lundi 28 janvier 2019

Au Tchad la force Barkhane rend hommage au capitaine Michel Croci


De l'histoire et un hommage. Lundi 7 janvier 2019, un détachement de la force Barkhane s’est rendu à Abéché, au Tchad, pour une cérémonie d’hommage au capitaine Croci, pilote de chasse mort pour la France en 1984. La base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac porte notamment son nom depuis 1995.

Texte et images: Etat Major des armées

Pour le 35e anniversaire de sa disparition, une délégation d’aviateurs basés à N’Djamena a rejoint les militaires du détachement d’Abéché, dont le camp porte le nom « Capitaine Michel Croci ». Le lieutenant-colonel Pascal, chef du détachement d’Abéché, a présenté les troupes au général Philippe Adam, général adjoint opérations de Barkhane, qui présidait la cérémonie. 
Le général Adam est longuement revenu sur la carrière du capitaine Croci, un officier aux qualités professionnelles, humaines et militaires exceptionnelles, dont le parcours force l’admiration et le respect. « Vous pouvez être fiers de perpétuer le souvenir d’un héros de la France. L’engagement ultime, la rigueur, la motivation et le professionnalisme qu’il démontrait au quotidien doivent être pour nous tous une source d’inspiration, et nous rassembler autour du même objectif : servir la France avec honneur et fidélité et, s’il le faut, au péril de sa vie », a notamment déclaré le général Adam. 
Accompagné du colonel Arnaud Le Marchand, commandant la base aérienne projetée (BAP) de N’Djamena, le général Adam a ensuite déposé une gerbe au pied de la stèle érigée en l’honneur du capitaine Croci au milieu de la place d’armes. Enfin, deux Mirage 2000 de la BAP de N’Djamena ont survolé le camp Croci. 
Le capitaine Michel Croci était un pilote de chasse expérimenté et de très grande valeur qui totalisait 3860 heures de vol, dont 1100 heures sur Jaguar. Le 25 janvier 1984, alors qu’il était chef de détachement à N'Djamena dans le cadre de l'opération Manta, il s'envolait à la tête d'une patrouille mixte de Jaguar et de Mirage F1 pour effectuer une mission de reconnaissance armée au-dessus d'éléments hostiles dans la région de Torodoum. Touché par les tirs d’une colonne de rebelles, son avion explosait en vol. La mention « Mort pour la France » lui a été attribuée par décision ministérielle et il a été cité à l'ordre de l'armée aérienne à titre posthume le 3 février 1984.




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