vendredi 4 décembre 2020

L'Indonésie serait proche de conclure la commande de Rafale

Plusieurs médias, puis la ministre des Armées en personne, ont révélé hier que des négociations avancées étaient en cours avec l'Indonésie pour la vente de 36 à 48 Rafale de Dassault Aviation.

Ci-dessus: des Rafale et un MRTT survolant l'Indonésie lors du déploiement Pégase en juillet 2018.


Le dossier indonésien avait été évoqué depuis le tout début d'année 2020, et notamment en septembre dernier par Dassault Aviation lors du succès grec (18 Rafale). Mais ici comme ailleurs, nous préférions rester prudents sachant qu'en Indonésie ont été successivement annoncés des F-35 (refusés finalement par l'administration américaine), des F-16, des SU-35, puis enfin même les Eurofighter d'occasion autrichiens.

Mais ce 3 décembre, tout s'emballe avec la confirmation d'une possible commande de 36 Rafale par Jakarta, à court terme. D'autres sources évoquent 48 appareils (la fameuse option +12 ?).

C'est Florence Parly qui a donné des détails sur le plateau de BFM Business, précisant que les négociations se sont accélérées depuis la visite de son homologue Prabowo Subianto à Paris, le 26 novembre. Elles en seraient à un stade "très avancé", assez en tout cas - et c'est un fait rare - pour que la ministre s'avance publiquement sur le sujet. 

Enfin, notons que ces négociations se déroulent dans le cadre d'une coopération de défense plus globale. Jakarta négocierait aussi avec la France pour 4 sous-marins Scorpène et 2 corvettes Gowind.

Pour la France comme l'Indonésie, il s'agirait là d'un positionnement stratégique importantissime. Pour la première, cela s'inscrirait dans le cadre d'un axe "indo-pacifique" (même si la formule a tendance à disparaître) allant des EAU, en passant par l'Inde, l'Indonésie, jusqu'à l'Australie. On se souvient que l'armée de l'Air et ses Rafale avaient fait une escale remarquée en Indonésie lors de la mission Pégase à l'été 2018.
Pour la seconde, faire le choix de la France, c'est se démarquer à la fois de la Chine, et des USA, mais c'est aussi réaliser un bond capacitaire important dans une zone où les tensions ne sont pas prêtes de diminuer.

Dénouement - ou pas, restons prudents -  à suivre dans les prochaines semaines... 


1 commentaire:

  1. Bonne nouvelle pour notre industrie, mais c'est plus compliqué pour notre Armée de l'air et de l'espace. Notre problème est celui de nos priorités, celle de l'organisation de nos armées, de leur équipement. Trop souvent la nécessité opérationnelle passe après celle de nos industriels. Il est nécessaire de composer avec ces deux impératifs et cela est possible. https://www.athena-vostok.com/armees-francaises-etat-et-perspectives-1

    RépondreSupprimer