vendredi 20 juillet 2018

Safran dévoile à Pau un banc d'essai révolutionnaire


A Pau, l'un des centres mondiaux de la motorisation pour hélicoptère, Safran Helicopter Engines (ex-Turbomeca) a réalisé le premier essai au sol d'un système de propulsion distribuée hybride électrique. 
Dans le civil comme dans le militaire, ce type de système préfigure l’avènement d'une nouvelle famille de voilures tournantes.

Photo: le ban d'essai de Safran HE à Pau - Photo Remy Bertrand/Safran


Communiqué du 19 juillet 2018, aéroport de Pau-Pyrénées:

Safran franchit une étape dans la propulsion hybride électrique, avec le premier essai au sol d'un système de propulsion distribuée. Le test s'est déroulé sur une zone d'essais de Safran Helicopter Engines, près de l'aéroport Pau-Pyrénées, en France.

Dans un système de propulsion distribuée hybride électrique, un turbogénérateur est couplé à des batteries. L'ensemble alimente plusieurs moteurs électriques entraînant des rotors générant l'effort propulsif. La puissance est distribuée sur l'ensemble du système de manière optimale, grâce à un système de gestion de puissance de nouvelle génération. Les moteurs électriques sont pilotés par une électronique intelligente, entièrement intégrée. Durant cet essai, plusieurs modes de fonctionnement ont été testés et validés avec les moteurs électriques alimentés soit par les batteries et la turbogénératrice, soit uniquement par les batteries. La puissance électrique générée par le système a atteint 100 kW.


Cette démonstration réalisée par Safran Helicopter Engines, Safran Electrical & Power et Safran Power Units, avec Safran Tech le centre de R&T du Groupe, s'inscrit dans le cadre de la feuille de route de Safran sur la propulsion hybride.

Ce type de système de propulsion devrait contribuer à l'émergence de nouveaux véhicules VTOL (à décollage et atterrissage verticaux) et STOL (à décollage et atterrissages courts), en leur permettant d'accéder à de nouvelles capacités de vol et de nouveaux types de missions.

La feuille de route propulsion hybride électrique de Safran vise une mise sur le marché de ces technologies d'ici 2025.


mercredi 18 juillet 2018

Singapour fête ses 20 ans de présence à Cazaux



Le détachement militaire de Singapour a célébré ses 20 ans d’existence jeudi 12 juillet. La particularité de cet escadron est qu'il est situé depuis 1998 sur la base aérienne de Cazaux.

Images: Armée de l'air, TVBA, Ministry of Defence Singapore.


Jeudi 12 juillet (les 20 ans d'un autre événement), le 150 squadron RSAF (Republic of Singapore Air Force) a célébré ses vingt ans de présence sur la base aérienne 120 de Cazaux.

Pour l’occasion, les grandes autorités, dont le ministre de la défense de Singapour Ng Eng Hen, la secrétaire d’état auprès de la ministre des armées Geneviève Darieussecq, ou encore le Commandant des Forces Aériennes, le général Rondel, étaient présents et ont scellé une capsule temporelle dans laquelle ont été déposés différents objets et souvenirs qui seront découverts par les futurs élèves pilotes singapouriens, dans 20 ans.

Depuis 1998, 190 pilotes de l’armée de l’air singapourienne ont été formés à Cazaux. Une  vraie communauté qui en 20 ans, a parfaitement su s'intégrer à la vie (pas désagréable) du Bassin d'Arcachon.

Pour rappel, si l'Alpha Jet est roi à Cazaux, les singapouriens volent sur M-346.













lundi 16 juillet 2018

Le projet "Tarmaq" de cité de l'aéronautique est lancé


Le projet "Tarmaq", autrement connu sous le nom de cité de l'aéronautique et du spatial, a été lancé officiellement ce 12 juillet. 
Tarmaq sera porté par la Région, la Métropole, la ville de Mérignac, Dassault, Thales, ou encore Sabena Technics. 250 000 visiteurs seront attendus dans ce musée... qui n'en sera pas vraiment un.  

Comme annoncé fin janvier, le projet Tarmaq s'implantera à partir de 2021 en plein coeur de l'aéroparc bordelais, à Mérignac. 

Sur le blog: Le projet Tarmaq se concrétise à Mérignac


Les grands élus de la Région Nouvelle Aquitaine, étaient réunis à la brasserie Chez Lulu à Mérignac jeudi 12 juillet, afin d'annoncer le lancement du projet de cité aéronautique. Alain Anziani, Maire de Mérignac et Vice Président de la métropole, Alain Rousset, Président de Région, ou encore Alain Juppé, Président de la métropole, ont donc signifié à la petite assemblée présente ce jour là, constituée d'acteurs importants de l'écosystème aéronautique, les contours du projet Tarmaq.
Grand de 36 000 m² et basé au plus près des entreprises de l'aéroparc, Tarmaq vise à donner à la métropole bordelaise le site grand public consacré à l'aéronautique et au spatial qu'elle mérite. Tout comme Toulouse.



Le projet ne se définit pas comme un musée, qualificatif qui semble devenir un repoussoir de nos jours... On parlera donc de "Cité des savoirs aéronautiques et spatiaux".

Aussi le but clairement affiché est d'attirer la jeunesse vers les métiers de l'aéronautique (plus d'offre que de demande, un comble). C'est pourquoi 13 000 m² seront consacrés à la formation, soit plus d'un tiers du site.
Dans ce cadre, le rôle joué par les industriels partenaires du projet est amené à être très important. Là encore, on comprend que Tarmaq n'est pas un musée, mais en fait une vitrine pour le secteur.




Outre cette section formation où Aerocampus plantera sa graine, on évoque aussi un parc à thème et un espace patrimoine. Mais quid alors de l'avenir du conservatoire de l'air et de l'espace de la base aérienne 106 et de ses pièces de collection, toujours en perdition ? 

Avec des travaux qui doivent commencer dans 3 ans, Tarmaq est estimé à 80 millions d’euros. Il faudra plus de 200 000 visiteurs par an pour rentabiliser le projet. Il s'agit bien d'un pari. En comparaison, la cité du vin en accueille 450 000.


vendredi 13 juillet 2018

Au Haillan, Ariane Group dévoile "B-Line", sa ligne de production 4.0


Ariane Group inaugurait hier sur son site du Haillan près de Bordeaux une nouvelle chaîne d'assemblage, révolutionnaire. La B-Line (B comme Bordeaux) permettra de tripler la cadence de production des tuyères destinées aux lanceurs Ariane et Vega.

Le groupe Ariane (fruit de la joint-venture entre les activités lanceurs de Safran et Airbus) inaugurait en présence de nombreuses personnalités dont son président Alain Charmeau, et le président de Région Alain Rousset sa nouvelle ligne d'assemblage.

La "B-Line" se déploie ainsi sur 1 600 m² au Haillan près de Bordeaux, et servira à produire les tuyères des propulseurs d’appoint à propergol solide du futur lanceur Ariane 6, et du premier étage du futur lanceur léger Vega C d’Arianespace.


Considérée comme une ligne "4.0" (intégrant les technologie de la transformation digitale), la B-Line a été développée en partenariat avec Clemessy, un spécialiste de la mécanisation industrielle. De façon automatisée, les opérations d’assemblage, de traitement de surface, de bobinage et de collage, seront réalisées en un temps record.

Cet investissement de 20 millions d'euros (et 3 ans de travaux) permettra à partir de 2023 de tripler la cadence de production actuelle des tuyères, soit 34 tuyères par an.


Ce processus de modernisation accompagne tous les secteurs de la production des lanceurs chez Ariane Group, aidant à réduire les coûts en optimisant les process, dans le but de faire face à la concurrence grandissante, et surtout féroce, dans le domaine spatial. Le but final est bien entendu de faire chuter les coûts de lancement, sous peine de perdre en compétitivité. 


mercredi 11 juillet 2018

Sabena prendra en charge à Bordeaux les C-130H de l'Armée de l'air


Sabena Technics assurera à Mérignac une partie du maintien en condition opérationnelle des 14 C-130 Hercules de l'Armée de l'air, a annoncé hier l'industriel spécialiste du MRO.

Ci-dessus: un C-130H de l'Armée de l'air - photo SIRPA AIR


Sabena technics a annoncé hier dans un communiqué avoir été sélectionné par le Service de maintenance du ministère de la Défense (SIAé) pour effectuer une partie des contrôles de maintenance de sa flotte de 14 avions C-130H. 
Pendant quatre ans, Sabena technics effectuera sur son site de Bordeaux une partie des contrôles de type A et B en tant que sous-traitant de l'AIA de Clermont-Ferrand. Le premier avion est attendu cet automne. 

Sabena Technics, modèle d'entreprise aéronautique à plus d'un titre, avait déjà obtenu l'année dernière un contrat pour la formation des techniciens C130H "B1" et "B2" du SIAé ainsi que, en janvier dernier, un autre contrat pour la fourniture du stock initial, ainsi que la fourniture de pièces détachées et de consommables dans le cadre du soutien logistique de la flotte d'Hercules (sur le site de Clermont-Ferrand et sur la base d'Orléans-Bricy). 

Dans le communiqué, Gilles Foultier, vice-président exécutif aux affaires militaires chez Sabena, exprime toute sa fierté: "Nous sommes très fiers d'avoir gagné la confiance du SIAé sur ce marché ! Ce nouveau contrat nous donne l'opportunité de maîtriser tous les aspects d'un tel programme de support complet et d'obtenir, grâce au dévouement de tous les acteurs militaires et civils impliqués, les plus hauts niveaux de disponibilité des avions ".

Si la France attend 4 C-130J de dernière génération (elle en déjà reçu deux), elle doit faire avec la disponibilité chancelante de ses 14 C-130 Hercules entrés en service à partir de 1987. Leur MCO confié ces dernières années au portugais OGMA ne donnant pas satisfaction, le Ministère avait annoncé en 2015 la reprise de cette gestion par le SIAé et un industriel partenaire pour 2018.