jeudi 31 mai 2018

Le Japon commande un cinquième Falcon de surveillance maritime


Et de cinq ! Un nouveau Falcon MRA pour le Japon. Cet achat souligne la demande croissante pour les avions multi-missions. Un créneau porteur pour la gamme Falcon de Dassault.



Un mois après le 4ème exemplaire, voilà que les gardes-côtes japonais commandent un autre avion de surveillance maritime (MSA ou MRA) Falcon 2000 pour renforcer sa capacité de patrouille maritime. 
La Garde côtière japonaise avait déjà commandé quatre avions exemplaire de cet appareil, basé sur le Falcon 2000LXS. Le premier sera livré en 2019. 
Le MSA Falcon 2000 est conçu pour un large éventail de missions, y compris la surveillance maritime, le contrôle de la piraterie, l'interdiction des trafics, la patrouille de pêche, la recherche et le sauvetage, le renseignement et la reconnaissance. Il offre selon Dassault la meilleure combinaison de taille, de charge utile, de vitesse, de portée et de coûts d'acquisition et d'exploitation sur le marché.

Pour le Japon, la surveillance maritime est devenue, pour de multiples raisons d'ordre stratégique et touchant à l'ordre régional, une haute priorité.  

Ces Falcon sont d'abord assemblés à Mérignac avant de rejoindre les installations américaines du groupe, où ils reçoivent leurs équipements de mission par L3 Communications et le radar Searchmaster de Thales.

L'acquisition japonaise fait suite à une décision de la DGA française d'acheter trois (ou plus ?) avions d'intelligence électronique Falcon EPICURE à longue portée pour le nouveau programme CUGE: Capacité Universelle de Guerre Electronique.
L'avion, qui remplacera deux Transall C160 Gabriel, sera livré à partir de 2025. Il embarquera un nouveau capteur Thales dérivé de l'expérience de guerre électronique intégrée au Rafale, capable d'intercepter une large gamme de signaux radio et radar simultanément. 
Dassault est également engagé dans un programme semblable avec la République de Corée du Sud basée sur deux Falcon 2000, qui devraient bientôt entrer en service opérationnel. 


Un troisième accord récent concerne le Centre allemand de recherche aéronautique et spatiale (un équivalent de notre ONERA), qui a acheté un Falcon 2000LX pour l'utiliser comme véhicule de recherche en vol sur les systèmes et la technologie aéroportée (iSTAR). 
iSTAR permet de simuler de nouveaux modèles d'aéronefs, réels ou virtuels, pilotés ou non, dans des conditions d'exploitation réelles. 

Environ 6% de la flotte Falcon mondiale opère dans des applications multi-missions et gouvernementales, ce dont se félicite Eric Trappier, Président Directeur Général de Dassault Aviation: «Notre succès dans le secteur multimissions est un parfait exemple des avantages que nous retirons de notre double héritage de conception militaire et civile, en particulier de notre chasseur multirôle Rafale. »


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