vendredi 25 novembre 2022

L'Énergie solaire spatiale : future rupture stratégique ?


Face au défi climatique, face à la crise des énergies… une partie de la solution ne pourrait-elle pas venir de l'espace et des centrales solaires orbitales ? C'est la question que s'est posé cette année le centre européen d'inspiration spatiale Way4Space, basé à Saint-Médard-en-Jalles près de Bordeaux, dans une étude intitulée "Géopolitique de l'Énergie solaire spatiale". 

Ci-dessus: illustration de l'initiative européenne Solaris - capture vidéo de promotion ESA


Ce mercredi 23 novembre, en réunion de niveau ministériel, les membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont voté un budget triennal de 16,9 milliards d'euros. Un budget -en hausse- qui comprend des missions d'exploration spatiale, d'observation de la Terre, ou encore les moyens d'accès à l'espace.
Mais au sein de ce budget, on trouve également le financement de programmes de recherches, et pour quelques dizaines de millions d'euros (tout de même), celui de l'initiative Solaris :


Solaris est une initiative de l'ESA qui doit évaluer d'ici 2025 les solutions touchant au domaine du "Space-Based Solar Power", ou autrement dit chez nous, l'Énergie solaire spatiale. Assez connu des spécialistes et des passionnés, le sujet reste néanmoins largement invisible aux yeux du grand public. Ce qui pourrait bientôt changer… 

De façon parallèle et indépendante, j'ai justement eu la chance ces derniers mois de mener un travail d'étude prospective lors d'une collaboration sur ce sujet précis avec Way4Space, le centre d'inspiration spatiale basé en Nouvelle Aquitaine. En effet, lors d'une réflexion préliminaire collégiale, nous avons rapidement identifié ce thème comme pouvant tout à fait s'insérer dans l'économie spatiale de demain. 


L’Énergie solaire spatiale : éternel concept de science-fiction ?

Dans son œuvre Reason en 1941, Isaac Asimov exprime le rêve de produire dans l’espace grâce au soleil une énergie propre, inépuisable et bon marché. Le Space-Based Solar Power, breveté au début des années 1970 aux USA sous la forme des "SPS" (pour Solar Power Satellites),  n’en est que la forme moderne. 

L'idée est simple, sur le papier (vulgarisons donc): l'énergie solaire est gratuite, propre, et inépuisable. De plus, affranchie des limites posées par notre atmosphère terrestre, sa captation directement dans l'espace est très largement supérieure à ce que nos panneaux photovolvaïques reçoivent sur Terre. Reste à ramener cette énergie depuis l'orbite, pour la convertir en électricité et l'intégrer à notre réseau énergétique: ce qui passe par la transmission à distance, sous forme de micro-ondes ou de laser.


Si le concept prend de la consistance durant la guerre froide, aucun programme n'est jamais lancé, ni à Washington, ni à Moscou. La problématique reste néanmoins étudiée par les scientifiques et les agences spatiales, de l'Inde au Japon, en passant par la Chine ou l'Europe. Tandis que l'innovation progresse, et surtout, que le monde spatial entame sa révolution. 
 
Le rêve serait donc en voie de devenir réalité alors que les études de faisabilité successives tendent à démontrer que les centrales solaires orbitales ne représentent pas, ou plus, un défi technique insurmontable.

Même si les moyens à déployer s’avèrent considérables (des superstructures orbitales d'échelle kilométrique), les innovations technologiques et la profonde transformation du marché spatial laissent augurer une faisabilité à moyen terme, la voie étant désormais ouverte pour une véritable économie en orbite dès 2040. Sur le plan politique, le processus de validation de tels investissements à long terme tarde à se concrétiser. Mais de nouvelles contingences (crise climatique, défi de l’indépendance énergétique, etc.) pèsent dorénavant sur nos sociétés et poussent à une évolution des politiques énergétiques. Des contraintes qui appellent de nouvelles solutions ?

Les récentes études européennes concluent qu'une "constellation" d'une cinquantaine de centrales solaires orbitales positionnée sur orbite géostationnaire pourrait fournir jusqu'au tiers des besoins électriques du continent en 2050. Sans aller jusqu'à cette objectif très ambitieux, l'Énergie solaire spatiale apparait d'ores et déjà comme une solution de rupture qui pourrait être intégrée au futur mix énergétique de nos sociétés.
Les conclusions sont sensiblement les mêmes parmi les autres puissances spatiales, en particulier en Chine, où il existe une véritable volonté de mener un tel programme. 


Émulation internationale entre puissances spatiales

Un travail de cartographie des projets touchant au Space-Based Solar Power a donc été réalisé par Way4Space. Il démontre que, les unes après les autres, les puissances spatiales établissent des feuilles de route visant à l’accomplissement de programmes d’Énergie solaire spatiale. Il nous offre l’occasion d’établir une prise de vue qui, de 1970 à 2070, constitue la photographie potentielle d’un siècle de Space-Based Solar Power. Il montre aussi que la technologie permet d’imaginer demain l’impensable d’hier (baisse sensationnelle du coût de l'accès à l'espace, progrès de la robotique…).

Surtout, l’étude quantifie une certaine accélération dans l’émergence des acteurs ou des travaux affiliés, signe que la problématique accède désormais à un rang de considération supérieur pour ce qui constitue peut-être la source d’une rupture énergétique et donc stratégique ?

En effet, comment réagiront les puissances face à un tel bouleversement des flux traditionnels des ressources énergétiques ? Certains acteurs, comme l'Europe, peuvent-ils s'affranchir ainsi de leurs dépendances tout en s'inscrivant dans la réalisation de leurs objectifs de décarbonation ? 
De telles superstructures orbitales feront elles l'objet d'un effort sans précédent de collaboration internationale, comme le pensait Abdul Kalam en Inde ? Ou seront-elles au contraire des assets souverains fondamentaux, à protéger ?

A noter que j'évoque ici surtout l'intérêt civil, mais que bien sûr, il existe des travaux militaires sur la question, et cela pour des besoins évidents (la projection de forces). Les laboratoires de recherche de l'US Air Force ou de la Navy sont particulièrement en pointe dans ce domaine, et devraient placer sur orbite des démonstrateurs dans les toutes prochaines années. Une expérience était même embarquée sur la dernière mission du drone spatial américain X-37B.

Illustration de François Schuiten pour l'AID -© Red Team Défense, 2022.

En France, c'est la Red Team de l'Agence d'Innovation de défense (AID) qui a publié en 2022 un scénario intitulé "Après la nuit carbonique", dans lequel des forces projetées sur un théâtre asiatique dans les années 2050 devaient faire face à un drastique rationnement énergétique. 


Si vous désirez en apprendre plus, découvrir ce rapport, ou même en cas d'intérêt professionnel et/ou scientifique pour les axes d'innovation qui touchent à cette question du Space-Based Solar Power, il est possible de contacter Way4Space via le site internet www.way4space.com.


mercredi 23 novembre 2022

17 milliards d'euros pour l'ESA, et une nouvelle promotion d'astronautes !

Evénement particulièrement attendu, la réunion de niveau ministériel de l'Agence spatiale européenne (ESA) a permis de valider un budget triennal de 16,9 milliards d'euros. En hausse. Mais encore, la nouvelle promotion d'astronautes européen a été révélée, avec en son sein, des Français !

Ci-dessus: la nouvelle promotion d'astronautes de l'ESA ! 


L’ESA se réunissait pour sa grand messe à Paris ces 22 et 23 octobre. A l'issue de cette ministérielle, l'agence a annoncé un budget de quasiment 17 milliards d’euros, soit une hausse de 17 % par rapport au dernier exercice.

A la fin, des congratulations, mais paradoxalement, l'Agence attentait bien d'avantage: 18,5 milliards. Son directeur Josef Aschbacher se félicite néanmoins de l'octroi de ce budget une nouvelle fois en hausse (après le net bon de 40% effectué en 2019), dans un contexte économique compliqué. 

Et comme souvent, ce sont les graphiques qui nous en disent le plus :


D'Ariane 6 à "Iris²", la constellation de connectivité souveraine voulue par l'UE, les principaux programmes sont financés comme prévu ou presque (Exomars, sanctionné par la guerre en Ukraine, passe de 2022 à 2028). 

L'un des prochains grands événements pour l'ESA sera par exemple la mise en orbite en 2024 du SpaceRider de Thales Alenia Space, le drone spatial européen (tout de même moins ambitieux et surtout moins secret que le X-37B américain). 

Nous aurons très vite l'occasion d'en reparler. 


S'agissant des financements par pays, l'Allemagne consolide sa "première place" chipée par surprise à la France en 2019 à Séville. Cela conforte un leadership qui se traduit directement au travers du principe de retour géographique (plus un Etat s'engage financièrement, plus il reçoit d'activité industrielle).
La France suit directement avec 3,2 milliards, devant l'Italie. Soulignons d'ailleurs l'effort assez phénoménal de cette dernière pour coller aux deux leaders, qui possèdent des économies autrement plus puissantes sur le papier.

Ce trio, avec plus de 3 milliards d'euros engagés pour chacun (3,5 pour l'Allemagne), en nette hausse, impose clairement le tempo. Alors, émulation… ou rivalité ? 

Dans l'ensemble, tous les Etats font donc un effort, preuve que les gouvernements ont bien saisi les enjeux du spatial. Il faut l'espérer.


Une pilote du "Pyrénées" nouvelle astronaute française !

Pas -encore- de programme de vol habité dans le budget de l'ESA… mais l'autre nouvelle, celle qui fera la Une des médias, c'est bien sûr la révélation de la promotion 2022 d'astronautes de l'agence européenne… 17 femmes et hommes avec, pour succéder à Thomas Pesquet, une française ! Deux en réalité puisque la "réserve" comporte également un Français. C'est bien la moindre des choses, puisque les français ont trusté environ le tiers des 22 000 candidatures reçus par l'ESA !

Il s'agit, enfin, d'une reconnaissance pour l'armée de l'Air et de l'Espace.

Notre nouvelle astronaute se nomme donc Sophie Adenot, 40 ans. Elle est diplômée d'Isae Supaero et du MIT, et a évolué au sein d'Airbus Helicopters. Mais Sophie Adenot est surtout lieutenant-colonel et une pilote d'hélicoptère chevronnée sur Caracal (3 000 heures de vol) au sein de l'escadron 1/67 "Pyrénées", basé à Cazaux. Elle a notamment servi deux fois en Afghanistan. 

Figure médiatique de nos armées, elle intègre la DGA en 2018 et devient la première femme pilote d'essai expérimental sur hélicoptères, toujours à Cazaux.

Une riche carrière donc, qui la verra atteindre le firmament: l'espace. Et la ligne de mire n'est plus seulement l'orbite, mais bien aussi la Lune. Elle comme Thomas Pesquet peuvent légitimement espérer faire partie de l'aventure Artemis. Sophie Adenot devra néanmoins passer par la longue phase d'apprentissage du métier. Rappelons que Thomas Pesquet, issu de la promotion 2009, avait dû attendre 2016 pour sa première mission à bord de l'ISS. 



Si le lieutenant-colonel Adenot fait bien partie de l'équipe titulaire de cette promotion de l'ESA (ils sont seulement 5), le corps de réserve comporte également un Français, et encore une fois de la DGA : il s'agit Arnaud Prost, ingénieur militaire et pilote au sein de DGA Essais en vol à Istres. Il est membre de l’équipe intégrée d’essais en vol du Rafale. Il est breveté pilote de chasse.



lundi 21 novembre 2022

SCAF: désaccord sur l'accord

Too big to fail ? Imbroglio sur le SCAF, qui n'en avait pas besoin. La partie allemande semble avoir un peu précipitamment annoncé un accord industriel concernant la prochaine phase de développement du programme de système de combat aérien futur européen. Calcul politique ou non, il semble bien néanmoins que l'accord sera effectivement signé dans les prochains jours. 

Illustrations: l'accord sur le SCAF tel qu'annoncé par les partenaires européens.


Décidemment, cela fait quelque temps, bientôt deux ans déjà, que la communication autour de SCAF a pris un ton essentiellement politique, pendant que dans le même temps, les industriels (en premier lieu Dassault Aviation et Airbus) bloquent sur les termes du partage industriel qui concerne(ra) la pièce centrale du système: l'avion de combat de nouvelle génération (ou NGF). 

Soyons bref : vendredi 18 novembre, après un teasing de la part de responsables dans les jours qui avaient précédé, l'Allemagne, puis Airbus (Allemagne), puis Indra (Espagne) annonçaient tour à tour un accord industriel concernant la prochaine phase du programme. L'Elysée confirmait à demi-mot dans la soirée, par voie de presse. 

En revanche, silence assourdissant du côté de Dassault Aviation. Cela pour la simple et bonne raison qu'il n'existe en réalité pas d'accord. Ou pas encore. 

En effet, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a confirmé ce matin sur RTL ce que la presse spécialisée française a dénoncé durant le week end: l'accord industriel n'est pas effectif, et la communication allemande est avant tout la conséquence de mouvements politiques propres à Berlin et à ses processus décisionnels bien moins verticaux que chez nous (sans compter que l'on soupçonne Airbus d'en avoir profité pour avancer ses pions, mettant la partie française, Dassault, devant le fait accompli).

Pour Eric Trappier, "Il y a une pseudo-annonce politique qui a été faite. Je pense que les autorisations allemandes - qui étaient difficiles à obtenir - sont sorties et ça a donné lieu à des fuites. Ce n'est pas encore tout à fait fait". Il confirme cependant durant son interview que l'accord est effectivement en bonne voie, peut-être même pour une signature dans la semaine. 

Dans tous les cas, il ne s'agira que d'une nouvelle étape de franchie. Il en reste de nombreuses, mais pour un programme estimé entre 80 et 100 milliards d'euros, la marge de manœuvre s'amenuise, et ce pour tous les acteurs. Dans le même temps, l'avion de combat américain de 6ème génération (programme NGAD) aurait volé. 

Pour plus de détails, sur les sujets qui coincent notamment, je vous invite à consulter les articles précédents sur ce sujet. Et pour la suite, rendez-vous, donc, à courte échéance, une fois que le fameux accord aura été conclu. 


vendredi 18 novembre 2022

Appel à communications de l'AEGES pour son prochain congrès, à Bordeaux

 


L’AEGES lance un appel à communications pour son prochain congrès, qui aura lieu du 7 au 9 juin 2023 à Bordeaux.


L’Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES) organisera la 6ème édition de son congrès annuel les 7, 8 et 9 juin 2023 à Bordeaux. Cet événement se veut un espace de socialisation et de discussion scientifiques permettant de rassembler très largement la communauté des chercheur.e.s travaillant sur la guerre et la stratégie, quel que soit leur encrage disciplinaire.

Les propositions de communication devront s’insérer dans l’une des 23 sections thématiques retenues, dont vous trouverez la liste synthétique, puis une présentation détaillée à partir du lien suivant. Date limite le vendredi 23 décembre.

Coté public, rendez-vous sur ce blog dans les prochains mois pour de nouvelles informations !


Liste des panels:

  1. Ce que veulent les armes. Penser l’éthique de la guerre au prisme des armements 
  2. Dans la tête des décideurs : pour une analyse des conflits internationaux à travers les personnalités et les croyances individuelles 
  3. Émotions, représentation de soi et reconnaissance : des enjeux négligés de la guerre ? 
  4. Retour de la guerre, retour en guerre ? 
  5. Enjeux et limites de l’aide militaire étrangère à l’Ukraine 
  6. Images de/dans la guerre 
  7. Le recours à la force dans les rapports internationaux : légitime défense vs. Agression
  8. Faire la guerre sur mer : une affaire d’État ? Une approche sur le temps long 
  9. Théories et méthodes pour une géographie critique du fait militaire 
  10. Approches socio-historiques de la production des savoirs sur la guerre, la stratégie et les armées. 
  11. Stratèges, stratégies et culture stratégique de l’Afrique subsaharienne des 19ème et 20ème siècle 
  12. États, armées et formes de guerre privée dans les mondes grecs antiques (VIIIe-Ier siècles a.C.) 
  13. L’altruisme paroissial dans les conflits entre groupes 
  14.  L’autonomie stratégique de l’Union européenne en matière de défense 
  15. Histoire et actualités des armes chimiques : des recherches impossibles ?
  16. La violence des femmes, un mauvais genre ? Productions, représentations et récits des violences féminines dans les conflits armés 
  17. Partage et pré-positionnement des armes nucléaires : enjeux politiques, juridiques et stratégiques 
  18. L’autonomie : une transformation du caractère et de la nature de la guerre ? 
  19. Mutations du multilatéralisme sécuritaire au XXIème siècle 
  20. Changement climatique, crises et conflictualité 
  21. Guerre(s) et cinéma(s) 
  22. L’intendance suivra ? Le logement militaire en Occident (Antiquité – temps présents) 
  23. Émotions et stratégie.

mercredi 16 novembre 2022

Deuxième lot de Rafale en vue, et des Mirage 2000 pour l'Indonésie ?


Alors qu'en septembre dernier, l'Indonésie a versé le premier acompte qui marque l'entrée en vigueur de sa commande de 42 Rafale annoncée en février 2022, le média Janes annonce que de nouveaux investissements ont été validés à Jakarta. Ils devraient concerner le prochain lot de Rafale, ainsi que, surprise, des Mirage 2000-5.

Ci-dessus: Mirage 2000-5 et Rafale, dans l'armée de l'Air et de l'Espace.


Au cœur des enjeux de la zone Indo-Pacifique, l'Indonésie, qui accueille d'ailleurs le G20 cette semaine, a toutes les cartes en main pour accéder au titre de puissance régionale de premier rang dans un avenir proche. 
Et alors que la France entend toujours jouer un rôle majeur dans la zone (lire la toute dernière note de la FRS sur le sujet, par Antoine Bondaz), malgré le retour de la guerre en Europe et un repli des théâtres africains, le contrat Rafale (42 appareils) conclu l'hiver dernier entre Paris et Jakarta relance une stratégie largement mise à mal quelques mois plus tôt par le pacte AUKUS (Australie, Royaume-Uni, USA).

Officiellement entré en vigueur en septembre dernier, avec le paiement du premier acompte concernant un premier lot de 6 Rafale, ce contrat d'envergure stratégique pour les deux pays devraient se poursuivre normalement, si l'on en croit les dernières informations émanant de la presse spécialisée. Le ministère indonésien des Finances (MoF) a autorisé le pays à obtenir jusqu'à 3,9 milliards de dollars de prêts étrangers pour trois propositions distinctes qui ont été avancées pour soutenir les capacités de combat de l'armée de l'air indonésienne. L'une d'elles concernerait un nouveau lot de Rafale de Dassault Aviation, lot qui comprendrait entre 12 et 18 appareils.


Mirage 2000-5 qatariens

Des Rafale donc, mais pas seulement. 

En effet, la rumeur qui bruissait depuis quelques semaines pourrait se confirmer avec l'acquisition d'avions de combat Mirage 2000-5 auprès des forces aériennes qatariennes (également utilisatrices du Rafale). Des Mirage remis sur le marché par Doha, et qu'on voyait plutôt jusque là atterrir dans le privé. 

La troisième option mentionnée dans ce budget de 3,9 Mds$ devrait en toute logique concerner la commande de F-15 américains annoncée l'hiver dernier.

A noter que ces décisions indonésiennes en faveur du matériel occidental et plus précisément français semblent largement confortées par les difficultés que connaît son traditionnel fournisseur d'armements: la Russie.