lundi 4 mars 2019

Safran dépasse ses objectifs en 2018


Le groupe Safran présente d'excellents résultats 2018, avec un chiffre d'affaires de 21 milliards  d'euros et 3 milliards de bénéfices. Il s'impose comme premier groupe français dans l'ASD (aéronautique, spatial, défense), et 3ème mondial.

Continuons notre tour des résultats commerciaux de la "Rafale Team". Après Thales Group, c'était Safran qui dévoilait la semaine dernière ses chiffres 2018. Fort de ses 92 000 collaborateurs, et d'un chiffre d'affaires de 21 milliards d'euros, en forte progression (+32%) suite à l'intégration de Zodiac Aerospace, le motoriste français se situe sur le podium de l'aéronautique mondial.

En 2018, le groupe Safran a dépassé ses objectifs, avec un résultat net de 1,98 milliard d'euros (-17,2%) et un résultat opérationnel courant ajusté de 3,023 milliards d'euros (représentant 14,4% du chiffre d'affaire) en hausse de 37,9%.

Le moteur LEAP pour l'aviation civile, véritable succès, tire bien sûr ces chiffres vers l'avant. 1 118 unités ont été livrées 2018, contre 459 en 2017. 1 800 LEAP doivent être livrés en 2019.


Intervention de Philippe Petitcolin, DG de Safran, sur BFM Business le 27 février:



Sur le militaire, Safran se montre confiant avec notamment le lancement du programme européen SCAF. Une lettre d'intention avait été signée ce 6 février entre les industriels français et allemands Safran et MTU Aero Engines, qui seront étroitement associés aux travaux pour la définition du moteur du futur système de combat commun. Safran hériterait de la conception et de la production du moteur, quand MTU gérerait services et maintenance, peut-on lire dans la presse spécialisée.

Dans le spatial, le groupe se montre confiant sur le devenir d'Ariane 6 et a poussé Arianespace et le CNES a s'engager jeudi 21 février 2019 dans un protocole d’accord pour la mise en place d’une plateforme d’accélération destinée à préparer les lanceurs du futur: ArianeWorks. Il bien question ici (enfin) de lanceurs réutilisables.

Enfin, Safran tire la sonnette d'alarme s'agissant de deux usines à construire. Une pour l'impression additive (3D), et l’autre pour fabriquer des éléments en carbone, avec au total un investissement de 300 millions d'euros et un recrutement de 300 personnes.
Or, la lourdeur du dispositif administratif français retarde ces projets, voire les bloque... En embuscade, USA, Malaisie et Maroc se sont positionnés...



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