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lundi 15 juin 2020

Florence Parly chez Safran Helicopter Engines... pour rassurer


Jeudi 11 juin, soit deux jours après l'annonce du plan de relance étatique pour l'aéronautique, la ministre des Armées Florence Parly s'est rendue à Bordes près de Pau, chez le motoriste Safran Helicopter Engines. Pour rappel, le plan de relance comporte des dizaines d'hélicoptères, tous motorisés par l'ex-Turbomeca.

Images: Safran


La reprise. Non, la relance, mobilise grandement les ministères des Armées et de l'Intérieur, avec l'affermissement de commandes aéronautiques pour près de 800 millions d'euros. Parmi celles-ci, 8 Caracal pour l'armée de l'Air, 2 H145 pour la Sécurité Civile, et 10 H160 pour la Gendarmerie.



Ces hélicoptères, tous produits par Airbus (assemblage à Marignane), sont également tous motorisés par la filiale du Groupe Safran, ex-Turbomeca: Safran Helicopter Engines.   

20 hélicoptères, tous biturbines, c'est donc 40 moteurs Makila/Arriel/Arrano qui seront produits à Bordes, au sein de l'usine dernier cri de Safran HE. 
Surtout, pour le Gouvernement, c'est avec ce plan de relance un apport d'activité pour ces usines et leur supply chain, qui devraient assurer le maintien de plus d'un millier d'emplois qualifiés. 


Et dans le Béarn donc, à la fois l'industriel comme la ministre se sont montrés enthousiastes quant à l'avenir de la filière, madame Parly rappelant notamment que s'agissant de défense et de sécurité, les hélicoptères demeuraient une pièce maîtresse des différents dispositifs français, faisant même référence à l’élimination récente du chef d'Al Quaïda en bande sahélo-saharienne. 


lundi 24 février 2020

Safran investit dans la modernisation de ses usines en Aquitaine


Nous l'avions évoqué sur ce blog à l'époque du dévoilement du projet. Safran Helicopter Engines (ex-Turbomeca) a enfin inauguré ce 21 février ses installations rénovées de Tarnos. 50 millions d'euros ont été investis par le groupe dans ce campus. D'autres part, les travaux débutent à La Teste (33) pour l'agrandissement du site de Safran Data Systems.

Ci-dessus: le site de Tarnos, dans les Landes - Safran


Dassault Aviation, Thalès, Ariane et même Naval Group (sur Angoulême) , tous ces grands groupes ont largement investi dans leurs infrastructures en Nouvelle Aquitaine, dans le cadre notamment de la révolution "digitale" ou "4.0".
En 2010, Turbomeca (filiale du groupe Safran devenue depuis Safran Helicopter Engines) était même un précurseur de ce mouvement avec sa superbe usine de Bordes, près de Pau.

Ce vendredi 21 février, la ministre des Armées Florence Parly et la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq (élue locale) étaient donc présentes pour l'inauguration du nouveau campus industriel CAP 2020 de Safran Helicopter Engines, à Tarnos dans les Landes.

Cet investissement de 50 millions d'euros se concrétise par l'ouverture de 3 nouveaux bâtiments, soit 33 000 m², dédiés à la réparation des composants (8 500 m²), la réparation des moteurs d'hélicoptères de la zone Europe-Afrique-Moyen Orient (14 500 m²), et enfin au support et aux services.
Le site concentre 1 550 emplois, cela sans compter l'activité des sous-traitants. 

Ces installations modernisées doivent permettre une réorganisation complète de la chaîne de maintenance des turbines d'hélicoptère. Une problématique très importante dans le domaine militaire. Safran Helicopter Engines espère atteindre une réduction de 30 % du temps des cycles de maintenance, réparation et révision. Un objectif naturellement salué par la ministre des Armées...

Le spatial s'invite sur le Bassin d'Arcachon





Plus au nord, sur le Bassin d'Arcachon, Safran Data Systems, filiale de Safran Electronics & Defense, posait le 5 février la première pierre de l’extension de son site de La Teste de Buch. 3 900 m² qui seront dédiés d'ici l'automne 2020 à l'accompagnement de la forte croissance de l'entreprise.

Safran Data Systems y conçoit et produit depuis 1981 les antennes et stations sol pour le suivi de satellites des grands programmes spatiaux ou des centres d'essais.
Et dans un secteur qui devient justement une priorité stratégique nationale, européenne, mondiale... l'entreprise affiche des perspectives de croissance tout à fait remarquables. Une ambition qui devrait lui permettre de passer sur son site girondin de 170 à 200 personnes.

A mesure que le trafic spatial se densifie, le besoin en stations sol augmente, et de façon exponentielle donc, puisqu'on parle désormais de constellations de plusieurs milliers de satellites amenées à être lancées dans les prochains mois.
Il s'agit d'un enjeu global, pour les services commerciaux comme pour les puissances souveraines.

Le site de La Teste offre de surcroît des conditions idéales pour les essais en raison de son environnement radio-électrique apaisé, car éloigné de Bordeaux et son agglomération. D'autant plus que dans la défense, la DGA, cliente de l'entreprise, dispose de sites d'essais en vol et essais missiles non loin, à Cazaux et Biscarosse.


lundi 3 juin 2019

Le Puma s'en va


Vol d'adieu pour le célèbre hélicoptère Puma au 5ème Régiment d'Hélicoptères de Combat de Pau. Après 50 ans dans les armées, les Puma sont progressivement retirés au profit du NH90 Caïman.

Après cinquante ans de service, l'hélicoptère Puma quitte peu à peu les régiments de l'Aviation légère de l'Armée de terre, remplacé par les plus modernes et plus puissants NH90.
Au 5ème RHC à Pau, le Puma a justement fait ses adieux ce mercredi 29 mai, en volant notamment aux côtés du NH90, et de son cousin le Cougar.

Le journal Sud Ouest y a consacré plusieurs articles, ICI et ICI, et a recueilli les témoignages élogieux et émouvants des équipages qui ont servi sur cette machine au cours de sa longue carrière opérationnelle.



Désormais, c'est le NH90 TTH qui prend la relève dans l'ALAT, avec, modernisation oblige, des performances tout autres (et une disponibilité qui on l'espère, supportera la comparaison). 
Le "Caïman" qui renforce progressivement depuis l'automne 2018 le 5ème RHC à Pau, est également attendu au 4ème RHFS (forces spéciales) dans une version plus spécifique. La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit la commande de dix NH90 en variante « Forces Spéciales », avec la totalité des livraisons espérée avant 2025. Le 5ème RHC lui, attend 17 NH90.


vendredi 11 janvier 2019

Safran et Thalès prennent le taxi du futur


Avec son projet Nexus, que présente l'hélicoptériste américain Bell présente au CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas en partenariat avec le nouveau géant du transport Uber, nous voyons là les premières manifestations concrètes de la future guerre des taxis volants-propres-urbains-autonomes qui risque d'animer la décennie 2020. La bonne nouvelle, c'est que l'industrie aérospatiale française a pris le train en route (ou plutôt le taxi).

Illustrations: © Bell


Le prototype du Nexus est rutilant, et surtout assez impressionnant, avec ses 6 imposants rotors basculants (et carénés, limitant le bruit), qui lui donne un aspect assez lourdaud c'est vrai, mais résolument futuriste. 

Le véhicule est conçu pour une utilisation première consistant à désengorger les voies d'accès aux aéroports. Le.s passager.s se déplace ainsi par les airs jusque dans le cœur des centres urbains gangrenés par le trafic routier. 
Les 6 rotors sont là non seulement pour la performance, mais avant-tout pour respecter les draconiennes règles de sécurité. 

Aussi, la fonction VTOL de l'appareil (décollage vertical, puis bascule des rotors pour un vol rapide) devrait permettre d'ici 2025 d'atteindre 240 Km/h  pour 240 km d'autonomie. Rien à dire, sur le papier, les performances sont là.



Et afin de doter son Nexus des meilleurs systèmes, Bell s'est adressé aux français Safran et Thales.


Safran Helicopter Engines pour les moteurs...

Safran Helicopter Engines (l'ex Turbomeca) développera en effet la motorisation du Nexus, les fameux 6 rotors basculants. 
On se rappellera  d'ailleurs qu'en juillet 2018, le champion mondial des turbines pour hélicoptères avait réalisé le premier essai au sol d'un système de propulsion distribuée hybride électrique. Nous en parlions sur le blog.


Capable de produire plus de 600 kWe, il a été testé au banc à une puissance de 100 kWe. Il s'agit d'un système de propulsion hybride électrique qui fonctionne avec une distribution de l'énergie thermique et électrique selon les différentes phases de vol vers plusieurs rotors. Il se compose de trois sous-systèmes : génération de l'énergie avec un turbogénérateur et des batteries, gestion de la puissance électrique et moteurs électriques qui assurent la portance et la propulsion.



Le système a l'avantage de fournir des garanties de sécurité, chaque moteur électrique pouvant continuer de fonctionner si un autre venait à tomber en panne, chaque rotor étant de surcroît équipé d'un second moteur électrique en sécurité, et la batterie pouvant, en plus, assurer 4 minutes de vol supplémentaire s'il fallait se poser en urgence. 


...Thales pour l'avionique

Outre Safran, Bell s'est également adressé au leader mondial de l'avionique commerciale et militaire et de la gestion du trafic aérien, Thales.
L'entreprise française, dont la position industrielle "duale" est aujourd'hui stratégique, joue un rôle majeur dans la formation de ce nouveau marché de la mobilité aérienne urbaine. La société va fournir les systèmes de commandes et contrôle de vol pour les véhicules  VTOL de Bell Helicopters, avec qui elle a signé un accord.


« Avec Bell et d'autres partenaires impliqués dans ce programme, Thales est l'un des pionniers de la mobilité aérienne en ville. C'est une période très excitante pour nous, qui marque un jalon historique pour les solutions de transport futures », déclare Michel Grenier, vice-président de l'avionique chez Thales au Canada, dans un communiqué.


Airbus a aussi son projet

Si nos deux français se sont alliés à un américain, il existe d'autre part un projet européen mené par Airbus: CityAirbus. 
Fin 2017, Airbus affirmait avoir testé avec succès les rotors de son "taxi volant autonome", motorisé lui par Siemens.
L'aéronef affiche sur le papier des performances deux fois moindres que le projet Nexus, mais il faut noter cependant qu'il est lui 100% électrique !


Il était prévu que le démonstrateur vole fin 2018. Cette ambition a semble t-il était retardée.

Si peu de monde croyait sérieusement à la réalité de ces projets il y a encore 5 ans, ces derniers deviennent absolument concrets, tangibles aujourd'hui.
Dans les deux cas cités, l'opérateur prévoit dans un premier temps d'embarquer des pilotes dans l'appareil, afin de rassurer le client, mais nul doute que la fonction autonome, tout comme dans les voitures, s'imposera à moyen terme.

Reste à déterminer la viabilité économique du marché... mais pour certaines mégalopoles saturées, le choix devrait être vite validé.

Dans le militaire, les perspectives sont immenses, même si rien n'a été planifié à ce jour (la France recevra par exemple à la fin des années 2020 le nouveau HIL, hélicoptère interarmées léger, basé sur la plateforme Airbus H160, "traditionnelle" mais aux performances remarquables). On imagine en premier lieu ces aéronefs autonomes servir à l'extraction de blessés, à la logistique, ou pourquoi pas à l'infiltration derrière les lignes ennemies.
Après l'écran tactile, nous sommes probablement ici avec ces taxis autonomes devant une nouvelle innovation de rupture du monde civil, qui pourrait bien faire le chemin vers le militaire à bref horizon.

Il faut se réjouir que des industriels français soient à l'oeuvre sur ces technologies.


vendredi 20 juillet 2018

Safran dévoile à Pau un banc d'essai révolutionnaire


A Pau, l'un des centres mondiaux de la motorisation pour hélicoptère, Safran Helicopter Engines (ex-Turbomeca) a réalisé le premier essai au sol d'un système de propulsion distribuée hybride électrique. 
Dans le civil comme dans le militaire, ce type de système préfigure l’avènement d'une nouvelle famille de voilures tournantes.

Photo: le ban d'essai de Safran HE à Pau - Photo Remy Bertrand/Safran


Communiqué du 19 juillet 2018, aéroport de Pau-Pyrénées:

Safran franchit une étape dans la propulsion hybride électrique, avec le premier essai au sol d'un système de propulsion distribuée. Le test s'est déroulé sur une zone d'essais de Safran Helicopter Engines, près de l'aéroport Pau-Pyrénées, en France.

Dans un système de propulsion distribuée hybride électrique, un turbogénérateur est couplé à des batteries. L'ensemble alimente plusieurs moteurs électriques entraînant des rotors générant l'effort propulsif. La puissance est distribuée sur l'ensemble du système de manière optimale, grâce à un système de gestion de puissance de nouvelle génération. Les moteurs électriques sont pilotés par une électronique intelligente, entièrement intégrée. Durant cet essai, plusieurs modes de fonctionnement ont été testés et validés avec les moteurs électriques alimentés soit par les batteries et la turbogénératrice, soit uniquement par les batteries. La puissance électrique générée par le système a atteint 100 kW.


Cette démonstration réalisée par Safran Helicopter Engines, Safran Electrical & Power et Safran Power Units, avec Safran Tech le centre de R&T du Groupe, s'inscrit dans le cadre de la feuille de route de Safran sur la propulsion hybride.

Ce type de système de propulsion devrait contribuer à l'émergence de nouveaux véhicules VTOL (à décollage et atterrissage verticaux) et STOL (à décollage et atterrissages courts), en leur permettant d'accéder à de nouvelles capacités de vol et de nouveaux types de missions.

La feuille de route propulsion hybride électrique de Safran vise une mise sur le marché de ces technologies d'ici 2025.


mardi 3 avril 2018

A Bordes, Safran Helicopter Engines produira les moteurs des NH90 qataris


C'est Safran Helicopter Engines qui motorisera avec ses RTM322 les NH90 que vient de s'offrir le Qatar auprès d'Airbus. Safran HE, anciennement Turbomeca, assemblera ces turbines à Bordes (64).

Illustration: ci dessus, un NH90 du Sultanat d'Oman - Airbus Helicopters


Doha validait il y a bientôt trois semaines une commande 28 hélicoptères de manœuvre NH90 (16 en version transport tactique TTH et 12 dans la version navale NFH). Ces appareils seront livrés par le consortium NHI entre 2022 et 2025.
Le contrat, évalué à environ 3 milliards d'euros inclut aussi 16 Écureuil (H125) destinés à la formation.  Airbus et l'italien Leonardo se partageront le contrat, et la production, respectivement à Marignane pour le TTH, et à Venise-Tessera pour le NFH. 

Et même s'il n'y avait guère de doutes, c'est bien Safran Helicopter Engines (ex-Turbomeca) qui équipera ces 28 NH90 avec les moteurs RTM322, fabriqués à Bordes (64).
Pour rappel, Safran HE est champion dans son domaine et motorise déjà 80% de la flotte de NH90, y compris bien sûr, les appareils des armées françaises. 

A noter que les hélicoptères de formation H125 faisant aussi partie du contrat sont également équipés du turbines Safran puisqu'il s'agit du moteur best-seller Arriel 2D ! 


mardi 27 mars 2018

A Bordeaux, Florence Parly dévoile le projet DOMINNO


La ministre des Armées, Florence Parly, était lundi 26 mars sur la base aérienne 106 à Bordeaux pour visiter la future DMAé, entité en cœur de la réforme de la maintenance aéronautique des armées. Elle y a annoncé le lancement du plan DOMINNO, qui confie à Safran Helicopter Engines une étude portant sur l'utilisation du big data pour la maintenance prédictive. 

Illustration: la ministre des armées Florence Parly, hier à Mérignac - MinArm


Alors que la très attendue DMAé (Direction de la Maintenance Aéronautique), projet organique phare de la réforme du MCO (maintien en condition opérationnelle) annoncée en décembre dernier tarde à se concrétiser - puisque on attendait le lancement officiel en mars* - la ministre des armées Florence Parly rendait visite hier aux personnels de la SIMMAD à Bordeaux, l'actuelle Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense.

Preuve toutefois de l'importance de ce déplacement, Florence Parly était accompagnée du CEMA, le général François Lecointre, et de la nouvelle responsable exécutive du MCO, la future directrice de la DMAé, l'Ingénieure générale de l'armement Monique Legrand-Larroche.

Lire aussi: Trois mesures pour réformer le MCO aéronautique dans les armées



La ministre a pu faire un point d'étape sur la création de la DMAé, mais a surtout annoncé à Mérignac le lancement du projet DOMINNO, pour « Données de maintenance moteur innovante ».
Il s'agit d'un étude confiée à Safran Helicopter Engines (mieux connu sous son ancien nom: Turbomeca) qui devra travailler sur l’utilisation du big data pour faciliter la maintien en condition opérationnelle des hélicoptères militaires. Autrement dit, utiliser la masse de données générées par les moteurs de dernière génération pour faire de la maintenance prédictive. 
DOMINNO, doit, et je cite le communiqué du Ministère, permettre de développer une première capacité de moteur dit « connecté » dans le but de faciliter les opérations de maintenance. Cette étude innovante confiée à Safran Helicopter Engines durera 25 mois, pour un budget de 2 millions d’euros.
Selon le communiqué toujours: « DOMINNO consiste à mettre au point une "maintenance prédictive" des turbomoteurs d’hélicoptères militaires, grâce à une technologie de surveillance innovante. L’enjeu est de disposer d’outils permettant, à partir de capteurs existants ou nouveaux, de collecter des données relatives à l’usage du moteur et sa santé, puis de les exploiter via des technologies ‘big data’ et, enfin, d’adapter la maintenance selon l’état du moteur ».
L'industriel français (très aquitain même) spécialiste des turbines est évidemment le mieux placé pour travailler dans ce domaine. D'autant plus qu'il propose déjà des solutions de maintenance prédictive...
« Ce projet permettra d’identifier les données à collecter et leurs modes de transmission, de définir l’architecture de surveillance et de développer des premiers algorithmes à forte valeur ajoutée. C’est une première étape de développement technologique devant permettre à terme de réduire le nombre de déposes programmées pour effectuer des vérifications et des inspections. Il s’agit aussi d’exploiter au maximum le potentiel de vie réel des pièces critiques ».
Alors que la disponibilité des hélicoptères préoccupe fortement les opérationnels, DOMINNO vient s’insérer dans une multitude de plans visant, à moindre coût et dans un temps relativement court, à faire entrer les technologies de la transformation digitale dans le fonctionnement des armées. 


*ce n'est qu'une question de jours, les nominations étant en cours. La nouvelle entité aura une très forte empreinte DGA. L'armée de l'air devrait en sortir grande perdante en matière de gouvernance, puisque la DMAé passe sous l'égide directe de l'Etat Major des Armées.


jeudi 1 mars 2018

Helidax opte pour le service de maintenance "Health Monitoring" de Safran


Helidax choisit le service "Health Monitoring" de Safran pour la maintenance de ses hélicoptères, et son offre premium permettant de recevoir des recommandations de maintenance de la part des équipes d'experts Safran, personnalisées en fonction de la flotte, des missions et des usages.

Image ci-dessus: le parc Helidax et ses appareils dans les Landes - Helidax/EALAT


Helidax, filiale du groupe DCI consacrée à la formation des pilotes de l'EALAT (école d'aviation légère de l'Armée de terre) a opté pour la solution "Health Monitoring" de Safran, indique ce dernier par communiqué. La société française, qui a participé à l'élaboration de ce service, a opté pour le niveau Premium.

Le service Health Monitoring permet aux clients de suivre les paramètres de santé de leurs moteurs et de mettre en place des actions de maintenance préventive afin de limiter l'occurrence d'événements non programmés. Avec l'offre Essential, Safran met à disposition des clients une plateforme en ligne qui leur permet de collecter et d'analyser eux-mêmes leurs données. Avec l'offre Premium (choisie par Helidax), les clients reçoivent des recommandations de maintenance de la part des équipes d'experts Safran, personnalisées en fonction de leur flotte, de leurs missions et de leurs usages.

Le service de Health Monitoring choisi par HeliDax intègre une nouvelle fonctionnalité permettant la réalisation automatique du contrôle de santé moteur (ou EPC pour Engine Power Check). Cette option permet d'éviter la réalisation de vols destinés aux EPC. HeliDax utilisera ce service pour l'ensemble de sa flotte, qui totalise 22 000 heures de vol par an. 

HeliDax dispose d'une flotte de 36 hélicoptères H120, motorisés par des Arrius 2F et adaptés de manière unique aux besoins militaires. Le contrat de partenariat entre HeliDax et le Ministère de la Défense français est basé sur la sécurité des vols et l'excellence opérationnelle. 



Par ailleurs, on retrouve Helidax cet hiver chez le 1er RHC à Phalsbourg en Moselle, où trois hélicoptères EC 120 CALLIOPE ont été prêtés. Durant cette période, plus de 200 heures seront consommées par les équipages du 1er RHC. L'opération a été mise en place l'année dernière et permet d'assurer l’entraînement et la formation des pilotes quand les machines militaires sont indisponibles. Du statut d'exception, la pratique semble devenir une solution courante.


Résultats très satisfaisants pour Safran

Et pour continuer sur le groupe Safran, celui-ci publiait ce 27 février son bilan financier, tablant sur une croissance de 7% à 10% de son résultat opérationnel cette année, après des chiffres 2017 meilleurs que prévu, la vigueur de l'activité d'équipements aéronautiques, comme les trains d'atterrissage et les nacelles, permettant de compenser la diminution prévue de la contribution des moteurs aux résultats.
Dans un communiqué, le groupe a annoncé le renouvellement pour deux ans de son directeur général Philippe Petitcolin, jusqu'au printemps 2020, qui devra ainsi gérer l'intégration de Zodiac Aerospace, dont il détient 88% du capital à l'issue de son offre, et l'augmentation de la production des nouveaux moteurs LEAP.

En 2017, le chiffre d'affaires ajusté du groupe a progressé de 4,7% à 16.521 millions de $, et la prévision de croissance de son chiffre d'affaires a été réajusté à plus de 3% contre 2-3% auparavant.

On apprend de plus qu'Airbus a choisi le dernier né de la gamme Safran Helicopter Engines (ex Turbomeca), le moteur "Aneto", pour son hélicoptère hybride "Racer". L'Aneto avait été dévoilé lors du dernier salon Helitech en octobre 2017.
Deux moteurs Aneto-1X équiperont le Racer, lui permettant d’atteindre une vitesse de croisière de plus de 400 km/h. Dévoilé en juin 2017 au Salon du Bourget, le Racer est un démonstrateur technologique financé par le programme de recherche H2020 de la Commission européenne, dans le cadre de Clean Sky 2.

Le Racer, ex projet "X3" - Airbus Helicopters

Toujours chez Safran Helicopters Engines, nomination d'un nouveau président. Franck Saudo  succède à Bruno Even qui quitte le Groupe. Il entrera en fonction le 2 avril prochain. 
Ce diplômé de l'Ecole Polytechnique (2000), de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (2003) et de la London School of Economics (2003) fut notamment chez Safran Directeur Support & Services de Turbomeca en 2013, puis Président de Safran Transmission Systems depuis décembre 2017.


mardi 13 février 2018

Le H160 se pose chez son motoriste Safran à Bordes (64)


Belle attention que celle d'Airbus Helicopters qui a posé vendredi 9 février son dernier né, l'ultra-moderne H160 devant la non-moins moderne usine Safran Helicopters Engines de Bordes, près de Pau. 

Images: Safran Helicopter Engines


L’un des trois hélicoptères de dernière génération Airbus H-160 produits à ce jour s'est posé ce 9 février à Bordes près de Pau, devant l'usine Safran où sont produits les moteurs de l'appareil, les fameux Arrano.
Malgré le froid, les employés de Safran Helicopter Engines, l'ex-Turbomeca, étaient rassemblés devant leur lieu de travail pour découvrir le dernier né d'Airbus Helicopters, équipé des deux moteurs Arrano pour une puissance de 1 100 à 1 300 chevaux.

Une centaine de ces moteurs, connectés (donc plus simple à entretenir) et plus économiques (10 à 15% d'économie de carburant), devraient être fabriqués chaque année à Safran HE.

Lire sur le blog: Le H160 d'Airbus sera le futur hélicoptère interarmées léger


Airbus entend faire du l'ultramoderne H160 une success-story, tant dans le privé que dans le secteur public, où l'appareil devrait être décliné pour de multiples besoins comme la sécurité civile... et bien sûr le programme d'hélicoptère interamées léger pour les militaires (HIL).

Si la version civile doit obtenir sa certification en 2019, la militarisation du H160 - vers un "H160M" donc - sera le défi des années 2020. La LPM en cours de discussion repousse le programme à 2022 si tout va bien, pour des livraisons à partir de 2025.

Maquettes de H-160M lors des journées de l'aérocombat de Pau le 8 février 2018 - Photo Aérobuzz

La cible théorique est de 169 appareils. Le défi est bien sûr de pouvoir remplacer plusieurs modèles d'hélicoptères anciens (du Dauphin à la Gazelle, en passant par le Fennec) tout en satisfaisant les besoins des trois armées, ce qui ne sera pas aisé !




jeudi 8 février 2018

Journées de l'aérocombat à Pau


Cinq jours à peine après le drame qui la touchait, l'Aviation légère de l'Armée de terre célèbre à partir les Journées de l’Aérocombat au sein du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) à Pau.

Images: Ministère des armées, Twitter des participants.


L’ALAT organise chaque année ce rendez-vous afin, non seulement afin d'informer le plus grand nombre sur les événements passés et les actions prioritaires à conduire, mais également pour échanger et fédérer la communauté aéronautique de l’armée de Terre (mais pas seulement).
Les Journées de l’aérocombat, c'est l'occasion d'entretenir aussi les liens avec les industriels et la DGA, grands acteurs des programmes d'équipement. 

Aussi, cela entretient le lien de complémentarité naturel avec les Forces spéciales (effectivement très dépendante de la 3ème dimension), ainsi qu'avec le Groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT) qui a la mission de tester et d’intégrer sur les appareils les nouveaux équipements. Des acteurs tout aussi primordiaux donc. 



Un dîner-débat et une exposition d’équipements sont proposés au 5ème RHC de Pau ce 8 février, avec l’objectif de mener une réflexion sur l’action de l’aérocombat intégrée à l’action opérationnelle de l’armée de Terre.

Retrouvez ICI l'interview du Général Grintchenko, commandant des forces aéroterrestres, où ce dernier détaille les enjeux actuels et futurs, et notamment le fait qu'entre maintenant et 2022, le ratio machines d'anciennes générations et de nouvelles génération va s'inverser, ces dernières passant de 1/3 du parc, à 2/3. 
Malgré cela, notons que la loi de programmation militaire en discussion ne prend pas en compte le HIL, futur hélicoptère léger interarmées, programme repoussé à la deuxième moitié de la décennie 2020.

Ci-dessous quelques images de l'événement et de ses participants: