vendredi 14 octobre 2022

Premier tir d'un drone Reaper sur le sol français


Les drones MQ-9 Reaper de l'armée de l'Air et de l'Espace basés sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard ont conduit avec succès leurs premiers tirs d’expérimentation sur le territoire national les 5 et 7 octobre 2022. Ils se sont déroulés à Cazaux.


Ce blog fut il y a bien longtemps, presque 10 ans maintenant, partisan de l'armement des drones de l'armée de l'Air. La flotte de Reaper français opérant au Sahel ne reçut finalement des armements qu'à compter de la fin de l'année 2019. Or, plus à l'aise en OPEX (pour des raisons essentiellement administratives), le Reaper doit depuis valider, une après une, l'ensemble de ses qualifications sur le territoire métropolitain. 

Nous voici donc à l'automne 2022: les drones MQ-9, qui peuvent emporter jusqu’à quatre bombes guidées laser GBU-12 de 250 kg (et/ou des missiles Hellfire), ont effectué début octobre sur le champ de tir de Calamar rattaché à la base aérienne 120 de Cazaux, des tirs d’expérimentation permettant de valider la capacité d’emport et de tir d’armement guidé laser depuis un Reaper, sur un champ de tir français. 

Ces expérimentations participent à la préparation opérationnelle et à la qualification des équipages de la 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque (ESRA). 
Pour les futurs entraînements des drones Reaper, les procédures et le type d’itinéraire validés par cette campagne de tests seront utilisés sur le champ de tir de Captieux (Gironde).

Sous la responsabilité des essais en vol de la Direction générale de l’armement (DGA) et de l’équipe de marque ISR (Intelligence, Surveillance and Recognizing) du Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) qui mène les expérimentations au profit de DGA, la 33e ESRA met à disposition ses avions, mécaniciens et pilotes pour assurer ces missions dédiées aux qualifications de tir des équipages.

L'armée de l'Air et de l'Espace rappelle que les Reaper sont pilotés par un équipage composé de quatre Aviateurs (pilote, opérateur capteur, coordinateur tactique et opérateur images) garants de l’utilisation du système, qu’il s’agisse du travail de surveillance, de renseignement, de caractérisation des cibles, ou encore de la prise de décision d’engagement. 


4 commentaires:

  1. Une guerre "à l'américaine", menée grâce à des moyens américains:
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/08/01/90-millions-d-ici-a-2023-pour-le-mco-des-reaper-francais-23241.html

    Des guerres éternelles...

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  2. Econmiser 7 milliards d'euros gaspiller dans l'Eurodrone serait une bonne idée...
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/loi-de-programmation-militaire-la-fin-d-un-double-discours-940925.html

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  3. Ce n'est pas la seule "première" avec un Reaper ces derniers temps: il y a aussi l'expérimentation en SURMAR.
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/que-penser-de-l-experimentation-par-la-france-du-drone-reaper-pour-la-surveillance-maritime

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  4. Qu'en pensent les JTAC ?
    https://twitter.com/Lub_wow/status/1596962183493320704

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