jeudi 6 février 2020

L'avion léger de surveillance et de reconnaissance bientôt livré à l'Armée de l'air ?


Un premier "ALSR" de l'Armée de l'air a été aperçu début février au départ de Bordeaux. Cet avion espion à l’apparence civile est un King Air 350 équipé de capteurs pour les besoins des services de renseignement français. Le contrat avait été passé en 2016 auprès de Thales et Sabena Technics, pour deux appareils.

Ci-dessus: le premier ALSR de l'Armée de l'air vu le 3 février 2020 à Mérignac ? - Crédits photo Cédric Guere / Bordeaux Mérignac Spotters


On avait pu apercevoir un de ces modèles en mai 2017 lors de son arrivée à Bordeaux-Mérignac, encore "nu", c'est à dire non équipé de ses moyens de renseignement militaires intégrés par Thalès et Sabena Technics à Mérignac.
Avec plus d'un an de retard (livraison initiale prévue en 2018, puis fin 2019), voilà qu'un premier ALSR - pour avion léger de surveillance et de reconnaissance - a été aperçu décollant de Mérignac ce 3 février. Le signe d'une livraison prochaine aux forces aériennes ?

Arborant une livrée civile, discrétion oblige, il porte néanmoins la cocarde de l'Armée de l'air.

Au printemps 2016, un contrat de 50 millions d'euros avait été passé par la DGA concernant l'achat de deux avions légers de surveillance et de reconnaissance. Une option était incluse pour un troisième appareil. Les appareils en question sont de très polyvalents King Air 350 du fabricant américain Beechcraft.

C'est l'Armée de l'air qui doit réceptionner les ALSR, mais les avions serviront les missions de la DRM et possiblement d'autres services, des entités qui en utilisent déjà, mais loués dans le privé.

Disposant d'une suite de capteurs allant de la boule optronique capable d'observer dans tous les spectres, de jour comme de nuit, aux équipements d’écoute, les ALSR sont prévus pour un équipage de 4 personnes. 
Bien moins endurant qu'un drone MALE, un avion léger a néanmoins pour principale qualité sa facilité d'emploi. Il est parfaitement adapté à des théâtres comme celui du Sahel.

Ces deux appareils (l'option pour un 3ème n'ayant jamais été levée) sont loin de pouvoir répondre aux nécessités de la réalité opérationnelle. c'est pourquoi l'Armée de l'air a exprimé un besoin allant jusqu'à 8 appareils à l'horizon 2030.

Dans le même temps, le programme Archange est lui lancé, programme d' « Avions de Renseignement à CHArge utile de Nouvelle GEnération » qui verra le remplacement des 2 Transall Gabriel par 3 Falcon 8X "Epicure". Dassault Aviation fournira les Falcon, et Thalès les équipera pour le renseignement. 

Enfin, et surtout, les armées verront d'un bon œil la dotation prochaine de la flotte de drones MQ-9 Reaper d'une charge ROEM (renseignement d'origine electro-magnétique).


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