vendredi 22 novembre 2019

Les Talents Nouvelle-Aquitaine de l'aéronautique et de l'espace, édition 2019


Les Talents Nouvelle-Aquitaine de l'aéronautique et de l'espace, événement co-créé par La Tribune et l'association BAAS, reviendront pour une 5e édition le 5 décembre 2019.

Reconnue pour ses compétences dans les industries aéronautique et spatiale et remarquable pour sa dualité civile/militaire, la Nouvelle-Aquitaine regroupe en son sein une filière riche et dynamique. 
La Tribune et l’association BAAS (Bordeaux Aquitaine aéronautique et spatial), qui regroupent les principaux industriels de la filière, s’associent une nouvelle fois pour mettre en valeur la richesse de cet écosystème et la variété des métiers qu’il propose. 
L’objectif : mettre en valeur la richesse de cet écosystème et la variété des métiers qu’il propose. La cérémonie de remise des prix accueillera plus de 400 professionnels de la filière. 
Les Talents de l’aéronautique et de l’espace visent à valoriser les métiers de la filière aéronautique et spatiale au travers des personnes qui les exercent. L’événement a pour objectif de mettre en lumière des salariés qui se sont distingués au cours de leur carrière, que cette dernière soit déjà longue ou encore très courte, et susceptibles de faire naître des vocations. Les Talents mettent également à l’honneur les entreprises qui les emploient de toutes tailles (PME, ETI, grands groupes…) et les écoles et centres de formation qui les ont formés.

Les Prix : 4 catégories récompensées
  • Etude, recherche et développement, conception, essais
  • Production, maintenance, méthode
  • Fonctions supports (achats, ressources humaines, relation client, commercial)
  • Prix spécial Alternance
Deux prix seront attribués dans chaque catégorie : l'un pour les ingénieurs et/ou cadres et l'autre pour les techniciens ou opérateurs.

Rendez-vous au Palais de la Bourse le 5 décembre à partir de 16h. Inscription gratuite.


mercredi 20 novembre 2019

L'Union Européenne valide 13 nouveaux et ambitieux programmes de défense


Le Commission Européenne a adopté début novembre une liste actualisée de 13 projets à entreprendre dans le cadre de PESCO, la coopération structurée permanente dans les domaines de la défense et de la sécurité. Après 18 projets validés en mars 2018, puis 18 nouveaux en novembre 2018, cela porte à 47 le nombre de projets en cours.


La PESCO, ou chez nous "coopération structurée permanente", permet aux États membres de l'UE de collaborer étroitement dans le domaine de la sécurité et de la défense. Les États membres désireux et capables de développer conjointement des capacités de défense peuvent choisir d’investir dans des projets communs et d’améliorer la préparation opérationnelle et la contribution de leurs forces armées.

Les projets portant le label PESCO sont un véritable (et nouvel) espoir pour la politique de défense européenne. Si la majorité des projets n'ont pas encore de réalité tangible, le programme dans son ensemble démontre une certaine ambition. 
Surtout, certains de ces nouveaux projets 2019 s'attaquent à des thématiques déterminantes dans le contexte stratégique, que ce soit sur terre, air, mer... dans l'espace ou dans le domaine cyber. C'est notamment le cas du projet phare qui impliquent la France: TWISTER. Ce système de lutte anti-missile (mené directement par la France) doit apporter une réponse à la menace bientôt actuelle des missiles et planeurs hypersoniques.

Nous pourrions également citer la guerre électronique, ou la lutte anti sous-marine, l'intégration du futur drone EUROMALE dans l'espace aérien européen.

Les 13 projets PESCO adoptés en novembre 2019:
  • EU Cyber Academia & Innovation Hub (EU-CAIH), conduit par le Portugal (+ Espagne).
  • Integrated European Joint Training and Simulation Center (EUROSIM), conduit par la Hongrie (+ France, Allemagne, Pologne, Slovénie)
  • Special Operation Forces Medical Training Center (SoMTC), conduit par la Pologne (+ Hongrie)
  • EU Network of Diving Center (EU-NDC), conduit par la Roumanie (+ Bulgarie et France)
  • CBRN Defence Training Range (CBRN-DTR), conduit par la Roumanie (+ France et Italie)
  • Cyber and Information Domain surveillance Coordination Center (CIDCC), conduit par l’Allemagne (+ Tchéquie, Hongrie, Pays-Bas, Espagne).
  • EU Collaborative Warfare Capabilities (ECOWAR) — combat collaboratif, conduit par la France (+ Belgique, Hongrie, Roumanie, Espagne, Suède).
  • Maritime Unmanned Anti Submarine System (MUSAS), conduit par le Portugal (+ France, Espagne, Suède).
  • European Patrol Corvettes (EPC), conduit par l’Italie (+ France).
  • EU Global RPAS Insertion Architecture System, conduit par l’Italie (+ France et Roumanie).
  • Airborne Electronic Attack (AEA), conduit par l’Espagne (+ la France et Suède).
  • Timely Warning and Interception with Space based Theater Surveillance (TWISTER), conduit par la France (+ Finlande, Italie, Pays-Bas, Espagne).
  • Materials & components for Technological EU Competitiveness (MAC-EU), conduit par la France (+ Roumanie et Espagne).

Cela porte à 47 le nombre de projets dans le cadre de la PESCO. 17 premiers projets avaient été adoptés le 6 mars 2018, et 17 autres le 20 novembre 2018.

Les 25 Etats membres participant à PESCO sont: Autriche, Belgique, Bulgarie, République tchèque, Croatie, Chypre, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal. , Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Espagne et Suède. 

Les absents sont le Royaume-Uni, Malte, et le Danemark.

Les 47 projets n'ont pas tous la même envergure, et tous n'iront pas au bout, loin de là. Mais cependant, un bon indicateur de crédibilité est que l'annonce de ces nouveaux programmes européennes ont provoqué des réactions tout à fait "intéressées" à l'OTAN, et à Washington... 

Une dernière info, pour rappeler que Sciences Po Bordeaux organise ces 21 & 22 novembre EUROTEMIS, un colloque sur l'Europe de la Défense. A ne pas manquer ! 


lundi 18 novembre 2019

En images, Volfa 2019 s'internationalise


Du 4 au 22 novembre 2019, le commandement des forces aériennes (CFA) conduit l’exercice VOLFA depuis la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Et comme tous les ans sur ce blog, nous relayons les images de cet exercice exceptionnel.

Source & images: Armée de l'air


Entraînement majeur de préparation au combat, et surtout à l’« Entry Force » (ou entrée en premier), VOLFA mobilise l’ensemble des composantes des forces aériennes. En 2019, l'exercice n'a lieu exceptionnellement qu'une seule fois, mais il est international, avec la participation d'une quinzaine d’aéronefs étrangers et près de 250 militaires britanniques, belges, canadiens, américains, espagnols, portugais et italiens.

On retiendra notamment la présence des Tornado, Typhoon, ou d'un Transall Gabriel et d'un récent C-130H Français.

VOLFA combine des missions de supériorité aérienne, reconnaissance, projection de force et protection des forces déployées. Le scénario de cette édition est particulièrement porté sur la recherche et sauvetage au combat et sur l’appui aérien rapproché.

L'Armée de l'air insiste également sur le fait que pour la quatrième fois depuis l’existence de VOLFA et grâce aux outils collaboratifs mis en œuvre, de nombreux équipages opèrent depuis leur base aérienne de rattachement. Révolutionnaires, ces logiciels (TacView, Jeannette) apportent une plus-value incontestable dans l’entraînement avancé des unités. Ces changements technologiques ont l’avantage de dispenser la délocalisation des aéronefs, assurant ainsi un gain logistique mais également économique considérable.

Florilège ci-dessous. Plus d'images encore sur la page Facebook du CFA.



















vendredi 15 novembre 2019

Shark Robotics livre 3 nouveaux Colossus aux Pompiers de Paris (et recrute)


Shark Robotics a annoncé avoir livré le 7 novembre dernier trois nouveaux robots-pompiers à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Ces nouveaux "Colossus" sont destinés à intervenir dans les travaux du Grand Paris Express. L'entreprise es également lauréate du Total Développement Régional, et recrute ! 

Source: Shark Robotics


Dans un communiqué, l'entreprise basée à La Rochelle indique que ces trois nouveaux robots rejoignent les rangs du Colossus baptisé « Rex » par la BSSP pour « robot d’extinction ».
Livré début 2017 à la BSPP, il avait notamment appuyé les pompiers lors de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en avril dernier. De couleur bleu, blanc et rouge, ces trois nouveaux robots auront pour missions prioritaires le transport de matériels et l’évacuation de blessés lors des travaux du plus grand projet urbain en Europe : le Grand-Paris Express et ses 200 km de lignes automatiques.
« La grande modularité du Colossus lui permet d’être aussi bien déployé dans les incendies que dans le transport de matériels comme l’emport de bouteilles d’oxygènes » a détaillé Jean-Jacques TOPALIAN, co-fondateur de Shark Robotics. « L’objectif demeure d’éloigner l’Homme du risque » a de son côté souligné Cyril KABBARA, également co-fondateur de l’entreprise.

Lire sur le blog: Le Colossus de Shark Robotics, ce "héros"



Outre Paris, on a pu voir le Colossus en service à Bordeaux ou Marseille. Depuis son immense succès médiatique en avril, il intéresse également à l'étranger.

Rappel:
Colossus est un robot de soutien technique polyvalent destiné à intervenir dans les zones à risque. Piloté à distance, il est capable d’évoluer sur tout type de terrain. Il assiste l’homme pour éteindre des feux, transporter des blessés et de l’équipement, effectuer des relevés d’informations et de reconnaissance visuelle (caméra HD 360° avec zoom X30, caméra jour/nuit, caméra thermique, détecteurs NRBC, etc.). Colossus est 100% made in France : sa conception et sa fabrication sont intégralement réalisées par Shark Robotics à La Rochelle. Le produit a été développé grâce au retour d’expérience de la BSPP. 
Colossus est le robot électrique le plus puissant au monde (catégorie 500 kg). Il est doté de batteries haut de gamme fabriquées exclusivement par Shark Energy (société sœur de Shark Robotics). Endurant, Colossus peut tenir jusqu’à 12h en situation opérationnelle. Fabriqué entièrement en aluminium aéronautique et en acier trempé, le robot est totalement étanche et résiste au rayonnement thermique. Il est modulable à souhait : les options (canon à eau, panière de transport de matériel, transport de blessés…) peuvent être inter-changées en moins de 30 secondes sans outil.

Dans la foulée, Shark Robotics annonce avoir été désigné lauréat du Total Développement Régional par le comité d’engagement dans sa séance du 5 novembre 2019 au titre de la création récente de l’entreprise. 
Total Développement Régional propose un appui financier aux porteurs de projets créateurs d’emploi.

Aussi, dans sa stratégie de croissance, Shark Robotics recrute à Aytré (17), en CDI, sur des postes de monteur-câbleur et tourneur-fraiseur.

Outre le marché de la sécurité, ce blog suit particulièrement l'activité défense de Shark, qui devrait notamment avoir des belles cartes à jouer dans les expérimentations menées en France par la DGA (mais également dans des programmes européens de l'EDA) concernant les mules et robots terrestres autonomes.