vendredi 24 janvier 2020

Policer les quartier populaires ? Conférence le 30 janvier à Bordeaux


>>> Rencontre dans le cadre de la Semaine des Afriques #5 <<<


Comment comprendre que la demande de police soit si forte dans ces quartiers ? Pourquoi, comment et à quelle conditions les gouvernements délèguent ou déchargent leurs fonctions régaliennes à des organisations ? Quel est le rôle de ces organisations dans l’identification des menaces dans le quartier ? Le recours à la violence se manifeste-t-il de la même manière lorsqu'elle est autorisée et interdite ? Les formes de planification urbaine façonnent-elles les pratiques policières ?

Toutes ces questions seront abordées par l'historien et politiste Laurent Fourchard, enseignant-chercheur à Sciences Po Bordeaux / LAM - Les Afriques dans le Monde. A cette occasion, il nous présentera son dernier ouvrage "Trier, exclure et policer. Vies urbaines en Afrique du Sud et au Nigeria" (Presses de Sciences Po, 2018), dans lequel il montre combien les quartiers populaires de Johannesburg, du Cap et de Lagos sont délaissés par la police occupée à des taches jugées plus importantes, et déchargées à des organisations légitimes aux yeux des résidents. L’autonomie et l’hétérogénéité de ces groupes qui font la police ont cependant des effets considérables sur la construction des menaces criminelles et délinquantes, sur les usages de la violence et sur la circulation des résidents.

Virginie Malochet, sociologue à L'Institut Paris Region, sera invitée à réagir à son propos sur la base de ses enquêtes franciliennes sur la participation citoyenne en matière de sécurité en Ile-de-France et dans les quartiers HLM. Le sociologue Thierry Oblet, enseignant-chercheur à l'Université de Bordeaux / Centre Emile Durkheim, spécialiste de la sécurité urbaine en France, sera chargé d'animer cette rencontre.

> Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles ; inscription souhaitée via ce lien : http://bit.ly/2QCT1yr

+ infos sur le site : http://bit.ly/2QWjZjG

Partenaires : Institut des Afriques, Bordeaux Métropole, Ville de Bordeaux, Musée d'Aquitaine.


Source: page Facebook de l'événement.


lundi 20 janvier 2020

Début des évaluations en Finlande pour le Rafale


La Finlande mène actuellement une campagne d'évaluation qui voit défiler les candidats au remplacement des avions de chasse F/A-18C/D de ses forces aériennes. Et cette semaine, c'est au tour du Rafale de s'exprimer ! Un marché de 64 appareils et 11 milliards de dollars est en jeu. 

Ci-dessus: Un Rafale de l'Armée de l'air devant un F-18 finlandais lors de l'exercice Ace 2017 - photo Jean Luc Brunet/Armée de l'air


Avec la Suisse, la Finlande est le second marché européen actuellement visé par Dassault Aviation pour son chasseur Rafale.
Helsinki doit en effet renouveler sa flotte d'avions de combat, constituée de 64 Boeing F/A-18C/D, et ce à partir de 2025. Le marché est estimé à 11 milliards de dollars.

Les principaux et "traditionnels" challengers en occident se sont déclarés candidats pour ce marché conséquent: on retrouve ainsi le Rafale donc, le F/A-18 E/F Super Hornet de Boeing, le F-35 de Lockeed Martin, le Gripen de Saab, et l'Eurofighter d'Airbus

Constituant une première phase de sélection (sur 3), ces tests de performance grandeur nature se déroulent en janvier et février 2020. Ce « HX Challenge » se déroule sur l’aéroport Satakunta de Pirkkala. 
Les conditions hivernales font bien sûr partie intégrante du processus. On se souvient d'ailleurs que le Rafale était allé se frotter au climat scandinave il y a un an pour divers essais.

Au programme, combat aérien, missions air-sol, anti-navire, ou de reconnaissance... avec la participation des forces finlandaises, qui pourront juger des capacités des concurrents par temps froid, y compris en ce qui concerne la maintenance.

C'est l'Eurofighter qui fut le premier à inaugurer le HX Challenge, suivi du Rafale cette semaine. Puis ce sera le tour, dans l'ordre, du Gripen, du F-35, et enfin du Super Hornet.

Européenne, frontalière de la Russie, la Finlande est un marché remarquable pour l'industrie française, qui pourrait bien jouer sur le levier géopolitique. Comment imaginer en effet le F-35 américain équiper une force aérienne à proximité directe de la Russie ?
Il y a quelques mois, Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, se montrait plutôt optimiste sur BFM, incitant à la préférence européenne: « On a les capacités opérationnelles que l'on démontre lors des évaluations en vol. La Finlande est un pays qui est très attaché à l'Europe et nous espérons que le fait d'être dans l'Europe et de contribuer demain à une Europe de la Défense va plutôt nous aider à vendre en Europe plutôt que les américains mais on en est pas sûr et loin s'en faut ».

De notre côté, on regardera particulièrement le cas du Gripen suédois, un concurrent très sérieux sur ce dossier. 

La compétition est lancée. Au Rafale maintenant, de donner forte impression. Toutes les phases d'évaluation doivent se dérouler en 2020. 



La nouvelle rumeur: 48 Rafale pour l'Indonésie ?

Le site de La Tribune lâchait l'info il y a quelques jours, l'Indonésie serait intéressée par 48 Rafale, jusqu'à 4 sous-marins Scorpène et 2 corvettes Gowind.

Une information qui prend par surprise, d'autant plus que la volonté de Djakarta serait de procéder rapidement, dans un contexte stratégique tendu en zone indo-pacifique, avec de nombreux Etats qui s'arment face à la spectaculaire montée en puissance de la Chine sur les plans aérien et surtout naval.

Nous en reparlerons bien entendu si cet intérêt venait à se confirmer dans les prochaines semaines. Il s'agirait évidemment d'un contrat majeur.

On se rappelle néanmoins que pendant longtemps dans la région, la Malaisie fut un candidat crédible pour l'acquisition du Rafale, avant que la conjoncture économique (le prix du pétrole) ne retarde ses plans...


vendredi 17 janvier 2020

Les fondamentaux pour les vœux 2020 aux Armées


Le Président de la République Emmanuel Macron présentait ce jeudi 16 janvier ses vœux aux forces armées. Des engagements renouvelés dans un contexte international et opérationnel difficile.

Deux Rafale pour la mise en scène (sur une base qui n'en héberge aucun), voilà le décor de ces vœux aux Armées pour l'Année 2020. Le Président de la République s'est rendu sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy où, après s'est vu présenté une démonstration dynamique des forces spéciales Air (Caracal du Pyrénées et opérateurs du CPA10), il a prononcé les traditionnels vœux aux forces armées.

Un discours présidentiel sans grande surprise, avec hommages aux hommes et femmes des armées, rappel des engagements budgétaires du gouvernement (2% du PIB pour la Défense en 2025), légitimation des opérations menées, et mise en valeur du multilatéralisme dans une géopolitique aux enjeux des plus tendus.

Peu d'annonces donc, après celles de lundi à Pau sur les renforts envoyés au Sahel, si ce n'est celle du départ du porte-avions Charles de Gaulle pour le Levant jusqu'en avril en appui de l'opération Chammal contre le groupe Etat islamique. Surprenant, car on attendait le porte-avions en Atlantique Nord dès le mois de mars (ce qui est reporté au second semestre) et que l'activité de Chammal devient famélique en Irak. Mais le déploiement d'un porte-avions relève également de la diplomatie... Et les enjeux navals sont importants en Méditerranée orientale.
Aussi, Emmanuel Macron a insisté sur le fort rôle d'escorte des européens dans le groupe aéronaval en 2020.



A Orléans, c'est comme vous l'avez compris l'Armée de l'air qui était à l'honneur cette année, notamment les forces spéciales, le renseignement (ATL2 rénové), ou encore le tout récent Commandement de l’espace (qui lui sera bientôt recentré sur Toulouse). Des unités avec qui le Président a passé du temps durant les présentations.


Les voeux aux Armées 2020 (vidéo intégrale), ci-dessous: