vendredi 25 mai 2018

RTD poursuit sa mue et devoile son nouveau logo


Marqué par l'abandon de sa mise en vente par Volvo Group, et la perte du contrat du futur véhicule blindé multi-rôles léger (VBMR-L) face à Nexter/Texelis/Thales, Renault Truck Defense entame une mue qui doit le voir rebondir au plus vite. Cela commence par un nouveau nom et un nouveau logo.

Renault Truc Defense devient ARQUUS. L'information lâchée début mai est devenue effective ce 24 mai lors d'une présentation au bois de Boulogne à Paris. L'occasion de révéler le nouveau logo, assez esthétique même si on regrettera le chevron traditionnel de Renault, et son empreinte "french touch". 

RTD/Arquus va devoir se remettre de la perte face à Nexter du contrat VBMR à l'automne dernier, contrat stratégique pour près de 2000 véhicules (VBMR-L et VLTP-P) qui lui aurait assuré des centaines de millions d'euros  de CA d'ici 2030.

Cependant, tout n'est pas perdu, loin de là, avec le futur marché du remplacement des VBL (véhicules blindés légers) par les VBAE qui constituera logiquement une priorité désormais pour l'entreprise. Mais pas au cours de cette loi de Loi de programmation militaire, donc après 2025.

Reste l'export, source de grands espoirs, et les programmes en cours comme le VLTP Non Protégé, successeur du légendaire P4: 4983 exemplaires à militariser avec ACMAT à Saint-Nazaire. Comptons aussi la modernisation des VBL, ou bien sûr la maintenance des VAB...

Rappelons que RTD avait aussi remporté voilà plus de deux ans le contrat de fourniture des véhicules des forces spéciales, les 202 PLFS et 241 VLFS. Ce dernier, le VLFS (Véhicule léger des forces spéciales), était exhibé ce 24 mai dans sa dernière version . Nous la reverrons très certainement le mois prochain lors du salon EuroSatory.
Enfin, toujours sur ce sujet, l’inquiétude est grande depuis plus d'un an, après que les premiers PLFS (Poids-lourds des forces spéciales) n'aient pas du tout répondu aux attentes des régiments. On annonce cependant chez RTD/Arquus que les problèmes de ce dérivé du SHERPA seront bientôt un lointain souvenir...



jeudi 24 mai 2018

Le nouveau C130J de l'Armée de l'air de passage à Mérignac


Le dernier arrivé dans l'Armée de l'air était de passage à Bordeaux en début de semaine. Le premier des quatre C130J commandés par la France en décembre 2015 a transité par la base aérienne 106 de Mérignac, dont le personnel nous offre quelques images.

Images: Aurélie PERROTTE / Armée de l'Air / Défense


Pour les moins connectés, voici les images du nouveau C-130J que l'Armée de l'air a publié sur les réseaux sociaux ce mercredi. L'avion est en fait passé par la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac. 

30 ans après, la France a en effet réceptionné en décembre 2017 un nouveau C-130. Une version modernisée du légendaire Hercules bien entendu, tout juste sortie des usines de Lockheed Martin.

Pour répondre au faible taux de disponibilité de ses flottes de Transall et Hercules, mais aussi en raison des retards capacitaires de l'Atlas A400M, la France avait commandé 4 nouveaux C-130J dans les derniers jours de 2015.
Alors que le second appareil arrivera d'ici l'été, cette commande comprend deux KC-130J à même de ravitailler en vol nos hélicoptères (Caracal seulement, pour l'instant). Ces deux appareils sont eux attendus en 2019.

Ceci dit, on vous laisse admirer la bête. 










mercredi 23 mai 2018

ADS Show fait son lancement en pleine réforme de la maintenance aéronautique


Les organisateurs du salon ADS Show étaient réunis le mardi 22 mai à la Maison de la Nouvelle Aquitaine à Paris, pour présenter les enjeux qui marqueront la tenue du 4ème salon international du MCO aéronautique de défense, les 26 & 27 septembre sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac. 

Commodité oblige, c'est à Paris (mais tout de même au sein de la Maison de la Nouvelle Aquitaine) que se déroulait ce 22 mai la conférence de lancement du salon ADS Show, consacré au MCO aéronautique de Défense, secteur d'intérêt majeur pour les forces armées françaises. Secteur en pleine réforme.

Sur le blog: Création de la Direction de la Maintenance Aéronautique (DMAé)


Autour de la table étaient réunis les 3 grandes familles en charge de la question, à savoir les armées, les collectivités territoriales, et les industriels: l’Ingénieure Générale des Armées Monique Legrand-Larroche, Directrice de la DMAé (direction de la maintenance aéronautique) ; Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle Aquitaine ; et Bruno Chevalier, directeur général du soutien militaire chez Dassault Aviation et président du service client au GIFAS.
La table ronde était animée par le général (2S) Jean-Marc Laurent, Directeur exécutif de la Chaire « Défense & Aérospatial » à Sciences Po Bordeaux, et notamment ex-Directeur adjoint de la SIMMAD. Il est en charge du « ADS Seminar », la partie séminaire du salon qui ciblera plusieurs grandes problématiques du MCO comme la réforme en France, la transformation technologique et numérique, ou encore le MCO comme instrument d'une défense européenne ou levier à l'export.

A noter également la présence de Jérôme Verschave, le directeur d’Aérocampus, venu lui vanter les mérites de la formation dans un secteur où la demande dépasse très largement l'offre, et de madame Marie Récalde, élue à Mérignac, de passage pour insister sur l'importance de la tenue du salon sur cette commune phare de la maintenance aéronautique de défense.


Centre d'attention principal des journalistes présents dans la salle, l’IGA Monique Legrand-larroche reposait les bases de la réforme du MCO, saluant l’effort financier apporté par la LPM (effort porté à 4 milliards d’euros par an pour la maintenance). Elle annonce une DMAé à la gouvernance renforcée, dont les objectifs seront une meilleure planification de la maintenance, et qui devra prendre en compte la révolution technologique et numérique, tout en s’appuyant sur les innovations militaires et civiles.

Si la disponibilité des flottes d’ATL2 et d'A400M est jugée prioritaire, la DMAé compte surtout passer d'une politique de réaction, à une politique d'anticipation. C'est le fameux problème de la gestion des pièces de rechange.

Lire aussi: Quatrième salon ADS Show les 26 et 27 septembre à Mérignac



Il faudra dans ce but responsabiliser les industriels, grâce des contrats de plus longue durée, espérés entre 5 et 10 ans, et basés sur la performance selon la nouvelle directrice de la maintenance aéronautique des armées.

Des industriels qui sont bien conscients de l'importance de cette réforme du MCO, réalisant un partie non négligeable de leur chiffre d'affaires sur la maintenance. D'autant plus qu'ils sont le fer de lance de la transformation digitale. 


Le Président de la Région Nouvelle Aquitaine Alain Rousset se félicitait lui bien sûr du rôle de premier plan du territoire au niveau européen. Celui-ci plaide en revanche pour une horizontalité de l’économie. L’écosystème du MCO ne pourra se développer que si ses acteurs ont des relations d’égal à égal, rompant avec certaines pratiques verticales qui favoriseraient seulement, au final, quelques grands groupes. 
Pour la Région, qui compte déjà beaucoup sur ses start-ups, le but principal est le développement d’ETI (sur le modèle de Sabena) spécialisées dans le MCO.

Rendez-vous donc à la rentrée à Mérignac. 5000 visiteurs professionnels sont attendus.