mercredi 2 décembre 2020

La Cité des Savoirs Aéronautiques & Spatiaux avance, sans le vote écologiste


Ce vendredi 27 novembre, les élus de Bordeaux Métropole ont validé le projet de création de Tarmaq,  Cité des savoirs aéronautiques et spatiaux à Mérignac. Cela s'est pourtant réalisé sans le vote des écologistes de la majorité, dont l'arrivée au pouvoir cet été a littéralement crispé le milieu aérospatial bordelais. 

Ci-dessus: Tarmaq se dote d'un nouveau logo, s'affranchissant de la "marque" Aérocampus.


Le projet de cité de l'aéronautique avait été présenté en 2018. Tarmaq, c'est son nom, pour ambition de devenir le lieu d’acquisition, de conservation, de diffusion et de valorisation de ces savoirs:
  • l'acquisition des savoirs, par une offre de formation complémentaire de celle existante sur le territoire néo-aquitain;
  • la conservation des savoirs, par la mise en valeur du patrimoine aéronautique et spatial régional;
  • la diffusion des savoirs, par l'accompagnement des vocations;
  • la valorisation des savoirs, par la mise en avant des innovations issues des TPE, PME, ETI régionales.

Sur l'aéroparc de Mérignac, Tarmaq devrait à l'horizon 2022 2023/24 constituer, sur un site de 10 hectares, un espace de 36 000 20 000 m² accueillant 250 000 200 000 visiteurs par an (chiffres mis à jour et revus à la baisse). Il devrait générer 85 emplois.
Il a le soutien des principales entités régionales (Aerocampus Aquitaine, la Région, la CCI, Aéroport de Bordeaux, la métropole, et la commune de Mérignac), et des grands industriels (Thalès, Dassault Aviation, Airbus, Sabena Technics).

Voilà pour le projet, qui semble bon gré mal gré suivre son cours, avec un nouvel épisode marquant vendredi dernier donc.

Vue d'artiste qui préfigure de ce que pourrait être Tarmaq, située sur l'Aéroparc de Mérignac


Dans un relatif silence, au cours de cette année si particulière et tragique pour le monde aéronautique, Tarmaq a avancé. La ville de Mérignac en est devenue membre de droit, au même titre que la Région Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole et Aérocampus Aquitaine, rééquilibrant  le projet en défaveur d'Aerocampus (Mérignac est le cœur battant du secteur aérospatial bordelais, et un poumon au niveau national) qui devra faire avec une entité qui risque de le concurrencer si les lignes ne sont pas clairement définies d'ici là.

Et Jérôme Darsouze, venant d'Aerocampus et responsable du projet Tarmaq depuis 2017, a lui été nommé Directeur Général. 

Dernier épisode vendredi 27 novembre donc, avec un vote du projet (pour l'attribution d'un financement de 300 000 euros) par les élus de Bordeaux Métropole, dont la gouvernance a changé après le raz de marée vert des Municipales du mois de  juin. 
Devant l'abstention des écologistes, qui persistent dans le refus de soutenir un secteur qui selon eux contribue à polluer la planète, le vote n'est passé que grâce à la jonction des suffrages du groupe PS mené par le Président de la Métropole et Maire de Mérignac Alain Anziani, et du groupe d'opposition Métropole Commune(s) de Patrick Bobet et de Nicolas Florian.

Simple péripétie, qui finalement n'entrave pas la conduite d'un projet de rayonnement réellement porteur pour la métropole, la région et toute la filière… mais l'occasion manquée d'adresser un message d'unité et d'espoir à un secteur porteur d'emplois et d'innovations duales.

Tarmaq devrait connaître un coup d'accélérateur significatif au cours des prochains mois. 

La roadmap présentée en 2018 semble aujourd'hui respectée


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