mardi 21 novembre 2017

La FREMM Provence en escale à Bassens du 23 au 26 novembre !


Evénement et pas des moindres entre ces 23 et 26 novembre. La frégate multimission "Provence" fera escale au Port de Commerce de Bassens. C'est la seconde fois qu'un bâtiment de combat de dernière génération remonte l'estuaire de la Gironde depuis la FREMM "Aquitaine" en 2013.  La frégate ne pénétrera cependant pas cette fois-ci dans le Port de la Lune, à Bordeaux.

En image ci-dessus, la FREMM Provence (au premier plan) de la Marine Nationale aux côtés du HMS Defenders de la Royal Navy en février 2016.


C’est un véritable fleuron de la Marine Nationale qui jeudi 23 novembre à 9h00 du matin accostera au Port de Commerce de Bassens. La Frégate Multimissions ( FREMM) PROVENCE sera en escale au port de Commerce de Bassens jusqu’au dimanche 26 novembre (10h00 ).
Pas d'ouverture au public (à ma connaissance) mais plusieurs événements dont une cérémonie de remise du fanion à la préparation militaire marine de Bordeaux à bord, samedi 25 novembre, que je devrais avoir le plaisir de suivre.

Signe du destin, elle accostera à Bassens, à deux pas du site de démantèlement du croiseur Colbert, actuellement en cours.
Depuis 2013, aucun bâtiment de combat de ce tonnage n'était arrivé jusqu'à Bordeaux. Cette même année, nous avions eu la chance de voir la FREMM Aquitaine et la frégate Latouche-Treville.

La Provence est la deuxième frégate anti-sous-marines du programme FREMM lancé par la France et l'Italie. Sa construction par Naval Group (ex DCNS) a débuté le 15 décembre 2010 aux chantiers DCNS de Lorient. Sa livraison à la Marine nationale a eu lieu en juin 2015.  Son port d'attache est Brest. Elle est commandée depuis le 8 juillet 2016 par le Capitaine de Vaisseau Renaud Annibal.

Les frégates multimission (FREMM) sont le programme phare du renouvellement de la composante frégate de la Marine nationale. Les FREMM sont conçues pour assurer des missions telles que la maîtrise d’une zone d’opérations aéro-maritime, les luttes antinavires, anti-sous-marine et anti-aérienne, la frappe dans la profondeur avec le missile de croisière naval et le soutien et l’appui des opérations de projection.

La 5ème FREMM "Bretagne" réalise actuellement ses essais, elle sera remise à la Marine Nationale début 2018 pour une mise en service la même année. Elle rejoindra l'Aquitaine, la Provence, la Languedoc, et l'Auvergne. La Normandie suivra en 2019, puis l'Alsace et la Lorraine en 2021 et 2022.

Deux pays étrangers possèdent des FREMM, il s'agit du Maroc et de l'Egypte.

L'Etat devait à l'origine commander 17 de ces navire de premier rang, chiffre qui tomba à 11 sous Nicolas Sarkozy, puis à 8 seulement sous François Hollande. On sait depuis l'année dernière qu'elle seront rejointes dans les années 2020 par leurs petites sœurs, les fameuses FTI "Belh@arra", qui ont des arguments offensifs séduisants (construits pour l'export) mais un tonnage inférieur à la FREMM (4000 tonnes contre 6000) et une carence dans le domaine des missiles de croisière. 

Lire sur le blog: la FTI "Belh@rra", nouvelle frégate de la Marine Nationale


Ceci-dit, des voix s'élèvent toujours pour réclamer, avec la hausse promise des budgets, la commande de FREMM supplémentaires.

Sources: Marine Nationale


lundi 20 novembre 2017

3ème édition des Talents Nouvelle-Aquitaine de l'aéronautique et de l'espace


Les Talents Nouvelle-Aquitaine de l'aéronautique et de l'espace reviennent cette année encore. L'événement co-créé par La Tribune et l'association BAAS verra sa 3e édition se dérouler le 6 décembre, au sein de la CCI de Bordeaux place de la Bourse.

Reconnue pour ses compétences dans les industries aéronautique et spatiale et remarquable pour sa dualité civile/militaire, l'Aquitaine regroupe en son sein une filière riche et dynamique. La Tribune et l'association BAAS (Bordeaux Aquitaine aéronautique et spatial), qui regroupent les principaux industriels de la filière, s'associent à nouveau pour mettre en valeur la richesse de cet écosystème et la variété des métiers qu'il propose. La 3e édition des Talents aquitains de l'aéronautique et de l'espace aura lieu le 6 décembre à Bordeaux Palais de la bourse, à partir de 16h. 
Les Talents de l'aéronautique et de l'espace visent à valoriser les métiers de la filière aéronautique et spatiale au travers des personnes qui les exercent. L'événement a pour objectif de mettre en lumière des salariés qui se sont distingués au cours de leur carrière, que cette dernière soit déjà longue ou encore très courte, et susceptibles de faire naître des vocations. Les Talents mettent également à l'honneur les entreprises qui les emploient et les écoles et centres de formation qui les ont formés.

Programme (source La Tribune):

16h45
Conférence d'Alain Charmeau, PDG d'ArianeGroup, grand témoin de cette édition

17h
Table ronde : "L'industrie 4.0 aéronautique et spatiale de la Nouvelle-Aquitaine" avec:
  • Christophe Betencourt, directeur du site de Mérignac de Stelia Aerospace
  • Christophe Chartier, PDG d'Immersion
  • Olivier Horaist, directeur industriel et achat de Safran
  • Jean Sass, directeur général système d'information de Dassault Aviation
  • Patrick Seguin, président de la Chambre de commerce et d'industrie Bordeaux Gironde

18h
Remise des prix dans les catégories suivantes:
  • Etude, recherche et développement, conception, essais 
  • Fabrication de pièces, montage et assemblage de systèmes, sous-ensembles et équipements 
  • Maintenance des matériels et systèmes aéronautiques et spatiaux
  • Fonctions supports, Achats, logistique, gestion des ressources, relation client

Parallèlement, un Village des startups permettra au public de découvrir les dernières innovations portées par les jeunes pousses de l'aéronautique et de l'espace.


vendredi 17 novembre 2017

Nouveau Président et projets en cascade pour Aerocampus


Le 14 novembre avait lieu l’assemblée générale d'Aerocampus, modèle de la formation aux métiers de l'aérospatial qui s'est imposé comme référence mondiale. Après 6 ans à son poste, le général Denis Guignot cède sa place de Président à Jean-Luc Engerand, directeur des programmes du groupe Safran. Au programme, des projets plus ambitieux que jamais.

Photo: l'assemblée générale d'Aerocampus, ce 14 novembre. Photo Aerocamps Aquitaine


Il n'est plus un secret aujourd'hui que le pari tenté par la Région Aquitaine en 2011, lorsqu'elle repris le site DGA de Latresne sur la rive droite bordelaise, s'est transformé en success story. Aerocampus Aquitaine forme désormais 270 élèves par an et a obtenu en 2016 100 % de réussite aux bac et BTS, dont plus de 82 % de mentions. Plus de 300 salariés travaillent sur le site, dont 70 personnes directement pour Aerocampus. Grâce à la diversification, le budget annuel atteint aujourd'hui les 10,5 millions d’euros, avec 25% de financement public, chiffre en baisse.

Aerocampus s'est de plus largement internationalisé. Nous en avons déjà parlé sur ce blog, la structure travaille sur la formation des mécaniciens qataris dans le cadre du contrat Rafale avec ce pays.
On trouve aussi des antennes Aerocampus en Suisse (Swiss Aerocampus), et bientôt en Inde à Hyderabad.

Sur le blog: L'écosystème du Rafale s'engage pour le « Make in India »



Si le très actif Jérôme Verschave demeure Directeur, un nouveau Président entre donc en fonction.  Polytechnicien, diplômé de l’Ecole nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace, Jean-Luc Engerand est investi dans le projet Aerocampus Aquitaine depuis ses débuts. Il a également été président de BAAS (Bordeaux Aquitaine Aéronautique & Spatial).
Entré en 1986, comme chef du département "calculs" à Messier-Bugatti, il est PDG de Snecma Propulsion Solide de 2007 à 2012, puis directeur général délégué d’Herakles de 2012 à 2013. Jean-Luc Engerand assure depuis la direction  des programmes du groupe Safran, poste qu'il quittera tout prochainement.


Des investissements à la chaîne 

Après avoir investi 26 millions d'euros pour la rénovation de son site historique de Latresne, Aerocampus lance une nouvelle tranche d'investissement d'un montant de 18 millions d'euros sur 4 ans.
250 000 euros vont d'ores et déjà vers le lycée Dupérier à Saint-Médard en Jalles, où 630 m² servent depuis la rentrée à former 15 stagiaires de l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) dans le cadre d'un CQPM (certificat de qualification professionnelle) câbleur intégrateur.
C'est cet espace que vous voyez sur la photo illustrant cet article, avec l'avant d'un Airbus A320 et bientôt apprend t-on, un fuselage de Falcon 900.

Ces 18 millions serviront également à raser puis reconstruire de vieux bâtiments à Latresne, dont un pôle avionique de 2000 m²; ou à développer le "Drone Campus" avec la création de volières à drones, d'un banc d'essai, et d'ateliers équipés notamment d'une imprimante 3D.

Un projet qui attire l'attention, est ce partenariat avec Dassault Aviation pour le développement de l'inspection des avions par des micro-drones autonomes. C'est aussi le rôle du campus, outre la formation, favoriser l'innovation dans le monde de la maintenance.


La future cité de l'aéronautique devient le projet "Tarmaq"

L'investissement sur le lycée de Saint-Médard n'est que la partie embryonnaire d'une plus large implantation sur la rive gauche, et principalement, sur l'aéroparc de Mérignac.
La pierre angulaire de cette ambition, c'est "Tarmaq", ou autrement dit la cité de l'aéronautique, dont on parle de plus en plus comme le grand projet de l'agglomération pour l'année 2020. Aérocampus a été mandaté dans le cadre de l'Opération d'intérêt métropolitain.

On ne parle plus ici seulement d'un musée, mais quasiment d'un parc d'attraction (et hôtelier) capable d’attirer 200 000 visiteurs par an. Le modèle à Bordeaux, c'est bien sûr désormais la cité du vin et ses 425 000 visiteurs annuels.
Il faudra mobiliser entre 80 et 90 M€ pour pouvoir faire sortir de terre cette cité qui occupera 60 000 m² sur un terrain de 12 Ha en plein cœur de l'aéroparc de Mérignac.

Si le projet est validé en cette fin d'année, l'inauguration sera espérée en 2021.


jeudi 16 novembre 2017

Les Emirats Arabes Unis confient à Dassault la rénovation de leurs Mirage


Les Forces armées des Émirats Arabes Unis ont annoncé lors du Dubaï Air Show 2017, mardi 14 novembre, leur intention de signer avec Dassault Aviation un contrat de modernisation de leur flotte de Mirage 2000-9. L'opération concerne une soixantaine d'appareils.

On ne le répétera jamais assez: pour une puissance comme la France, fournir (vendre) un système d'armes, c'est conclure un partenariat stratégique sur des décennies. Un partenariat qui liera vos forces armées avec celles de votre client/allié (formation, entraînements) ainsi que vos industriels pour qui les retombées économiques seront fructueuses sur le long terme.

Un principe encore une fois vérifié avec le choix des EAU (qui viennent d'annoncer l’achat de deux Corvette Gowind auprès de Naval Group) de se lancer dans la modernisation de leur - très belle - flotte de Mirage 2000-9. Ce contrat, encore non chiffré, est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros.

Dassault Aviation se félicite évidemment de cette décision, et rappelle via son PDG Eric Trappier, que l'entreprise, « partenaire sans faille des Émirats Arabes Unis depuis plus de 40 ans, est pleinement engagée à répondre aux besoins opérationnels et à soutenir les défis stratégiques des forces aériennes émiriennes lors des prochaines décennies».
Thales Group, spécialiste de l'avionique et des équipements, devrait probablement intervenir dans ce deal, comme il l'a fait pour la modernisation des Mirage 2000 indiens.

Ce contrat pourrait fournir, du moins dans un premier temps, de l’activité à plusieurs sites français de Dassault et Thalès, là encore en se basant sur l'expérience indienne.

Il faut noter que les Mirage 2000-9 des EAU sont des appareils déjà très évolués et performants. Ils ont participé aux opérations en Libye en 2011, aux côtés des français, et sont partie-intégrante depuis 2015 de la coalition arabo-musulmane agissant dans le conflit au Yémen.

Question: cette modernisation, qui devrait prendre des années, signe t-elle le glas du contrat Rafale qu'on espérait aux EAU, pour 60 appareils justement, soit le nombre de Mirage 2000 concernés ? Ces Mirage commandés en 1998 sont d'ailleurs loin d'être à la retraite, mais on avait pu évoquer début 2017 une revente de certains d'entre eux à l'Irak. Plus de nouvelles depuis.
De plus, à Washington, l'administration Trump vient d'autoriser les EAU à recevoir des renseignements officiels sur le F-35.... Ce qui n'est pas vraiment un bon signe.

Lire sur le blog: Le F-35 bientôt dans le Golfe Persique ?



mercredi 15 novembre 2017

Colloque "La société française en guerre 1914-1918"



Colloque "1914 – 1918, la société française en guerre. Nouveaux regards, nouvelles approches"
Musée d'Aquitaine. Jeudi 16 Novembre 2017, 09:00 - Vendredi 17 Novembre 2017, 09:00.
Dans le cadre de l'exposition "1917. Voilà les Américains !" présentée au Centre Jean Moulin
Ce colloque s'inscrit dans le cadre des manifestations scientifiques organisées à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale et accompagnant l'exposition "1917. Voilà les Américains !", que consacrent le Centre national Jean Moulin et la ville de Bordeaux à l'arrivée des troupes américaines à Bordeaux et dans les communes limitrophes. 
Si les mobilisations militaires, et leurs implications économiques et politiques en France ont été largement étudiées, les perceptions mentales qu'ont les français des changements, sociétaux, culturels, politiques et économiques qu'induit le conflit au sein d'une société encore traditionnelle, ainsi que les modifications de paradigmes qu'elle entraîne, le sont encore peu ou de manière dispersée. 
Moment d'ouverture à tous les publics et discussion, ce colloque ainsi que les manifestations qui l'accompagnent, se proposent d'étudier cette question au regard des plus récents travaux