mercredi 18 juillet 2018

Singapour fête ses 20 ans de présence à Cazaux



Le détachement militaire de Singapour a célébré ses 20 ans d’existence jeudi 12 juillet. La particularité de cet escadron est qu'il est situé depuis 1998 sur la base aérienne de Cazaux.

Images: Armée de l'air, TVBA, Ministry of Defence Singapore.


Jeudi 12 juillet (les 20 ans d'un autre événement), le 150 squadron RSAF (Republic of Singapore Air Force) a célébré ses vingt ans de présence sur la base aérienne 120 de Cazaux.

Pour l’occasion, les grandes autorités, dont le ministre de la défense de Singapour Ng Eng Hen, la secrétaire d’état auprès de la ministre des armées Geneviève Darieussecq, ou encore le Commandant des Forces Aériennes, le général Rondel, étaient présents et ont scellé une capsule temporelle dans laquelle ont été déposés différents objets et souvenirs qui seront découverts par les futurs élèves pilotes singapouriens, dans 20 ans.

Depuis 1998, 190 pilotes de l’armée de l’air singapourienne ont été formés à Cazaux. Une  vraie communauté qui en 20 ans, a parfaitement su s'intégrer à la vie (pas désagréable) du Bassin d'Arcachon.

Pour rappel, si l'Alpha Jet est roi à Cazaux, les singapouriens volent sur M-346.













lundi 16 juillet 2018

Le projet "Tarmaq" de cité de l'aéronautique est lancé


Le projet "Tarmaq", autrement connu sous le nom de cité de l'aéronautique et du spatial, a été lancé officiellement ce 12 juillet. 
Tarmaq sera porté par la Région, la Métropole, la ville de Mérignac, Dassault, Thales, ou encore Sabena Technics. 250 000 visiteurs seront attendus dans ce musée... qui n'en sera pas vraiment un.  

Comme annoncé fin janvier, le projet Tarmaq s'implantera à partir de 2021 en plein coeur de l'aéroparc bordelais, à Mérignac. 

Sur le blog: Le projet Tarmaq se concrétise à Mérignac


Les grands élus de la Région Nouvelle Aquitaine, étaient réunis à la brasserie Chez Lulu à Mérignac jeudi 12 juillet, afin d'annoncer le lancement du projet de cité aéronautique. Alain Anziani, Maire de Mérignac et Vice Président de la métropole, Alain Rousset, Président de Région, ou encore Alain Juppé, Président de la métropole, ont donc signifié à la petite assemblée présente ce jour là, constituée d'acteurs importants de l'écosystème aéronautique, les contours du projet Tarmaq.
Grand de 36 000 m² et basé au plus près des entreprises de l'aéroparc, Tarmaq vise à donner à la métropole bordelaise le site grand public consacré à l'aéronautique et au spatial qu'elle mérite. Tout comme Toulouse.



Le projet ne se définit pas comme un musée, qualificatif qui semble devenir un repoussoir de nos jours... On parlera donc de "Cité des savoirs aéronautiques et spatiaux".

Aussi le but clairement affiché est d'attirer la jeunesse vers les métiers de l'aéronautique (plus d'offre que de demande, un comble). C'est pourquoi 13 000 m² seront consacrés à la formation, soit plus d'un tiers du site.
Dans ce cadre, le rôle joué par les industriels partenaires du projet est amené à être très important. Là encore, on comprend que Tarmaq n'est pas un musée, mais en fait une vitrine pour le secteur.




Outre cette section formation où Aerocampus plantera sa graine, on évoque aussi un parc à thème et un espace patrimoine. Mais quid alors de l'avenir du conservatoire de l'air et de l'espace de la base aérienne 106 et de ses pièces de collection, toujours en perdition ? 

Avec des travaux qui doivent commencer dans 3 ans, Tarmaq est estimé à 80 millions d’euros. Il faudra plus de 200 000 visiteurs par an pour rentabiliser le projet. Il s'agit bien d'un pari. En comparaison, la cité du vin en accueille 450 000.


vendredi 13 juillet 2018

Au Haillan, Ariane Group dévoile "B-Line", sa ligne de production 4.0


Ariane Group inaugurait hier sur son site du Haillan près de Bordeaux une nouvelle chaîne d'assemblage, révolutionnaire. La B-Line (B comme Bordeaux) permettra de tripler la cadence de production des tuyères destinées aux lanceurs Ariane et Vega.

Le groupe Ariane (fruit de la joint-venture entre les activités lanceurs de Safran et Airbus) inaugurait en présence de nombreuses personnalités dont son président Alain Charmeau, et le président de Région Alain Rousset sa nouvelle ligne d'assemblage.

La "B-Line" se déploie ainsi sur 1 600 m² au Haillan près de Bordeaux, et servira à produire les tuyères des propulseurs d’appoint à propergol solide du futur lanceur Ariane 6, et du premier étage du futur lanceur léger Vega C d’Arianespace.


Considérée comme une ligne "4.0" (intégrant les technologie de la transformation digitale), la B-Line a été développée en partenariat avec Clemessy, un spécialiste de la mécanisation industrielle. De façon automatisée, les opérations d’assemblage, de traitement de surface, de bobinage et de collage, seront réalisées en un temps record.

Cet investissement de 20 millions d'euros (et 3 ans de travaux) permettra à partir de 2023 de tripler la cadence de production actuelle des tuyères, soit 34 tuyères par an.


Ce processus de modernisation accompagne tous les secteurs de la production des lanceurs chez Ariane Group, aidant à réduire les coûts en optimisant les process, dans le but de faire face à la concurrence grandissante, et surtout féroce, dans le domaine spatial. Le but final est bien entendu de faire chuter les coûts de lancement, sous peine de perdre en compétitivité. 


mercredi 11 juillet 2018

Sabena prendra en charge à Bordeaux les C-130H de l'Armée de l'air


Sabena Technics assurera à Mérignac une partie du maintien en condition opérationnelle des 14 C-130 Hercules de l'Armée de l'air, a annoncé hier l'industriel spécialiste du MRO.

Ci-dessus: un C-130H de l'Armée de l'air - photo SIRPA AIR


Sabena technics a annoncé hier dans un communiqué avoir été sélectionné par le Service de maintenance du ministère de la Défense (SIAé) pour effectuer une partie des contrôles de maintenance de sa flotte de 14 avions C-130H. 
Pendant quatre ans, Sabena technics effectuera sur son site de Bordeaux une partie des contrôles de type A et B en tant que sous-traitant de l'AIA de Clermont-Ferrand. Le premier avion est attendu cet automne. 

Sabena Technics, modèle d'entreprise aéronautique à plus d'un titre, avait déjà obtenu l'année dernière un contrat pour la formation des techniciens C130H "B1" et "B2" du SIAé ainsi que, en janvier dernier, un autre contrat pour la fourniture du stock initial, ainsi que la fourniture de pièces détachées et de consommables dans le cadre du soutien logistique de la flotte d'Hercules (sur le site de Clermont-Ferrand et sur la base d'Orléans-Bricy). 

Dans le communiqué, Gilles Foultier, vice-président exécutif aux affaires militaires chez Sabena, exprime toute sa fierté: "Nous sommes très fiers d'avoir gagné la confiance du SIAé sur ce marché ! Ce nouveau contrat nous donne l'opportunité de maîtriser tous les aspects d'un tel programme de support complet et d'obtenir, grâce au dévouement de tous les acteurs militaires et civils impliqués, les plus hauts niveaux de disponibilité des avions ".

Si la France attend 4 C-130J de dernière génération (elle en déjà reçu deux), elle doit faire avec la disponibilité chancelante de ses 14 C-130 Hercules entrés en service à partir de 1987. Leur MCO confié ces dernières années au portugais OGMA ne donnant pas satisfaction, le Ministère avait annoncé en 2015 la reprise de cette gestion par le SIAé et un industriel partenaire pour 2018.


lundi 9 juillet 2018

Plus de Rafale pour l'Egypte ? La Suisse lance son appel d'offres


Réglé comme une montre suisse ! Dans le timing prévu, le département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a annoncé le 6 juillet avoir transmis une première demande d'offres aux constructeurs en vue d'acquérir 30 à 40 avions de combat. Le Rafale y possède de bonnes chances. De plus, 24 appareils supplémentaires pourraient bien rejoindre l'Egypte.

Ci-dessus: un F/A-18 Hornet suisse


Afin de remplacer les Tiger et les F/A-18 de ses forces aériennes, dont l'état inquiète sérieusement, la Suisse a officiellement demandé aux avionneurs internationaux de lui proposer leur(s) offre(s) pouvant compter 30 à 40 appareils, maintenance et armement compris. Surtout, les compensations économiques sont demandées à hauteur de 100%, soit la valeur de ce contrat estimé à (maximum) 8 milliards de francs suisses, soit 6,8 milliards d'euros. Un budget qui paraît vraiment très (trop) juste, sachant que le marché comprendra aussi un système de défense sol/air.

Sur le plan opérationnel, la Suisse regardera les coopérations militaires proposées. Le Département de la défense évaluera les offres selon quatre critères: efficacité opérationnelle, assistance produit, compensations directes et coopération.

Comme à l'habitude en occident, les candidats sont le Gripen E suédois (Saab), le Rafale (Dassault Aviation), l'Eurofighter allemand (Airbus), le Super Hornet de (Boeing), et le F-35A (Lockheed-Martin). 

Les constructeurs contactés par leur organisme gouvernemental pourront soumettre leur offre à armasuisse (la DGA locale) d'ici à fin janvier 2019. Des tests au sol et en vol seront ensuite menés en Suisse entre mai et juillet 2019. 
Un deuxième appel d'offres pour les jets sera lancé en novembre 2019 avec des réponses attendues en mai 2020. La décision tombera ensuite d'ici 2022 au plus tard, avant que le Parlement et probablement le peuple ne se prononcent. La livraison des appareils débutera en 2025.

Pour rappel, la Suisse avait précédemment choisi le Gripen de Saab, avant que ce choix ne soit désavoué par référendum en 2014, suite à des suspicions de corruption. 

Pour l'équipe de France, la "Rafale Team", c'est l'occasion ou jamais de placer le Rafale en Europe (en parallèle d'un dossier belge... compliqué). La Suisse aurait elle bien des opportunités industrielles et opérationnelles à remporter, en s'associant avec le voisin français.


24 nouveaux Rafale en Egypte ?

En 2015, l'Egypte signait le premier contrat export de l'histoire du Rafale. 24 appareils dont une bonne partie est aujourd'hui en service.
Or, la volonté du pays de se doter de 24 autres appareils français ne ferait aujourd'hui plus face à aucune obstacle sérieux. La visite à Paris du nouveau ministre de la Défense égyptien, Mohamed Ahmed Zaki, aurait aidé tout récemment à éclaircir le sujet. 

D'autant plus que les USA, suite notamment à la visite d'Emmanuel Macron à Washington fin mai, ne feraient plus obstacle à certaines ventes françaises, en l’occurrence ici celles du missile de croisière SCALP ou des pods du Rafale, en raison des pièces d'origine américaine qui les composent (la fameuse norme ITAR). 

Ainsi, la vente de 24 Rafale supplémentaires reviendrait sérieusement sur la table. Le Caire s’intéresserait même au drone Patroller de Safran (bientôt dans l'Armée de Terre française), 30 exemplaires en version armée.