mardi 19 juin 2018

Le 3/8 « Côte d’or » accueille la Royal Air Force à Cazaux


La base aérienne de Cazaux a accueilli durant deux semaines 4 Hawk  britanniques, accompagnés de leurs 7 pilotes, 3 préparateurs de missions et 18 mécaniciens anglais. L'occasion pour l'escadron 3/8 « Côte d’or » et le 100 SQN de la Royal Air Force de partager leurs expériences et procédures dans leur domaine de compétences très particulier. 

Source et images: Défense Sud Ouest / Armée de l'air


Des anglais sur le Bassin d'Archachon. 4 Hawk appartenant au 100 SQN de la Royal Air Force ont stationné du 24 mai au 8 juin sur la BA 120 de Cazaux, aux côtés de l'escadron 3/8 « Côte d’or » de l'Armée de l'air.
Ces deux escadrons des escadrons « Aggressor », dont le rôle lors des exercices est de jouer le rôle de "RED AIR", la force qui jouera le rôle de l'adversaire.  

L'Armée de l'air détaille 2 missions qui ont illustré tout particulièrement la coopération franco-britannique :
  • Un scénario comprenant 6 avions de transport type C130-C160-A400M, protégés par une dizaine de Rafale et Mirage 2000, attaqués par 6 « Aggressors » composés d’Alphajet du 3/8 et d’Hawk.
  • Un second scénario d’attaque air-sol joué par les pilotes du 3/8 et anglais mettant à l’exercice la défense sol-air et la sûreté aérienne.
Outre ces missions, les deux escadrons constitués d'appareils assez similaires, l'Alphajet et le Hawk, ont également joué les rôles de plastrons transfrontaliers lors de missions de police du ciel, ou encore de close air support lors d’entraînements de JTAC (joint terminal attack controller).

"En entraînement, 70% des missions des Alphajet de Cazaux sont de type défense aérienne, notamment au profit des Rafale de la 30e escadre de chasse de Mont-de-Marsan. Ainsi, les Alphajet ont pour objectif d'obliger les adversaires à pratiquer certaines tactiques. Leur objectif n’est pas de gagner mais d’apporter une plus-value à une mission", peut-on lire sur le site du Ministère des Armées.

Escadron multirôle, le 3/8 « Côte-d’Or » est dédié à l'entraînement au combat des unités opérationnelles et au soutien des forces. Son homologue britannique, le 100 Squadron est amené à réaliser le même panel de missions. Ce partage en français et anglais permet donc, outre de travailler l'interopérabilité, de confronter les méthodes de chacun. 


PS: pour les novices, un moyen très facile de différencier Hawk et Alphajet: ailes basses pour les premiers, ailes hautes pour les seconds ! 














vendredi 15 juin 2018

Le Président Macron visite la base aérienne de Rochefort


Le président de la République, Emmanuel Macron, était hier jeudi 14 juin sur la base aérienne 721 de Rochefort, où il a baptisé une promotion de l'EFSOAA (école de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air). Une visite inédite.

Images: Twitter, France 3.


Accompagné de la ministre des Armées, Florence Parly, le président Emmanuel Macron est arrivé jeudi matin à l'école de formation des sous-officiers de l'Armée de l'Air (EFSOAA) de Rochefort-St-Agnant, où il a assisté à une cérémonie militaire de baptême de promotion, à l'occasion du 40ème anniversaire de la base (vidéo ci-dessous).

Cette promotion 2018 est baptisée "Charles Quette" (du nom d'un as de l'aviation française pendant la Première guerre mondiale).
Elément notable, cette promotion 2018 de l'EFSOAA a eu droit à un passage de la Patrouille de France, directement après La Marseillaise


Emmanuel Macron en a profité pour rencontrer les jeunes sous-officiers en formation. Le président a visité plusieurs ateliers (armement, avionique, électronique).




Pour en savoir plus sur l'EFSOAA: L’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air a pour mission de donner une formation de qualification professionnelle à tous les niveaux (certificats élémentaires et supérieurs, cadre de maîtrise). Tous les ans, ce sont plus de 6000 élèves ou stagiaires qui suivent une formation à Rochefort. La formation comprend :
  • une formation militaire initiale et de perfectionnement pour tous les sous-officiers de l'armée de l'air ;
  • une formation spécialisée pour tous les sous-officiers relevant de certaines spécialités techniques ;
  • des stages d'applications et des formations particulières en réponse à des besoins précis des forces ;
  • des stages de transformation afférents à la mise en œuvre de nouvelles technologies ou à l'évolution même des monographies d'emploi.
L’école des sous-officiers dispense également la formation professionnelle à du personnel spécialiste de l’aviation navale, celle des techniciens des métiers de l'image des armées et de la gendarmerie, ainsi que des formations particulières, notamment pédagogiques. Des stages d'application à la logistique au profit de l'ensemble des officiers des spécialités techniques sont aussi organisés (Source: Armée de l'air).



jeudi 14 juin 2018

Appel à communication - Colloque sur l'IA et les données géospatiales


Les 14 et 15 mars 2019, Bordeaux accueillera le Colloque Comtecdev, consacré aux "Données géospatiales, intelligence artificielle et développement". La Chaire Unesco lance un Appel à communication à destination des éventuels intervenants. 

"Le développement des villes intelligentes, des drones et autres objets connectés permet de collecter une multitude de données qui, une fois traitées, participent à ce qu’il est convenu d’appeler un développement intelligent. Les algorithmes font partie des systèmes qui recueillent et structurent ces informations. C’est d’ailleurs grâce à ces données que les robots collaboratifs, appelés aussi cobots, développent leur champ d’intervention (co-manipulation, exosquelette…). 
Si ces pratiques sont encore balbutiantes dans les pays en développement, des exemples relevés ci et là montrent qu’elles constituent des leviers pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Au-delà de la prouesse technique, ce colloque entend aborder la question de l’appropriation de ces innovations technologiques dans des contextes à faibles infrastructures. Les réflexions peuvent couvrir tous les champs du développement, allant de l’agriculture à la santé, en passant par l’éducation et la production industrielle. 
Il s’agit en réalité de repenser la question de l’intelligence artificielle et des rapports homme-machine qui, bien entendu, sont à définir précisément et à approcher de façon critique et holistique.

Communiqué- Appel à communication (date limite: 20 juin 2018)

OBJECTIFS DU COLLOQUE

Ce colloque prolonge les travaux de la chaire Unesco Pratiques émergentes en technologies de l’information et communication pour le développement et se fixe pour objectifs :
  • d’interroger le développement et l’usage des meilleures pratiques d’intelligence artificielle par les acteurs économiques, publics et civils ;
  • de développer une approche critique de l’intelligence géospatiale, de la robotique collaborative et de l’intelligence artificielle;
  • d’analyser les évolutions des pratiques info-communicationnelles liées à l’usage des machines learning (ou apprentissage automatique).

AXES

  • Approche épistémologique
  • Communication homme machine, robotique collaborative et économie
  • Robotique collaborative et société
  • Robotique éducative
  • Questions éthiques

MODALITÉS PRATIQUES ET CALENDRIER


Consignes scientifiques : Mettre l’accent sur les aspects théoriques, le corpus, la méthodologie, l’état des lieux…
  • Les communications peuvent être proposées en français, en anglais ou en espagnol
  • Réception des propositions de communication (4000 caractères, espaces non compris, plan et bibliographie non compris + nom et adresses électronique et postale)
Date limite de réception des propositions : 20 juin 2018
Propositions à envoyer mar mail à : chaireunescobx@gmail.com
Notification d’acceptation : 5 septembre 2018.
Remise des textes complets (30 000 caractères maximum, notes et espaces compris) : 20 janvier 2019.
Pour consulter et télécharger les modalités complètes : ICI



mercredi 13 juin 2018

Arquus (Renault Trucks Defense) dévoile son 4x4 "Scarabee"


L'industriel français de l'armement terrestre Arquus, anciennement Renault Trucks Defense, profite du salon EuroSatory pour dévoiler son projet SCARABEE. Ce véhicule, qui sera candidat au programme VBAE (Véhicule blindé d’aide à l’engagement) pour l'Armée de terre, concentre une grande partie des espoirs du groupe.  

Illustration: ci-dessus, le Scarabee de Arquus, dévoilé à l'occasion d'EuroSatory.


Après avoir perdu l'importantissime contrat VMBR Léger, remporté par Nexter/Thales/Texelis, Renault Trucks Defense, nouvellement baptisé Arquus, se relance en présentant un nouveau véhicule blindé 4x4.



"Scarabee", c'est son nom, concourra à la succession du Véhicule blindé léger (VBL) qui interviendra aux alentours de 2025 (en attendant, la LPM qui vient d'être votée prévoit la régénération de 730 VBL).
Mais avant 2025, si tout va bien, sera lancé le programme VBAE, Véhicule blindé d’aide à l’engagement, appelé à prendre le relais des vieux VBL dans le cadre de la seconde phase du programme SCORPION.

C'est là que Scarabee entre en jeu. On en sait peu sur ce 4x4 de reconnaissance si ce n'est qu'il offre selon le constructeur, « une ergonomie collaborative et un confort maximal », et peut emporter « une charge utile exceptionnelle », notamment donc, « une puissance de feu puissante et moderne », ce qui demeure très vague, avouons-le.
Autre argument, et non des moindres, sa maintenance simplifiée « le rendra optimal pour les opérations à l’étranger ».

A titre personnel, je ne pourrai à ce stade que saluer les lignes innovantes et agressives de la machine. Enfin un peu de personnalité ! On n'avait pas vu de design aussi sexy depuis le CRAB de Panhard, en 2012. 


Le programme VBAE, dont la cible devrait tout de même atteindre 2000 exemplaires en 2030, est l'un des derniers grands marchés à prendre dans le cadre de Scorpion. Arquus devrait s'y retrouver confronté à Thales et son "Hawkeye", 4x4 blindé choisi par l'Australie, et dont la seule unité de production a été installée par le géant français chez ce principal client, autrement dit, à l'autre bout du monde. Thales serait cependant prêt à relocaliser en France en cas de victoire.

Le Hawkeye de Thalès, ici dans les forces armées australiennes

300 fardiers "Rider" pour les forces spéciales

A noter l'autre info du jour, la commande de 300 fardier "Rider" pour les forces spéciales. Ce petit véhicule du fabricant UNAC est légèrement armé, silencieux, mais surtout aérotransportable par hélicoptère NH90.

Le Rider de UNAC. Safran développe une version autonome que l'on avait pu voir au SOFINS 2017