Airbus Helicopters annonce ce 18 juin que la campagne d'essais en vol du nouveau Standard 2 de l'hélicoptère de manoeuvre NH90 Caïman, plus connu sous le nom de standard "forces spéciales", vient de débuter. L'appareil, commandé à 18 exemplaires, doit entrer en service en 2025.
Images: Airbus Helicopters
Cette communication tombe la même semaine que le salon de l'armement terrestre Eurosatory 2024 (les hélicoptéristes ont cette chance de pouvoir exposer au Bourget comme à Eurosatory): le standard FS de l'hélicoptère de manœuvre NH90 destiné aux forces spéciales de l'armée de Terre a commencé ses campagnes de vol.
Programme dont on parle depuis longtemps déjà, et lancé en 2020, le Standard 2 du NH90 fournira un remplaçant aux Cougar et Caracal du 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales à Pau. 18 appareils ont été commandés, dont la dernière tranche fin 2023, et les premiers appareils devraient arriver en régiment en 2025.
Après la longue phase de définition des capacités (on a vu plusieurs schémas ou même maquettes sur les salons SOFINS par exemple), Airbus Helicopters a donc lancé la campagne d'essais en vol du prototype du NH90 FS. Il s'agit d'un standard spécifiquement développé pour l'aviation de l'armée de Terre française (ALAT) et le COS (Commandement des opérations spéciales), ce qui est décidemment la maladie dont souffre le programme NH90, puisqu'il existe en effet en service plus d'une vingtaine de versions de l'appareil européen.
La configuration Standard 2 comprend l'intégration du système électro-optique Safran Euroflir 410, un nouveau générateur de cartes numériques, l'installation d'un troisième membre d'équipage et de nouvelles fenêtres arrière coulissantes agrandies pouvant accueillir des canons d'autoprotection.
Airbus précise que les tests valideront la conception de la nouvelle configuration. Le prototype du NH90 Standard 2 a également été équipé de dispositions mécaniques et électriques dédiées au système d'ouverture distribuée (DAS) et d'un affichage numérique de visée monté sur casque (HMSD-DD) de nouvelle génération en vue d'une future intégration ultérieure.
Les essais en vol se poursuivront jusqu'à la fin de l'année selon le calendrier convenu avec la Direction Générale de l'Armement.
Le constructeur précise que d’ici la fin de la décennie, l’ALAT exploitera 81 NH90 TTH. Depuis 2011, l'appareil n'a connu qu'une OPEX, Barkhane, et a effectué 50 000 heures de vol au total.
L'interview du COMALAT, c'est par ici:
RépondreSupprimerhttps://air-cosmos.com/article/eurosatory-2024-interview-du-general-pierre-meyer-commandant-l-aviation-legere-de-l-armee-de-terre-68949
Il était temps pour l'armée de l'air et de l'espace de se séparer de ses antiques PUMA !
Supprimerhttps://www.avionslegendaires.net/2024/06/actu/airbus-helicopters-teste-le-futur-nh-90-caiman-des-forces-speciales-francaises/
Dans la LPM 2024-2030, il y a 2 milliards d'euros pour le COS, de quoi s'acheter quelques jouets...
RépondreSupprimerhttps://www.opex360.com/2024/07/09/les-forces-speciales-terre-vont-se-doter-de-porte-mortiers-alakran-aupres-du-groupe-espagnol-ntgs/
"Les unités aériennes de la Nouvelle-Aquitaine vont aussi renforcer leurs moyens capacitaires dans les dix ans, et cela commence dès maintenant. Côté armée de Terre, le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau va recevoir ses 18 hélicoptères NHFS d'ici deux à trois ans, ce qui lui permet de transférer les Cougar rénovés de sa 1ère escadrille (1ère EOS) au 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) voisin, et les Caracal de sa 3e escadrille (3e EOS) à l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE). Un projet tranché il y a près de 20 ans par le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées…
RépondreSupprimerL'AAE crée donc à Cazaux, dès cet été, l'embryon de son deuxième escadron de Caracal, le 2/67, mais dont le nom de tradition n'est pas encore (officiellement) connu - peut-être Solenzara.
Cette création découle du plan directeur des hélicoptères, décrété par le général Tardif il y a déjà plusieurs mois. Il maintient de l'EH 1/67 Pyrénées comme unité de pointe dédiée au sauvetage de combat et aux opérations spéciales, et un escadron plus généraliste, le 2/67. Initialement, il était prévu de le missionner uniquement sur le sauvetage, à terre (Sater) et en mer (Samar), mais au vu de l'évolution de l'environnement international, cette spécificité n'est sans doute pas tenable très longtemps. Et il faudra sans doute tenir une posture plus guerrière, tout en tenant la capacité de service public.
Ce missionnement apparemment civil du 2/67 est d'autant plus artificiel que les Caracal issu du 4e RHFS qui l'équiperont à partir de cette année disposent de tous les équipements bons de guerre (blindages, lots d'autoprotection, patines de canons SH20). Cela contraste avec les Caracal OLA, livrés ces derniers mois en outremer, qui alignent une avionique dernier cri et une optronique plus moderne, mais pas de perche de ravitaillement ou de boîtiers d'autoprotection. Une reventilation des appareils et des missions n'est donc pas à exclure.
Cazaux confirme aussi sa vocation de pôle national d'hélicoptères dans l'AAE, avec presque tous les Caracal de première génération (17 sur 19) et donc probablement la moitié des 40 futurs Guépard.
Il est vrai que les environs offrent des zones d'entraînement avec des dunes (donc du sable), la montagne. Un lieu d'entraînement parfait donc pour former les jeunes pilotes, mais aussi assurer des préparations opérationnelles (la base aérienne 126 de Solenzara, en Corse, présente des atouts similaires). Cazaux a aussi un important dépôt de munitions, un atout pour mener des opérations depuis une future base mère de chasse, ou y débuter des raids avec des chasseurs importés.
Mais la région offre aussi des champs de tir, à Cazaux même et à Captieux. De quoi générer des zones d'accueil pour des exercices complexes, et des mises en conditions avant projection, mais aussi pour des essais particuliers. Captieux avait accueilli par exemple, en juillet 2025, les essais technico-opérationnels du système de leurrage GPS antidrones Skyjacker de Safran, menés conjointement par l'AAE et l'armée de Terre. Des essais de drones et de munitions téléopérées y ont aussi été réalisés."
Source:
https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/88736490483463/le-sud-ouest-au-coeur-de-l-innovation