mercredi 19 novembre 2025
Des Rafale pour l'Ukraine ? Des planètes qui ne sont pas -encore- alignées
mercredi 8 octobre 2025
Dassault Aviation a livré son 300ème Rafale
mercredi 25 juin 2025
L'armée de l'Air et de l'Espace abat plusieurs ballons stratosphériques
Bientôt deux ans et demi après les événements des ballons chinois aux Etats-Unis, la France annonce avoir procédé à des tests d'interception de ce type d'aéronef dans la "très haute altitude" (THA). Ces démonstrations réalisées depuis la base de Cazaux interviennent quelques jours à peine après la présentation de la nouvelle stratégie pour la THA de l'armée de l'Air et de l'Espace.
Images : ministère des Armées.
Conformément aux annonces des derniers jours, la France a bien procédé en ce mois de juin 2025 à plusieurs tirs de missiles contre des ballons stratosphériques évoluant dans la fameuse THA, soit à une altitude équivalente ou supérieure à 20 km. Plus qu'une démonstration technique, un véritable acte de signalement stratégique.
C'est le ministre des Armées Sébastien Lecornu qui l'a annoncé mardi 24 juin, sur les réseaux sociaux, vidéo à l'appui :
" Des Rafale et Mirage 2000 ont réalisé avec succès les premiers tirs de missiles MICA vers des ballons stratosphériques opérant à très haute altitude (THA) fournis par le CNES.
Des tirs d’essai repoussant les contraintes technologiques qui s’exercent sur l’avion, son pilote et son armement au-delà de 20 kilomètre d’altitude. Première étape franchie sur le volet interception de la stratégie de nos armées pour la THA, qui devient un espace de conflictualité. Félicitations à nos aviateurs et aux équipes DGA mobilisées pour ce succès."
lundi 23 juin 2025
Salon du Bourget 2025, l'édition du signalement stratégique ?
- Dassault Aviation maître en sa demeure (sauf pour le futur AWACS)
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| Le Rafale avec réservoirs conformes sur le stand MINARM, et la bombe AASM XLR - Photo TS. |
- L'espace en force, et la force dans l'espace
- Le salon de l'
aéronautiqueaérobalistique
- le SCAF bien sûr, avec une maquette de NGF -déjà vieille de 6 ans- placée en retrait, chose remarquée avec un certain étonnement par les Européens présents (je vous le traduis : cela veut dire "pas en bien"). Dassault Aviation et son PDG Eric Trappier veulent imposer une pression monstre à Airbus Defence & Space au moment de négocier la phase de développement d'un démonstrateur de futur avion de combat dont la date du premier vol semble une nouvelle fois avoir glissé (2030 aujourd'hui). Un pari osé, très critiqué par les observateurs, mais qui je l'imagine, pourrait s'avérer payant si Airbus se retrouve poussé dans les cordes. D'autant plus qu'en Allemagne, le géant Rheinmettal multiplie les coups de couteau dans le dos, enchainant les accords de production sous licence avec les Américains de Lockheed Martin (fuselage F-35 entre autres) et Anduril (drone de combat Fury). Airbus serait désormais en quête d'alliances.
| Combat collaboratif. Et le NGF, en retrait… symboliquement - Photo Thomas Schumacher |
- Les commandes !?! Où sont les commandes ??? Chez Embraer ! Plus sérieusement, on pouvait espérer a minima 20 Rafale Air et 10 Marine pour les forces françaises, comme cela avait été suggéré dans la presse ce printemps. Et l'accord avec la Suède et Saab pour le Global Eye n'est pas encore au stade de la commande ferme (cela viendra dans les prochains mois). Sur les drones et munitions terrestres, il s'agira aussi de vraiment accélérer, afin que l'armée de Terre s'exerce.
- Concernant les retards, comme je le disais plus haut, la publication de la stratégie spatiale nationale est décalée, ce sera pour octobre à Toulouse lors de l'inauguration des nouvelles installations du Commandement de l'Espace. Et si la stratégie pour la THA (très haute altitude) a bien été présentée par le ministre Sébastien Lecornu, le fameux tir sur ballon atmosphérique qui devait se dérouler en ce mois de juin n'avait toujours pas été réalisé au moment du salon. [MISE A JOUR : succès de plusieurs tirs sur ballons en THA annoncé ce lundi 23 juin !]
- Eté toujours, où l'on attend le premier vol du drone Aarok de Turgis & Gaillard. Cela s'est joué à peu pour une annonce au Bourget, mais la météo en a décidé autrement à la date prévue début juin. Une question de semaines désormais, le temps de tout remettre en place. Là encore, j'attends plus d'engagement de la part de l'Etat, T&G ne pourra pas tout faire sur fonds propres. Mais le Aarok continue bien de surfer sur la hype générée en 2023, pendant que l'Eurodrone (Airbus) et le Patroller (Safran) se montraient bien timides une fois de plus. A juste titre…
- Les "territoires" : difficile en effet d'exister pour la province quand les questions qui dominent concernent la géopolitique, et donc Paris, ses centres de décisions et ses sièges sociaux. On notera d'ailleurs que les start-up ou PME qui font le plus parler sont celles qui ont été prises sous l'aile du ministère des Armées ou d'un grand groupe. Difficile également sans argent public disponible au niveau régional. Difficile enfin quand on a subi la désindustrialisation, et que ce sont des capacités de production dont on a désormais besoin (par exemple : on ne parle pas cette année de faire financer et construire des usines, mais plutôt d'utiliser celles des géants de l'automobile). A oui au fait… l'Aquitaine et Bordeaux-Mérignac ont perdu Hynaero et son projet de bombardier d'eau Fregate F-100, qui filent à Istres. Mais comme dirait l'autre: "Ce n'est pas grave on va faire des dirigeables !". Heureusement il y a Eurenco, qui signe des accords structurants avec Saab en Suède, et FN Herstal en Belgique.
- L'envie d'ajouter tout le secteur civil, où le choses vont bien, très bien même, mais clairement pas sous le feu des projecteurs médiatiquement parlant, surtout quand on connait la chute vertigineuse d'attention (ou pire, d'intérêt ?) que connaissent les problématiques de RSE, en premier lieu la décarbonation. Mais dans ce dernier domaine, les choses vont tout de même bon train, en particulier chez Safran. Quant aux taxis volants, il y en a peut-être deux fois moins qu'en 2023.
- Les absents: les Falcon de mission dont on parle vraiment trop peu (ce qui a laissé la place au Global Eye, sur Bombardier G6000). Pas de Mirage non plus, mais les verra-t-on encore ? Tout comme les appareils d'ancienne génération comme l'ATL-2 ? Plus étonnant, l'A330 MRTT n'était pas là non plus. Quand à l'actualité hélicoptère, elle était surtout contemplative avec les vols quotidiens du magnifique démonstrateur Racer d'Airbus, que l'on voit tout de même mal trouver un marché…
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| Le -magnifique- Racer d'Airbus Helicopters - Photo TS |
vendredi 6 juin 2025
Premiers éléments sur la production du Rafale hors de France
Pour la première fois, des éléments du chasseur Rafale vont être produits hors de France. Et plus précisément en Inde, dans le cadre du partenariat stratégique qui unit les deux pays et leurs industriels. C'est en effet ce qu'ont annoncé Dassault Aviation et Tata Advanced Systems ce 5 juin.
Ci-dessus: un Rafale dans l'usine de Mérignac (33) - Dassault Aviation
mercredi 21 mai 2025
Les splendides images de l'exercice Athena 2025 au Pyla
lundi 28 avril 2025
L'Inde signe le contrat des 26 Rafale destinés à son aéronavale
vendredi 14 mars 2025
Marche arrière toute sur le F-35 au Portugal, une chance pour le Rafale ?
Cela devait arriver, commencer quelque part en Europe. Conséquence directe de la nouvelle politique diplomatique américaine, brutale, le Portugal annonce par la voix de son ministre de la défense (jeudi 13 mars dans la presse locale) qu'il ne prévoit plus de se doter du chasseur F-35 de Lockheed Martin. Le choix se fera donc en faveur de matériels fabriqués par des alliés "qui seront à nos côtés en toute circonstances". "La position récente des États-Unis, au sein de l'OTAN et sur la scène géostratégique internationale, doit nous inciter à réfléchir aux meilleures options, car la prévisibilité de nos alliés est un atout majeur à prendre en compte". Les mots sont forts.
Si le Portugal n'a encore rien signé avec les Etats-Unis pour le remplacement de ses 28 F-16, l'armée de l'air avait indiqué au printemps 2024 que le choix se porterait sur l'avion furtif américain, en raison de l'interopérabilité que ce dernier offrait avec les pays de l'OTAN. Lisbonne préparait donc cette transition sur "deux décennies", menant des ateliers sur la "cinquième génération". Le montant du renouvellement avait été chiffré à 5,5 milliards d'euros.
L'élection de Donald Trump, et surtout la conduite de son administration depuis, constituent donc évidemment un bouleversement qui mène à ce revirement majeur. Ironique, quand on sait comment un tel marché aurait pu être retourné par les Américains par le passé, au hasard, en Suisse…
Et alors que le schisme transatlantique se porte visiblement sur le terrain industriel et commercial, avec pour ce qui concerne la défense un véritable mouvement de défiance des Européens qui s'inquiètent ENFIN de leurs dépendances technologiques, en particulier s'agissant du F-35 et de ses restrictions d'utilisation, plusieurs pays dans le monde (et donc, aussi en Asie) doutent désormais du fournisseur historique. Au grand dam du complexe militaro industriel américain, dont les valeurs s'effondrent en bourse.
Le Portugal n'est certes pas la plus grande armée d'Europe, mais une trentaine de Rafale ne serait pas de trop sur le flan sud européen, d'autant plus que ces derniers seraient projetables vers l'est aux côtés des appareils et ravitailleurs français. Ce serait une façon pertinente pour Lisbonne de participer à la défense de l'Europe.
J'ajouterai enfin trois éléments:
- attention, il s'agit de la décision d'un gouvernement démissionnaire. De nouvelles élections législatives sont prévues en avril. Il faudra donc voir le point de vue des partis politiques;
- la compétition (non datée) sera probablement ouverte aux trois appareils européens. Sur ce point, l'Eurofighter offre une interopérabilité avec les Espagnols, et le Gripen suédois fait sens (prix et capacités);
- Emmanuel Macron était en visite d'Etat au Portugal il y a deux semaines, pour évoquer notamment les sujets défense, avec par exemple la vente de canons Caesar. Hasard ?
vendredi 14 février 2025
Etude de l'IFRI sur l'avenir de la supériorité aérienne & blog synthèse
mercredi 1 janvier 2025
Des nouvelles des drones Reaper de l'armée de l'Air
lundi 2 décembre 2024
Des moteurs M-88 à 9 tonnes de poussée sur Rafale F5 ? Il faudra le financer
Détail importantissime qu'il est nécessaire de toujours rappeler. Il s'agit seulement d'aide à la décision, et c'est l'humain, in fine, qui décidera de délivrer la munition ou non.
mercredi 9 octobre 2024
Rafale F5, drone de combat furtif, SAMP-T NG... un mardi qui fera date
La maîtrise du ciel est vitale et se joue dans les airs comme au sol.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) October 8, 2024
Étape importante franchie ce matin sur le site de Biascarosse de la @DGA : succès du premier tir d’essai du missile Aster 30 B1 Nouvelle technologie.
L’Aster 30 B1 NT équipera les systèmes de défense sol-air… pic.twitter.com/c9nIGamOHw
vendredi 30 août 2024
La Serbie aura sa flotte de 12 Rafale en 2029
lundi 19 août 2024
Hommage aux pilotes de Rafale disparus jeudi 22 août à Mont-de-Marsan
vendredi 28 juin 2024
PEGASE 2024 et sa dimension globale
Ce jeudi 27 juin marquait le point de départ d'un été intense pour l'armée de l'Air. C'est en effet le lancement de la mission Pégase 2024, grand exercice de projection et de coopération avec les forces aériennes de la zone indopacifique. Cette aventure, au prisme très européen cette année, ne prendra fin que le 15 août.







