vendredi 24 mars 2017

La Malaisie sous le charme du Rafale


Convoité de longue date par les avionneurs du monde entier, le marché malaisien, estimé à environ 2 milliards de dollars, semble promis au Rafale de Dassault Aviation. En effet, sur place, les autorités semblent conquises.

Illustration: le Rafale Solo Display était ambassadeur lors du salon LIMA2017.

Cette semaine en Malaisie se déroulait l' "Exposition internationale de l'industrie maritime et aérospatiale de Langkawi 2017" (LIMA 2017). L'occasion d'y voir le programme de démonstration du Rafale, ce qui a visiblement envoûté la presse locale.
Mieux, Le Rafale fait figure de favori pour le contrat d'équipement malaisien qui verra l'armée de l'air de pays au centre du jeu stratégique asiatique se doter de 18 avions de combats multi-rôles (qui remplaceront ses MIG-29). "Le chasseur des 40 prochaines années" avance t-on sur place.

Sachant qu'il est déjà de notoriété que les aviateurs malaisiens ont fait du chasseur français leur favori, on apprenait cette semaine via le ministre de la Défense, Hishammuddin Hussein, que le choix s'effectuerait entre le Rafale et l'Eurofighter Typhoon ! 

De plus, François Hollande et Jean-Yves Le Drian - les meilleurs VRP du Rafale - sont attendus ce lundi 27 mars sur place où il ne fait pas de doute pas qu'ils plaideront pour l'aboutissement de cette opportunité. 
Toutefois, la décision est attendue... dans deux ans (le contexte économique, notamment la chute du cours du pétrole ces deux dernières années a pu retarder ce programme).


Dassault Aviation signe un accord de collaboration industrielle

Si le Typhoon fait figure de principal challenger, c'est car BAE System est très bien implanté dans le pays. Et nous pouvons leur faire en confiance, en ce qui concerne le lobbying, ce sont des adversaires plus que rodés !

C'est pourquoi Dassault Aviation avance également ses pions. Le groupe a en effet signé lors de LIMA 2017 un protocole d'entente (MOU) avec l'Université de la Défense nationale de Malaisie (NDUM) pour mettre en place un programme de collaboration industrielle. Dassault Aviation a déclaré dans un communiqué que le programme serait élaboré conformément aux exigences du ministère de la Défense pour l'acquisition future de chasseurs multi-rôles pour la Royal Malaysian Air Force (RMAF):
 "C'est une étape importante dans notre prochain programme de coopération, qui vise à mettre en œuvre un partenariat à long terme entre les universités, l'industrie et Rafale conformément aux priorités de la Malaisie en matière de capital humain et de développement technologique".
Safran et Thales sont associés au programme.


jeudi 23 mars 2017

Le Rafale file plein gaz vers le standard F4


Le Ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, a autorisé le lancement du développement du nouveau standard F4 du Rafale.

Déjà ! Le Rafale, déjà 30 000 de vols au compteur en opérations, voit son avenir sous de beaux hospices. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a en effet décidé, lors du comité ministériel des investissements du 20 mars, d'autoriser le lancement des premiers travaux pour le développement du standard F4 de l'appareil.

Le Rafale F3-R, son missile METEOR, sa nacelle TALIOS, ou son radar RB2E, sur le point d'être qualifié qu'il s'agit de déjà penser à la suite !
On peut s'attendre à des progrès sur l'armement, les liaisons de données et facilités de l'avion à travailler seul ou en coalition (un nouvel exercice TRILAT est d'ailleurs calé pour bientôt, réunissant la crème de la crème des forces aériennes françaises, britanniques et américaines), voire la motorisation.

Le financement de ce programme est attendu pour la prochaine LPM (tout comme la fameuse 5ème tranche), qui pourrait arriver plutôt que prévu (initialement 2020) selon quel sera la nouveau locataire de l'Elysée en mai prochain. Mais la décision montre surtout que la grande force du Rafale est sa capacité à être modernisé, en s’appuyant sur des développements continus pour adapter l’appareil, par standards successifs, à l’évolution des besoins. 


Chez Dassault Aviation, on accueille  la nouvelle avec grand enthousiasme:

Dassault Aviation et les 500 entreprises françaises associées au programme RAFALE remercient le ministère de la Défense, la Direction générale de l’armement, l’armée de l’Air et la Marine nationale pour leur confiance. 
« Je me félicite de la décision du Ministre de la Défense. Le standard F4 répondra aux retours d’expérience des opérationnels et permettra de poursuivre l’amélioration continue du RAFALE. Il renforcera aussi les compétences et les capacités technologiques nationales indispensables pour préparer le développement de la prochaine génération d’avions de combat, déclare Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Je me réjouis également que le ministère de la Défense rappelle la nécessité de poursuivre l’acquisition de RAFALE, au-delà de la 4e tranche actuellement en production, afin de répondre principalement aux besoins de l’armée de l’Air. Enfin, ce socle national consolidé confortera les atouts de notre avion pour les futurs marchés export. »

Le standard F4 succédera au standard F3-R (qui doit être qualifié en 2018) à partir de 2023. A ce stade, il ne bénéficiera qu'à la France.



mercredi 22 mars 2017

A Bordeaux, Lyon et Brest, les armées mènent l'expérimentation "transport"



Le Service du Commissariat des Armées (SCA) publie sa nouvelle revue baptisée "Soutenir". Ce magazine d'information de 36 à 44 pages sur la vie des forces magazine d’information est disponible gratuitement sur internet.
On découvre notamment dans ce premier numéro une expérimentation destinée à soulager les personnels des armées au quotidien.

Couvrant les mois de mars et avril, ce webzine couvre des thématiques fondamentales..; à savoir la vie des forces, au quotidien. Ainsi, sont abordés tour à tour les actualités, la vie des organismes, un focus sur la digitalisation du soutien ou encore un Grand angle sur le soutien de l'homme dans les engagements opérationnels.
On y trouve également un entretien avec le CRC1 Marcotte sur la solde (les logiciels Louvois, Source Solde), ce qui ravira les amateurs de RH - et de fiasco donc.

La revue est disponible ICI en format pdf.


Ceci-dit, arrêtons nous sur un sujet en particulier, celui des transports au service des personnels de la défense. Le magazine aborde en effet dans sa rubrique "événement" le lancement de l'expérimentation "transport". Celle-ci est présentée par le CRG2 Marie-Noëlle Antoune, Sous-directrice filières à la direction centrale du service du commissariat des armées.

Nous avions ici effleuré cette question début 2016, lorsque nous évoquions la masse importante de personnels concentrés sur les bases de Mérignac (3000) et Cazaux (2700), deux enceintes séparées par moins d'une heure de trajet. Cela sans même parler des familles.

Un audit ayant démontré en 2015 que le système de transport concentrait de nombreuses lacunes, le Ministère de la défense a décidé de revoir son fonctionnement. L'expérimentation est menée auprès de onze groupements de soutien de base de défense (GSBdD) répartis sur trois zones géographiques que sont Brest, Bordeaux et Lyon.
"Nous devons donc les soulager d’un certain nombre de tâches à faible valeur ajoutée pour leur permettre de se concentrer directement sur le service qu’ils peuvent apporter directement au soutenu. La remise ou la récupération des clés d’un véhicule, le suivi du kilométrage ou la consommation de carburant, par exemple, sont typiquement le genre de tâches que les loueurs civils organisent bien plus efficacement que nous."

Trois objectifs sont visés : 

  • améliorer la qualité du service rendu; 
  • professionnaliser la fonction en développant les compétences des agents et un outil de pilotage performant;
  • maîtriser les coûts de la fonction. 

"Pour les soutenus, l’objectif principal est de rendre leurs déplacements faciles, rapides et efficaces. C’est pour ça que nous préférons parler d’une offre de mobilité et non d’une offre de véhicules. Dans le contexte budgétaire contraint qui est le nôtre, il s’agit donc de faire évoluer la demande de nos clients vers des solutions de mobilité les plus adéquates possibles, comme le train, le taxi, l’autocar ou même le covoiturage. Une autre priorité est de moderniser l’accès à nos services en matière de transport."


mardi 21 mars 2017

5ème école d'été en relations internationales du 11 au 17 juin à Bordeaux


Elle est de retour. Après une édition 2016 au Canada, l'école d'été en relations internationales co-organisée par Sciences Po Bordeaux et le HEI de Laval au Québec revient au mois de juin dans la cité girondine pour sa 5ème édition.

Nous évoquions la semaine dernière la tenue à Bordeaux fin juin de la summer school "Defence Security Cyber", sachez que celle-ci sera précédée dans le temps par la 5ème édition de l'école d'été en relations internationales franco/canadienne qui se déroulera à Sciences Po Bordeaux.

Ecole d'été réellement internationale pour le coup, puisqu'elle accueille des auditeurs de tous horizons, avec habituellement une forte délégation canadienne. L'édition 2016 s'était déroulée au Québec (j'avais pour ma part participé en 2015 à Bordeaux, et j'en garde d’excellents souvenirs !).

Présentation:
Il s’agit d’une formation intensive pluridisciplinaire (science politique, anthropologie, sociologie, économie, etc.) qui s’efforce d’appréhender les conflits et les interventions dans toute leur complexité et leur diversité. La formation examinera différentes facettes des interventions étrangères dans les conflits internes. Les éléments suivants seront abordés : les fondements juridiques des interventions, le fonctionnement de la voie diplomatique, les motivations et considérations géostratégiques des interventions, le rôle et l’influence des médias, les aspects économiques des interventions, le rôle des organisations internationales et des ONG dans la conduite des opérations, l'impact des interventions sur les sociétés locales, la protection des civils et les considérations humanitaires, la reconstruction post-conflit.
Le chaos qui vient nécessitera des décideurs généralistes dotés d’une large compréhension des enjeux et soucieux de répondre aux défis planétaires par des politiques publiques adéquates. Nous proposons à la fois des présentations par des spécialistes issus de l’université, de l’entreprise, de l’appareil d’Etat, des organisations internationales ou des ONG, et à la fois des tables rondes plus participatives.

Au programme notamment, de nombreux intervenants reconnus, universitaires, militaires, humanitaires... qui du début à la fin de cette semaine intensive, présenteront tous les aspects des conflits contemporains, de la phase précédent l'intervention, à la phase post-conflit (le programme est en cela très intelligemment conçu).
On notera également les participations de l'IRSEM et de la Chaire "Défense & Aérospatial".

Cette école d'été s'adresse aux étudiants de master 1 et 2, doctorants et jeunes docteurs, mais aussi à des enseignants chercheurs confirmés ainsi qu'aux professionnels intéressés des secteurs publics et privés, aux journalistes, membres d'ONG, etc.

L’édition 2017 se tiendra du 11 au 17 juin à Sciences Po Bordeaux. Programme et inscription sur le site internet de l'événement. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 mai. Attention, nombre de places limité !


lundi 20 mars 2017

L'alléchant plateau du meeting de Bordeaux/Mérignac le 14 mai


La Base Aérienne 106 de Bordeaux, site historique, fête ses 80 ans en ce printemps 2017. Pour l'occasion, un grand meeting aérien est organisée les 13 (VIP) et 14 mai (public). Un événement dont on connait désormais le plateau.

C'est un très joli plateau qui va s'offrir à nous le week-end du 14 mai sur la BA 106 de Bordeaux/Mérignac ! De nombreux aéronefs seront ainsi présents, découvre t-on sur le site de l'événement, avec notamment de véritables pièces de collection.
Comme souvent, le moment fort sera le spectacle - toujours exceptionnel - offert par la Patrouille de France et ses Alpha Jet.

Et si petits et grands pourront s'émerveiller devant quelques fleurons nationaux de l'aéronautique comme le Rafale - et la grande famille sortie de chez Dassault Aviation depuis 70 ans - ou l'A380, permettez moi de jeter un œil attentif sur les "guest-stars" étrangères.

Nous aurons ainsi droit à des démonstrations dynamiques de F-18 (suisse ?) ou hélicoptère d’origine russe MI-24, et au sol, la chance d'admirer des modèles de convertibles américains MV-22 Osprey, et SURTOUT, du redoutable Fairchild A-10 Thunderbolt II !

Enfin, du côté des animations, démonstrations cynophiles, assauts héliportés de l'Armée de l'air, ou encore, plus inédit, courses de drones sont au programme.

Toutes les informations sont disponibles sur le site internet dédié à l'événement, ICI.

Je dirais que là où le bât blesse pour le moment, c'est du côté des hélicoptères où on remarquera l'absence  notable de l'Armée de Terre (Tigre, Caïman, Gazelle...).

A suivre...