suivi afin de pouvoir répondre aux questions des entreprises françaises participantes.

Politique stratégique pour l'Inde qui désire s'affranchir de son énorme dépendance aux importations, et ce surtout dans les domaines de l'ASD, le « Make in India » est un devenu un véritable enjeu de séduction pour les grands pays exportateurs. Nous l'avons encore vu récemment, la bataille fait rage chez les avionneurs militaires notamment, qui cherchent à développer les partenariats industriels sur place.

S'il a vraiment eu des difficultés à décoller, le « Make in India » devient jour après jour de plus en plus concret.
Sur ce point, les français sont très actifs, nous le voyons avec Dassault Aviation bien sûr qui multiplie les initiatives de coopération en Inde (d'abord des pièces de Rafale, un jour finalement un assemblage complet ?), mais nous pourrions aussi citer les projets d'Aerocampus, ou de Safran qui soutient la constitution d'une filière "missiles".

Les perspectives plutôt optimistes autour du Rafale (un potentiel d'une centaine d'appareils pour les forces aériennes et la marine indienne) peuvent nous amener à penser que ces efforts porteront leurs fruits à l'avenir, que ce soit à court, moyen... ou même long terme ! Certes il y a d'importants transferts de technologies (en revanche on oublie souvent le nécessaire transfert de... compétences) et l'Inde cherche avant tout l'indépendance militaro/industriel, mais Rome ne s'est pas faite en un jour.




lundi 25 septembre 2017

Forces spéciales - un opérateur du 13ème RDP tué au combat au Levant



Ce 23 septembre à la mi-journée, un opérateur des forces spéciales françaises appartenant au 13ème Régiment de Dragons Parachutistes a perdu la vie dans la zone irako-syrienne. Dans son communiqué, la présidence de la République précise que le sous-officier, un adjudant, a été tué au combat.

Illustration: un membre des forces spéciales Terre lors de l'exercice Gorgonnes 2017.


Cliquer pour agrandir

Dans son communiqué, l’Élysée ne précise bien sûr ni le lieu exact, ni les circonstances, pour des raisons évidentes qui concernent la sécurité opérationnelle. De plus, et comme il est la norme quand il s'agit de membre des forces spéciales, l'identité de l'adjudant n'a pas été divulguée.

Après la présidence, la ministre, tout comme le Chef d'Etat-Major des Armées ont tenu à réagir. Il s'agit de la première victime française de l'opération Chammal, sur le théâtre irako-syrien dans la lutte contre les terroristes de Daesh.


Bien que - et encore une fois, c'est assez logique - la communication officielle des armées ne mette pas en lumière l'action des forces spéciales françaises au Levant, au contraire des frappes aériennes ou des artilleurs sur canons CAESAR, on estime la présence au sol sur ce théâtre à tout de même quelques centaines d'opérateurs. On trouve au sein de la Task Force "Hydra" des formateurs côté irakien notamment, mais aussi, bien plus discrètement, des hommes en appui des forces kurdes.
Les réseaux open source (ou même plus rarement des médias français ou étrangers) ont même parfois laissé passer quelques images, volées ou pas, de français en Irak et Syrie. Je pense ici aux images du missile Javelin, ou encore des blindés Aravis cette année. 

Les forces spéciales françaises n'ont probablement jamais été autant engagées que ces dernières années, payant le prix du sang à plusieurs reprises. Si l'engagement, et les pertes (6 chez les FS), sont plus visibles au Sahel, ce décès nous montre bien que la bataille contre le groupe état islamique est encore loin d'être arrivée à son terme. Attention de ne pas oublier cette donnée.

"Au delà du possible". Voilà la devise du 13ème Régiment de Dragons Parachutistes, l'une des unités les plus discrètes des forces spéciales terre. Spécialisés dans le recueil de renseignement, ce régiment est présent simultanément sur tous les théâtres, connus ou moins connus.
Le "13" est basé à Martignas s/ Jalle, près de Bordeaux. Il n'avait plus connu de perte en mission depuis 2009 en Afghanistan. L'adjudant laisse une femme et un enfant.

Pax Aquitania s'associe à la douleur des proches et frères d'arme de l'adjudant. Nous n'oublions pas le travail de l'ombre, si essentiel, de ces unités de forces spéciales.

Image d'hommage par le 13ème RDP, un régiment capable d'agir sur tous les théâtres

vendredi 22 septembre 2017

"Laws of War", le jeu vidéo qui sensibilise au droit des conflits armés


Si l'on parle de guerre et de jeu vidéo, ce n'est pas mentir qu'affirmer que ce dernier est souvent cantonné à son rôle de défouloir en haute définition. Pourtant, les exceptions se multiplient ces dernières années, et la dernière en date, Arma III "Laws of War" vous propose une expérience de la guerre radicalement différente.

Illustrations: captures et images promotionnelles du jeu Arma III Laws of War - Bohémia Interactive.


Nous avons déjà traité sur ce blog de l'importance du média vidéo-ludique  en terme de soft power, notamment avec une série traitant des rapports à la guerre (Histoire, Stratégie, Morale). La puissance de ce marché dont le chiffre d'affaires a largement dépassé celui du cinéma amène à conclure qu'il ne peut plus être marginalisé. Plus qu'un loisir d'adolescent, il s'agit bien là - attention, utilisation d'un néologisme - d'un "influenceur", tout comme l'ensemble des métiers du numérique.

Sur le blog: Quand un jeu vidéo expérimente le désarmement nucléaire total


Le jeu vidéo est déjà depuis de nombreuses années un bel instrument de communication, une chose que l'armée américaine, entre autres, a bien compris. Mais on a pu constater plus récemment la prise en compte de valeurs humanistes, non seulement en terme scénaristique, mais directement dans le game-design des jeux. On pensera ici à Ubisoft Montpellier avec "Soldats Inconnus" qui vous plaçait au centre des horreurs de la Grande Guerre, ou encore au superbe "This War of Mine", où vous incarnez un groupe de civils tentant tant bien que mal (surtout mal) de survivre au milieu d'une ville assiégée, inspirée de Sarajevo.

L'IDAP, l'ONG présente dans le jeu, est fortement inspirée du CICR

L'exercice est aujourd’hui réitéré grâce au partenariat entre le studio tchèque Bohémia Interactive et le Comité International de la Croix Rouge.
Sorti en 2013, "Arma III" s'impose comme la principale simulation militaire sur le marché du jeu vidéo. Mais si le fonds de commerce du jeu de Bohemia Interactive est le conflit armé de haute intensité, son dernier contenu additionnel (ou dans le jargon, "DLC"), "Arma III Laws of War" (les lois de la guerre), en prend le contre-pied total.
En effet, vous voici dans la peau d'un démineur, ancien marines américain, appartenant maintenant à l'International Development & Aid Project (IDAP), une ONG spécialisée dans l'urgence humanitaire en temps de guerre, ou ici en l’occurrence, dans le post-conflit.


Direction la Méditerranée Orientale

Le théâtre très bucolique de la campagne 

Nous sommes en 2035, un an après le traité de paix de Jérusalem, qui a mis fin à la guerre sur l'île d'Altis, un république de Méditerranéen orientale. C'est parti donc pour quelques heures sous le soleil de la garrigue, dans la peau de Nathan MacDade, démineur de l'IDAP.
Sous le soleil, c'est vite dit, car tout est fait pour vous mettre dans une ambiance assez froide, afin de mieux conter les horreurs de la guerre.

Et des personnages, vous allez en réalité en incarner plusieurs, le scénario étant construit autour d'une discussion avec une journaliste, et de flashbacks qui vont tenter de reconstituer toute une séries d'événements meurtriers ayant touché un petit village, qui fut un an plus tôt le dernier bastion des insurgés.

Ce même village va connaître l'horreur de la guerre civile.

Le cadre même de la campagne solo est celui d'un CANI, ou conflit armé non-international, afin de coller au mieux à notre cadre géopolitique actuel. Le jeu original mettait en scène un coup d'Etat militaire dans une île fortement divisée de Méditerranée Orientale, tiraillée entre l'influence de l'OTAN, et de la puissance dominante du Moyen-Orient (dans ce monde, en 2030, la Turquie s'est effondrée et l'Iran domine le Proche et Moyen-Orient).

Une guerre civile éclate, avec diverses ingérences américaines et iraniennes, qui rendent la situation particulièrement tendue. A ma connaissance, aucun jeu vidéo n'avait su avant Arma 3 faire écho à la complexité des interventions modernes.

L'initiative de Bohémia Interactive est rendue possible par les innombrables subtilités permises par le moteur du jeu et l'éditeur de scénarios.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la société réalise un grosse partie de son chiffre d'affaires grâce à la version professionnelle de son simulateur, utilisée par de nombreuses forces militaires, notamment par l'Armée de Terre française.

La possibilité d'inclure dans un exercice de simulation, par exemple des ROE (règles opérationnelles d'engagement), qui ne peuvent à notre époque se concevoir sans prendre en compte le droit international, représente une belle plus-value au sein d'un outil de formation... ou même pour des joueurs qui désireraient respecter le réalisme d'une opération militaire contemporaine dans une expérience "role play".

Un tuto est même proposé, résumant les grandes règles du droit des conflits armés.

Bien évidemment, tout cette complexité et le message que veulent faire passer les développeurs se ressentent dans le gameplay. Vous allez en désamorcer des mines ! Ici, peu de fusillades hollywoodiennes à la Call of Duty, hormis dans des cas très précis que nous allons détailler.

Vous êtes ici pour détecter, et déminer le village d'Oreakastro qui fut le cœur d'une bataille intense entre loyalistes et insurgés. L'endroit est en effet truffé de mines et sous-munitions non-explosées, qu'il vous faudra désamorcer.
Si bien des aspects sont présentés, celui des mines et sous-munitions est le plus mis en avant. Le jeu se charge de vous rappeler à plusieurs reprises qu'il subsiste 110 millions d'unités actives dans le monde, qui font chaque année près de 5000 blessés ou tués.

Le village d'Oreokastro fut le théâtre d'affrontements sanglants.

Un an après la fin du conflit, les forces américaines sont présentes sur l'île d'Altis.

A la guerre, rien n'est pas blanc ou noir

Comme on ne pouvait décemment vous mettre au milieu d'un simulateur de déminage, les ressorts du scénario vont vous faire revivre chaque étape qui a mené à la tragédie du village, aujourd'hui en ruine et abandonné par ses habitants.

Sans révéler l'intrigue, vous aurez l'occasion d'expérimenter le largage d'aide humanitaire, la vie d'un mouvement insurgé, des opérations spéciales (JTAC), ou encore une retraite désespérée face à l'intervention finale (et tardive) de la communauté internationale.

Et tout est fait pour que chaque camp ne soit ni tout blanc, ni tout noir. Qui des forces spéciales américaines ou iraniennes a commandé cette frappe aérienne dévastatrice ?
L'utilisation par les loyalistes d'armes interdites contre les forces d'intervention de l'OTAN est-elle justifiée par la légitime défense ?
Les insurgés ont-ils eu raison de recourir à des procédés non-conventionnels, de se cacher au milieu de la population, d'utiliser les moyens matériels d'une ONG ?

Les insurgés emploient des drones piégés. Tout comme Daesh aujourd'hui.

De surcroît, certaines mécaniques de gameplay vont vous mettre devant des situations quasi-impossibles à trancher. Un exemple: une mission vous met dans la peau d'un civil au milieu des combats entre insurgés et loyalistes. Votre réflexe de joueur va naturellement vous pousser à vous saisir d'un arme. PAUSE: le jeu vous indique alors qu'au regard du droit, vous êtes désormais susceptible d'être considéré comme un insurgé. Vous êtes désormais une cible pour les loyalistes, mais rien ne vous obligeait à prendre part au combat.

Ce type de subtilités donne à l'aventure une certaine saveur. On ne se contente pas de courir vers le combat. On s'interroge.

Si le DLC ne brille pas par sa durée de vie, les 10 euros investis en valent tout de même largement la peine.
D'une part, parce que la moitié des bénéfices effectués par Bohemia Interactive sur les ventes du DLC sera reversée au Comité International de la Croix-Rouge (CICR). D'autre part, car on peut imaginer que cet effort de sensibilisation, ainsi que l'expérience émotionnelle ressentie dans la campagne, motiveront la très dynamique communauté de moddeurs qui fait la force d'Arma III, à poursuivre l'expérience à travers des scénarios encore plus poussés. En ce sens, l'extension rajoute à l'éditeur de mission du jeu original de nombreux contenus tels que des services de secours, des journalistes, divers drones d'assistance, de déminage...

On notera cependant qu'un gros aspect de ce que pourrait être un conflit armé en 2030 est occulté, celui des SALA (systèmes d'armes létaux autonomes), les fameux robots tueurs. Un comble quand on sait que le jeu de base contient déjà une bonne douzaines de drones de combats aériens ou terrestres ! A creuser donc.


Arma III Laws of War se présente donc comme une initiative extrêmement intéressante de promotion intelligente du droit international humanitaire. Le jeu ouvre la porte à des perspectives étonnantes. Les retours critiques des joueurs depuis la sortie du DLC début septembre démontrent de plus un réel succès d'estime, qui semble susciter leur intérêt pour ces questions. La mission est donc accomplie !

Le jeu vous demande régulièrement de faire des choix. Ici, qui jugerez vous responsable des exactions ? L'OTAN, l'Iran, les loyalistes, les insurgés... ou tout le monde.

De vos choix dépendra le contenu de l'article délivré à la fin de la campagne.


jeudi 21 septembre 2017

Cité de l'aéronautique en Aquitaine, ça se précise...


Après la cité du vin, et bientôt une cité du numérique, et même un musée de la mer et de la marine prévu l'an prochain... l'agglomération bordelaise, forte de son histoire industrielle, se devait de projeter la construction d'une cité de l'aéronautique. Le projet se concrétise désormais, et devrait voir le jour en 2020.

Illustration: le CAEA sur la BA 106 - ville de Mérignac


Le journal Sud-Ouest précise dans son édition du 15 septembre que le grand projet de cité de l'Aéronautique est désormais sur les rails. Si l'on sait à peu près à quoi cette dernière va ressembler, l'incertitude demeure encore sur sa localisation. 

Peut-être le savez-vous déjà, mais la superbe collection d'aéronefs (une cinquantaine d'appareils tout de même, dont notamment la plupart des chasseurs Dassault Aviation) du Conservatoire de l’air et de l’espace d’Aquitaine n'est plus accessible au public depuis 2011. Situé dans un hangar de la base aérienne 106 à Mérignac, l'installation est devenue trop dangereuse en terme de normes de sécurité pour accueillir les amateurs. Ou en de très rares occasions comme lors de ces journées européennes du patrimoine.

Il était donc, vraiment, temps de reprendre en main cette collection afin que ce formidable patrimoine ne risque pas de finir sous une couche de poussière.

C'est pourquoi une étude de faisabilité a été confiée à Aérocampus Aquitaine, que son Directeur Jérôme Verschave devrait remettre avant la fin de l'année. Mérignac, avec son projet d'optimisation de l'aéroparc, apparaît à ce jour comme grande favorite pour accueillir la cité.
En effet, l'aéroparc, qui a vu l'inauguration fin 2016 du nouveau campus de Thalès, accueillera en 2019 le cluster Bordeaux Technowest dans un nouveau building de 10 000 m². En 2020, c'est une extension de l'Aérocampus de Latresne qui devrait s'installer sur la commune sur près de 40 000 m². Centre de formation, espace consacré à la culture aéronautique avec des expositions des collections du conservatoire de l'air et de l'espace, services d'hôtellerie et restauration, de séminaires professionnels.

C'est dans ce cadre que devrait naître la cité de l'aéronautique, dont le modèle s'inspirerait de la cité du vin. Plus précisément, on parle donc non seulement d'un musée, mais aussi de réalité virtuelle et autres expositions interactives. Pour Jérôme Verschave, il faut penser la cité comme une attraction, et non comme un musée, peut-on lire dans Sud-Ouest.
Il est vrai que l'exemple de la cité du vin (ou même de cap Sciences), avec sa formule ultra moderne, rencontre un succès certain auprès du grand public, avec 450 000 visiteurs/an.

Attention, cette cité de l'aéronautique demandera un investissement de 70 millions d'euros. Selon les porteurs du projet dans Sud-Ouest, les grands industriels du privé pourraient largement aider à réunir ce capital. C'est une somme qui permet de nourrir des ambitions certaines. En comparaison, la cité du vin a demandé un investissement de 81 millions d'euros.



Une bataille entre Mérignac et Saint-Jean d'Illac

Mérignac veut donc posséder cet écrin sur son aéroparc. Une vitrine de l'aéro à deux pas du Campus Thalès, des usines d'assemblage du Rafale... rien de plus logique me direz-vous.
Sauf que l'incertitude demeure encore sur la future localisation de la cité. La raison, c'est que la commune de Saint-Jean d'Illac (sur la même circonscription c'est à noter), par le biais de son maire Hervé Seyve, s'était dès le départ positionnée pour accueillir l'installation, il y a deux ans. Un terrain de 14 hectares est même déjà réservé.

Mais depuis, Mérignac et son statut de "capitale aéronautique" sont entrés dans la danse.

De plus, dans le journal Sud-Ouest, Jérôme Huret, président du CAEA, semble mettre en avant l'ampleur de l'étude réalisée par Aérocampus, dont le coût est "considérable": 180 000 euros, dont 70 000 financés par Mérignac.
En lisant entre les lignes, on comprend vite que le train est lancé à grande vitesse, destination l'aéroparc de Mérignac.

Le Conservatoire de l'aéronautique et de l'espace d'Aquitaine se prononcera après les conclusions de l'étude de faisabilité.

Nous en reparlerons ici très vite. 


mercredi 20 septembre 2017

Hommage aux nurses américaines de la Grande Guerre


A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, la Maison de Santé Protestante Bordeaux-Bagatalle et l’Institut de Formation Florence Nightingale Bagatelle ont organisé une cérémonie mardi 19 septembre dans les jardins de la Fondation à Talence (33) pour rendre hommage aux Nurses américaines.

Source et Photos - Etat Major de Zone Sud Ouest

Une prise d’armes interalliées où la base aérienne 106, n’a pas hésité à participer, aux côtés des américains, avec la présence de la Musique des Forces Aériennes et d’un piquet d’honneur (photos ci-dessous).

278 infirmières américaines sont décédées en service commandé pendant la Première Guerre Mondiale. Le mémorial vivant de l'école Florence Nightingale leur est dédié.

L'Institut de Formation Nightingale Bagatelle (IFNB) assure depuis 1884 la formation initiale des infirmiers et, depuis 1967, la formation initiale des aides-soignants.Il dispense par ailleurs des formations préparant aux concours infirmier et aide-soignant.
Le nom Nightingale a été donné en 1918 en mémoire de Florence Nightingale qui a permis aux soins infirmiers d'accéder à leur dimension professionnelle. La reconnaissance de « l'art de soigner », comme nécessitant une formation de haut niveau, est toujours et encore ce qui anime les orientations pédagogiques de l'école.

Pour rappel, l'institut Jean Moulin propose cet automne à Bordeaux une exposition sur l'intervention américaine de 1917.