jeudi 21 juin 2018

Journée Nationale des blessés de l'Armée de Terre


Alors que l'Armée de Terre est lourdement engagée à l'étranger comme sur le Territoire Nationale, elle célébrera ce 23 juin, pour la seconde année consécutive, la "Journée nationale des blessés de l'Armée de Terre". Bordeaux aura sa cérémonie, retransmise en direct aux Invalides à Paris. 

Sahel, Levant, Liban, mais aussi l'opération Sentinelle en métropole... les femmes et hommes de l'Armée de Terre sont aujourd'hui engagés comme rarement. Et le payent parfois au prix de leur chair ou de leur âme. 
La journée nationale du 23 juin est l’occasion de rendre hommage à ces militaires blessés en position de service et de montrer à l’ensemble de nos concitoyens qu’aucun de ces blessés, ou de leur famille, n’est laissé au bord du chemin.

Elle est également une opportunité pour mettre en lumière tous les acteurs qui oeuvrent à leur profit, aux côtés de l’armée de Terre et du Service de santé des armées.

Diverses manifestations sont ainsi organisées simultanément sur l’ensemble du territoire. Quatre d’entre-elles, dont Bordeaux, seront retransmises en direct et en simultané aux Invalides, à Paris, en présence du Président de la République et du Chef d’état-major de l’armée de Terre.

C'est ainsi qu'à Bordeaux, l’Hôpital d’instruction des armées (HIA) Robert Picqué, connu notamment pour traiter le syndrome de stress post-traumatique, accueillera une cérémonie officielle samedi matin (l'accès est néanmoins restreint).
Le médecin-général Moncade, directeur du HIA, ainsi que le général de division Boubée de Gramont* commandant la zone Terre sud-ouest, y prononceront des mots d'accueil. 

Y seront également présentées les mesures du « plan famille » décidées par la ministre des armées et sur le soutien aux blessés en zone sud-ouest.


*La cérémonie d'adieu aux armes de ce dernier se déroule d'ailleurs ce jour à l'Hôtel de ville de Bordeaux.


mercredi 20 juin 2018

Nouvelle étape pour le SCAF Franco-Allemand


La France et l'Allemagne ont signé le mardi 19 juin deux lettres d'intention communes, dont l'une portant sur le système de combat aérien du futur (SCAF). Elle désigne la France comme nation leader du projet destiné à succéder au Rafale et à l'Eurofighter à l'horizon 2040.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel se sont rencontrés ce 19 juin au château de Meseberg, près de Berlin, pour un sommet franco-allemand. Une rencontre préliminaire au Conseil européen de Bruxelles qui portera sur la zone euro, et le projet porté par le couple d'un budget commun.

Mais on attendait également des avancées sur le partenariat stratégique européen entre la France et l'Allemagne. Moins d'un an après l'annonce à l'Elysée d'une volonté commune, et après les avionneurs Dassault Aviation et Airbus, qui avait signé un accord initial de coopération fin avril, les ministres de la défense/des armées française et allemande ont signé le même jour deux lettres d'intention communes, portant sur un futur char de combat, et le système de combat aérien futur.

Lire sur le blog: Dassault Aviation et Airbus, feront le chasseur du futur



Si le char lourd (Main Ground Combat System – MGCS), fruit de l'union de Nexter et KMW, sera à la charge principale des allemands, avec d'ailleurs mention d'un système d’artillerie du futur (CIFS), le programme FCAS (ou SCAF à l'international) avec au centre le futur avion de chasse européen, mais aussi donc, une architecture de systèmes, des drones, ravitailleurs... sera lui conduit par la France, et Dassault Aviation.

La lettre d’intention prévoit le lancement d'ici la fin de l'année 2018 d'une phase d’étude comprenant des travaux d’architecture et le lancement rapide de démonstrations, précise le ministère de la Défense dans un communiqué.
Une politique de démonstrateur, c'était la volonté récemment exprimée par Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation.
L'idée est d'aboutir, vers 2025, à une définition « des concepts à retenir pour le futur système opérationnel »

Bien sûr derrière la volonté politique, il faudra se répartir le poids industriel du programme, dont une grosse partie concernera le futur chasseur, vraisemblablement de 6ème génération. Si Dassault est en position de force, assurant l'avenir de toutes ses équipes pour l'après Rafale, Airbus va chercher à obtenir de belles parts du gâteau de l'autre côté du Rhin. Un véritable défi qui scellera l'avenir de l'Europe de la Défense.

D'autres industriels sont amenés à intégrer le programme. Il faudra notamment se trouver un motoriste. A-t-on encore cette capacité en Europe ?

Autre défi, le(s) programme(s) reste ouvert aux partenaires européens éventuels, ce qui sera une des clés de sa réussite tant commercialement, qu'en termes de stratégie et de souveraineté, face à la concurrence sans merci et déjà présente qu'est celle du F-35 et de son environnement de combat très très exclusif...

Stratégie et souveraineté toujours, Paris et Berlin ont aussi convenu du lancement du satellite militaire franco-allemand CSO3 sur Ariane 6, afin de garantir un accès souverain de l'Europe à l'espace.


mardi 19 juin 2018

Le 3/8 « Côte d’or » accueille la Royal Air Force à Cazaux


La base aérienne de Cazaux a accueilli durant deux semaines 4 Hawk  britanniques, accompagnés de leurs 7 pilotes, 3 préparateurs de missions et 18 mécaniciens anglais. L'occasion pour l'escadron 3/8 « Côte d’or » et le 100 SQN de la Royal Air Force de partager leurs expériences et procédures dans leur domaine de compétences très particulier. 

Source et images: Défense Sud Ouest / Armée de l'air


Des anglais sur le Bassin d'Arcachon. 4 Hawk appartenant au 100 SQN de la Royal Air Force ont stationné du 24 mai au 8 juin sur la BA 120 de Cazaux, aux côtés de l'escadron 3/8 « Côte d’or » de l'Armée de l'air.
Ces deux escadrons des escadrons « Aggressor », dont le rôle lors des exercices est de jouer le rôle de "RED AIR", la force qui jouera le rôle de l'adversaire.  

L'Armée de l'air détaille 2 missions qui ont illustré tout particulièrement la coopération franco-britannique :
  • Un scénario comprenant 6 avions de transport type C130-C160-A400M, protégés par une dizaine de Rafale et Mirage 2000, attaqués par 6 « Aggressors » composés d’Alphajet du 3/8 et d’Hawk.
  • Un second scénario d’attaque air-sol joué par les pilotes du 3/8 et anglais mettant à l’exercice la défense sol-air et la sûreté aérienne.
Outre ces missions, les deux escadrons constitués d'appareils assez similaires, l'Alphajet et le Hawk, ont également joué les rôles de plastrons transfrontaliers lors de missions de police du ciel, ou encore de close air support lors d’entraînements de JTAC (joint terminal attack controller).

"En entraînement, 70% des missions des Alphajet de Cazaux sont de type défense aérienne, notamment au profit des Rafale de la 30e escadre de chasse de Mont-de-Marsan. Ainsi, les Alphajet ont pour objectif d'obliger les adversaires à pratiquer certaines tactiques. Leur objectif n’est pas de gagner mais d’apporter une plus-value à une mission", peut-on lire sur le site du Ministère des Armées.

Escadron multirôle, le 3/8 « Côte-d’Or » est dédié à l'entraînement au combat des unités opérationnelles et au soutien des forces. Son homologue britannique, le 100 Squadron est amené à réaliser le même panel de missions. Ce partage entre français et anglais permet donc, outre de travailler l'interopérabilité, de confronter les méthodes de chacun. 


PS: pour les novices, un moyen très facile de différencier Hawk et Alphajet: ailes basses pour les premiers, ailes hautes pour les seconds !